Questions les plus posées sur le chanvre / cannabis
Ce document a été traduit librement de l’Anglais. Ces informations sont primordiales et doivent être distribuées et consultées ! Si des erreurs se sont glissées, merci de nous en faire part.
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1) QUELLES-SONT CES HISTOIRES À PROPOS DU CHANVRE ?
1. Qu’est-ce que le chanvre ?
CHANVRE n.m. (gr. Kannabis). 1- Plante annuelle à feuilles palmées,
cultivée pour sa tige, qui fournit une excellente fibre textile, et pour
ses graines dont on fait de l’huile. (Famille des cannabinacées.).
Chanvre indien : variété de chanvre. 2- Filasse retirée
du chanvre par les opérations de rouissage, de broyage et de teillage
; textile fait de cette matière. Petit Larousse 1989.
Le chanvre est la plante appelée "Cannabis sativa L." Plusieurs
variétés de plantes s’appellent également chanvre,
mais le chanvre-cannabis est la plus utilisée de toutes. En fait, "cannabis
sativa" signifie "chanvre" (cannabis) "utile" (sativa).
Le chanvre est une plante résistante, utilisée dans plusieurs
buts depuis la préhistoire. Sa fibre est le produit le plus connu. Le
mot chanvre peut aussi désigner la corde ou la ficelle fabriquée
à partir de la plante, ainsi que la tige qui les produit.
2. Qu’est-ce que le cannabis ?
CANNABIS n.m. (mot latin, chanvre). Chanvre indien. Petit Larousse 1989.
Le cannabis est la plus résistante des plantes. Il produit le plus solide
des textiles, que l’on appelle "canevas". (Le canevas était
le seul textile qui ne pourrissait pas au contact de l’eau salée,
et il a été largement utilisé pour fabriquer des voiles
pour la marine). La plante du cannabis fournit aussi trois autres produits essentiels
que les autres plantes ne produisent pas : des graines, de la pulpe et une substance
thérapeutique.
La pulpe est utilisée comme carburant et pour fabriquer du papier. Les
graines conviennent à l’homme et aux animaux comme nourriture.
L’huile extraite des graines peut être utilisée comme base
pour la peinture et pour les vernis. Une préparation à partir
de la résine provenant des fleurs et des feuilles de la plante du chanvre
donne un médicament qui peut être utilisé à différentes
fins.
3. D’où vient le mot marijuana ?
Le mot "marijuana" est de l’argot Mexicain, devenu populaire
en Amérique dans les années 30, lorsque les médias et le
gouvernement ont utilisé une succession de plans pour l’interdire.
On fait aujourd’hui référence à cette période comme le "Reefer Madness Movement", dont la stratégie était de décrire le cannabis comme une “herbe maléfique” qui entraîne la folie, la mort et la dépravation morale de la jeunesse. Ce “nouveau danger” fut alors appelé “marijuana”. Si on avait dit que cette dernière était en fait le bon vieux chanvre que tout le monde connaissait, la campagne de calomnie n’aurait eu aucun succès.
Aujourd’hui, aux États-Unis, il est légal de posséder
les racines et la tige du chanvre. Personne ne sera arrêté pour
porter des vêtements en chanvre ou utiliser du papier de chanvre. Il est
aussi légal de posséder des graines et de les consommer, mais
seulement si elles sont stérilisées (n’ont pas atteint la
maturité). Par contre, il est illégal de posséder les fleurs
et les feuilles de cannabis, et il existe des amendes très élevées
et des peines d’emprisonnement pour possession de cannabis.
Puisqu’il n’est pas possible de cultiver du chanvre sans être
en possession de cannabis (feuilles), les États-Unis ne produisent aucun
produit de chanvre industriel et ils doivent les importer, ou plus souvent les
remplacer (il est possible de faire pousser du chanvre légalement, mais
cela implique une requête auprès de la Drug Enforcement Administration,
et elle attribue très rarement des autorisations). Toutefois, cela ne
semble pas empêcher la production et l’utilisation du cannabis.
Dans plusieurs états des États-Unis, le cannabis est la culture
qui rapporte le plus, entre autres parce que les prix montent en flèche
sur le marché noir.
4. Comment peut-on utiliser le chanvre comme nourriture ?
Les graines de chanvre contiennent 30% d’huile et elles sont une source très importante de protéines et d’acides gras essentiels. Plusieurs peuples ont cultivé du chanvre surtout pour ses graines, la plupart le mange comme du gruau. Au Moyen-Age, le gruau était considéré comme la "soupe du pauvre", les gens nobles le dédaignaient. Néanmoins, la soupe au chanvre renforçait si bien le système immunitaire des pauvres qu’ils résistaient mieux aux épidémies de peste que les classes plus aisées.
Les protéines contenues dans les graines de chanvre ressemblent énormément
aux protéines que l’on trouve dans le sang humain. Elles sont très
faciles à digérer. Plusieurs personnes ayant des difficultés
de digestion se voient prescrire des graines de chanvre par leur médecin.
Elle a été appelée "édestine" et elle
était utilisée par les scientifiques comme un modèle de
protéine végétale.
Les acides gras essentiels sont appelés ainsi parce qu’ils sont indispensables au métabolisme humain. L’organisme ne peut pas les synthétiser lui-même, ils doivent donc être contenus dans la nourriture humaine. Les graines de chanvre sont une source optimale d’acides gras essentiels. En complément d’une alimentation équilibrée, ils réduisent le risque de maladies cardio-vasculaires. Les graines de chanvre apportent au corps humain les acides gras essentiels. Elles sont les seules graines qui contiennent de l’huile avec presque pas d’acides gras saturés. C’est grâce à cette huile que les oiseaux, qui mangent des graines de chanvre, vivent plus longtemps.
Avec les graines de chanvre, les végétariens peuvent vivre et manger pratiquement sans graisses saturées. Une poignée de graines de chanvre par jour suffit à couvrir les besoins en protéines
et en acides gras essentiels d’un adulte.
Les feuilles peuvent être consommées comme fibres alimentaires, elles n’ont pas d’effet psychotrope, de même que les graines.
5. Quels sont les avantages du chanvre comparativement aux autres cultures ?
Le chanvre ne nécessite pas de pesticides, ni d’herbicides et il pousse presque n’importe où. Il résiste également aux insectes nuisibles. Les racines du chanvre poussent en profondeur, ce qui est très bon pour le sol - en même temps, la plante pousse très rapidement en hauteur, son ombre empêche la croissance de mauvaises herbes. Et lorsque les feuilles tombent, les minéraux et le nitrogène retournent dans le sol. Le chanvre peut être cultivé sur le même terrain pendant vingt ans sans dégradation notable du sol.
Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles il est préférable d’utiliser moins d’engrais artificiels et de produits chimiques dans l’agriculture. Moins nous les utilisons, mieux c’est. Grâce à sa résistance aux insectes nuisibles, le chanvre ne nécessite pas de pesticides et représente donc l’une des ressources les plus favorables pour l’environnement. Il améliore la qualité des sols au lieu de les détériorer tout en fournissant de très bonnes récoltes, utilisables à de nombreuses fins.
6. Et à propos du soja... Est-ce que le chanvre est mondialement
compétitif comme source de protéines ?
Le chanvre ne produit pas tout à fait autant de protéines que
le soja, mais les protéines des graines de chanvre sont de meilleure
qualité. Le chanvre pourrait être la culture alimentaire du futur.
De plus, le chanvre se cultive très facilement, et il résiste
également aux rayons UV-B. Il sert en quelque sorte de protection contre
les rayons du soleil à travers ce qui reste de la couche d’ozone.
Le soja ne supporte pas très bien les rayons UV-B. Si la couche d’ozone
diminue de 16%, ce qui est probable, la production de soja devrait chuter de
près de 25 à 30%.
Nous devrons cultiver du chanvre ou nous mourrons de faim, et ce ne serait pas
la première fois. Le chanvre a été utilisé pour
sauver les populations en temps de famine. Malheureusement, à cause de
plusieurs facteurs politiques, aujourd’hui les pays sous-développés
ne peuvent pas profiter de cette culture. Parce que le gouvernement l’appelle
"marijuana" et arrache les cultures. Dans d’autre pays, les
fermiers sont trop occupés à faire pousser de la coca et à
produire de la cocaïne et de l’héroïne pour le baron local de la drogue. C’est un triste constat. Heureusement, un jour les
groupes pour la paix pourront enseigner les techniques modernes d’agriculture
et mettre fin au manque de protéines dans le monde.
7. Comment peut-on utiliser le chanvre pour fabriquer du textile ?
La tige du chanvre se compose de deux parties appelées la fibre et la
pulpe. La fibre du chanvre peut être transformée en à peu
près n’importe quelle sorte de textile. Elle est très résistante.
En fait, le premier jeans Levi’s était fait en chanvre justement
pour cette raison. Comparativement à toutes les autres fibres naturelles,
le chanvre répond à un plus grand nombre d’exigences.
Voici comment le chanvre est récolté : les graines sont plantées très serrées, ce qui permet une croissance en hauteur très rapide, le chanvre peut atteindre une taille de 4 m en une centaine de jours. On laisse pousser les plantes jusqu’à ce que les feuilles tombent. Le chanvre est ensuite coupé, puis laissé
dans le champ pendant quelques temps pour être détrempé
par la rosée. Il est retourné pour être exposé des
deux côtés. Pendant cette période, la pulpe se ramollit
et plusieurs minéraux retournent dans le sol. C’est le rouissage.
Lorsque cette étape est terminée, une machine sépare la
fibre et la pulpe (teillage). Nous avons la chance d’avoir des outils
aujourd’hui, avant les hommes devaient réaliser cette étape
à la main et cela prenait des heures de travail à se briser le
dos.
8. Pourquoi est-ce mieux que le coton ?
Les textiles produits à partir du chanvre sont aussi doux que le coton et ils ont été beaucoup utilisés comme sous-vêtement par le passé. Mais les textiles de chanvre sont plus résistants, ils durent plus longtemps et ils ne se déforment pas.
Du point de vue de l’environnement, il vaut mieux cultiver du chanvre
que du coton, surtout quand on sait comment le coton est cultivé aujourd’hui.
Aux États-Unis, la culture du coton utilise la moitié du total
des pesticides. (Oui, vous avez bien lu, la moitié du total des pesticides
utilisée aux États-Unis l’est pour le coton.) La culture du coton est néfaste pour les sols et nécessite beaucoup d’engrais. Par contre, le chanvre améliore les sols et fournit en plus le double en quantité de fibres pour la même surface.
9. Comment peut-on utiliser le chanvre pour faire du papier ?
Les fibres de chanvre sont un matériau de base idéal pour la fabrication de papier. Le premier papier produit était fait de fibres. Il venait de l’ancienne Chine et il était fait de pur chanvre. Le papier produit à partir de chanvre est très fin, très lisse et très résistant - c’est pour cela que même de nos jours les billets de banque contiennent des fibres de chanvre. C’est seulement au milieu du 19e siècle que l’on commença à utiliser du bois comme matière première pour la production de papier, mais les fibres de bois doivent être traitées avec des produits chimiques pour obtenir du bon papier. Et c’est aussi la raison pour laquelle les bibliothèques se plaignent de la détérioration de livres précieux - mais seulement ceux imprimés après 1850 ! Les oeuvres plus anciennes résistent bien mieux au temps, car elles ont été imprimées sur du papier de chanvre. La bible de Luther par exemple a été imprimée sur du papier de chanvre, fabriqué sans produits chimiques et qui dure des milliers d’années.
Le problème avec le papier aujourd’hui est qu’il contient beaucoup trop de produits chimiques. Il faut des acides très puissants pour faire du papier de qualité (doux, résistant et blanc) à
partir des arbres. Ces acides génèrent des produits chimiques
très nocifs pour l’environnement. Les entreprises papetières
font de leur mieux pour nettoyer ces résidus chimiques (on l’espère).
Le chanvre offre la possibilité de produire du papier pour tous nos besoins,
abordable et sain pour l’environnement parce qu’il ne nécessite
pas autant de traitement chimique.
Par contre, c’est au consommateur de faire le bon choix ; ces dangereux
produits chimiques peuvent aussi être utilisés avec le papier chanvre
pour donner un produit un peu plus attrayant. Au lieu d’acheter le papier
de toilette le plus éclatant et le plus blanc, nous devons penser à
ce que nous faisons à la planète.
À cause des produits chimiques dans le papier d’aujourd’hui,
ce papier va jaunir et se dégrader dès que les acides détruiront
la pulpe. C’est pour cette raison que pour conserver leurs registres,
les éditeurs, les bibliothèques et les archives doivent commander
des papiers spéciaux, fabriqués sans acides, qui sont beaucoup
plus chers. Le papier fait naturellement de chanvre est sans acides et dure
éternellement.
10. Pourquoi ne peut-on pas continuer à utiliser les arbres ?
Les produits chimiques utilisés pour faire du papier avec de la pâte
à papier chimique peuvent causer de sérieux problèmes pour
l’avenir. Les environnementalistes se sont longtemps inquiété des effets de la dioxine et autres composants sur la nature et aussi sur l’homme.
Outre la pollution causée par les produits chimiques, l’agriculture
nous donne d’autres raisons d’utiliser plutôt le chanvre. La disparition des forêts de notre planète entraîne des problèmes climatiques graves. Le chanvre, comme plante annuelle, pourrait fournir quatre fois le volume de papier produit par le bois, sur la même surface.
On dit qu’un écureuil pouvait grimper en Nouvelle-Angleterre et se rendre jusqu’au fleuve Mississippi sans toucher le sol une seule fois. L’appétit
des colons Européens pour le bois de chauffage et pour les terres cultivées
y ont mis fin. Lorsque l’on a commencé à fabriquer du papier
avec des arbres, et que c’est devenu une grosse industrie, le département
de l’agriculture des États-Unis s’est s’inquiété
de l’approvisionnement en arbres. Il a alors commencé à
chercher de la pulpe de plante qui pourrait remplacer le bois. Aujourd’hui,
il existe encore des conservateurs qui s’obstinent à dire qu’on
n’a jamais eu autant de forêts. Ceci n’est ni vrai, ni réaliste,
ni conservateur : cette statistique ne reflète pas la réalité.
Une fois qu’une terre est dépourvue de ses arbres, il faut des
décennies avant que la diversité biologique et les cycles naturels
reviennent dans la forêt, et les terres des arbres de culture commerciale
ne comptent tout simplement pas pour une forêt... Ce sont des terres de
culture.
Comme on vient juste de le mentionner, plusieurs plantes ont été
étudiées par le USDA (Département de l’Agriculture
des États-Unis). Il y a le kenaf, plus approprié pour fabriquer
du papier de qualité, mais le chanvre a un énorme avantage : sa
robuste vitalité. Le chanvre produit d’énormes quantités
en seulement trois mois de croissance. Quand il faut produire les immenses quantités
de papier utilisées par les Américains, seul le chanvre peut concurrencer
les arbres. En fait, d’après le calcul du USDA, en 1916 un âcre
de chanvre équivalait à quatre âcres entiers de forêt.
De plus, cet âcre de chanvre peut aussi produire du textile et du cordage
en même temps.
Aujourd’hui, seulement 4% des anciennes forêts naturelles existent
encore en Amérique. Et on parle de couper d’autres arbres pour
construire des routes ! Est-ce que nos dirigeants vont un jour réaliser
comment il serait facile de les sauver ?
11. Comment peut-on utiliser le chanvre comme carburant ?
Grâce à sa croissance rapide, le chanvre fournit une très grande quantité de biomasse qui peut être transformée en méthanol et en essence. Cette transformation s’appelle la "pyrolyse" - le méthanol est un très bon carburant. Le chanvre peut aussi produire de l’éthanol (alcool de fibres). Le gouvernement des Etats-Unis a développé une méthode pour la production d’essence à partir de biomasse contenant de la cellulose, le chanvre étant l’une des meilleures matières premières. Une autre façon d’utiliser le chanvre comme essence est d’utiliser l’huile des graines comme carburant pour les moteurs à diesel. L’huile de graines peut aussi être utilisée pour d’autres usages, mais on pourrait produire et presser suffisamment de graines de chanvre pour faire fonctionner des millions de véhicules.
Une autre façon d’utiliser le chanvre comme essence est d’utiliser l’huile contenue dans les graines. Des moteurs diesels peuvent fonctionner avec de l’huile pure de graines de chanvre pressées. Toutefois, cette huile est plus
utile pour d’autres usages, même si on peut produire et presser
12. Pourquoi est-ce mieux que le pétrole ?
L’essence provenant de la biomasse est propre et pratiquement dépourvue
de métaux et de soufre, elle cause donc moins de pollution de l’air
que l’essence fossile que nous utilisons. Plus important encore, la combustion
de l’essence provenant de la biomasse n’augmente pas la quantité
de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Quand les produits du
pétrole brûlent, le carbone qui était stocké dans
la terre depuis des millions d’années s’ajoute à l’air,
et cela peut contribuer au réchauffement de la planète avec "l’effet
de serre".
Un autre avantage est que cette essence biomasse peut être fabriquée
sur place, au lieu d’être achetée à d’autres
pays. Au lieu de payer les forages de pétrole, les énormes pétroliers
et les soldats qui nous amènent l’essence que nous utilisons, nous
pourrions payer des agriculteurs et des transporteurs locaux. (Sans parler des
désastres écologiques causés par les déversements
de pétrole dans la mer !). Évidemment, nous pourrions couper des
arbres et les utiliser comme biomasse. Ce ne serait pas aussi intéressant
que le chanvre, entre autres parce qu’aujourd’hui on coupe des arbres
entiers pour les brûler. C’est la totalité de l’arbre
qui est arrachée et brûlée, pas seulement le tronc. La plupart
des minéraux que l’arbre utilise se trouvent dans ses feuilles,
et cette pratique peut causer la dégradation des sols où les arbres
ont poussé. À plusieurs endroits des États-Unis, de puissantes
sociétés brûlent des arbres pour produire de l’électricité,
parce que c’est moins cher que le charbon. Elles devraient plutôt
utiliser le chanvre, comme des chercheurs en Australie ont commencé à
le faire, il y a quelques années. (D’ailleurs le chanvre produit
une meilleure qualité et une plus grande quantité de biomasse
que les arbres).
13. Comment peut-on utiliser le chanvre comme médicament ?
Le cannabis offre des centaines de possibilités pour la médecine.
L’extrait de cannabis était légalement disponible comme
remède aux États-Unis jusqu’en 1937. Il était vendu
comme tonique pour les nerfs, mais il a été utilisé par les hommes depuis beaucoup plus longtemps. Le cannabis apparaît dans presque
tous les livres de médecine populaires écrits par les anciens
spécialistes et les hommes brillants. Il était couramment classé
au sommet des médicaments appelés "panacée",
qui signifie "qui guérit tout". La liste des maladies pour
lesquelles on peut utiliser le cannabis inclut : la sclérose en plaques,
le cancer, le sida, le glaucome, la dépression, l’épilepsie,
la migraine, l’asthme, le prurigo, la sclérodermie, les douleurs
sévères, et la dystonie. Cette liste ne prend pas en compte tous
les autres remèdes que l’on peut extraire du cannabis ; ce ne sont
que quelques maladies pour lesquelles aujourd’hui les gens fument ou mangent
du cannabis.
Il y a plus de 60 dérivés chimiques biologiques dans le cannabis
qui peuvent avoir des usages médicaux. Ils sont relativement faciles
à extraire et on peut les intégrer aux boissons ou à la
nourriture, ou les utiliser sous forme de lotion, avec du beurre, des matières
grasses, ou de l’alcool. L’un d’entre eux, le cannabinol,
peut être utile pour les gens qui ont des difficultés à
dormir. Un autre dérivé, l’acide cannabidiolique est produit
à partir de fleurs précoces et c’est un très puissant
désinfectant. Le cannabis dissout dans l’alcool aide les personnes
atteintes de maladies de peau à contrôler les douleurs. Ce remède
a été l’une des premières utilisations médicales
du cannabis dans le passé. Les feuilles ont été utilisées
comme compresse et on peut faire une tisane relaxante non psychotrope à
partir de petites pousses.
L’usage le plus connu du cannabis est le contrôle des nausées
et des vomissements. C’est très important lors des traitements
du cancer à la chimiothérapie, ou du sida avec l’AZT. Pouvoir
bien manger fait la différence entre la vie et la mort. Les patients trouvent que le cannabis est très efficace pour combattre les nausées. Le cannabis est également utile pour combattre deux autres
maladies graves et très répandues. Le glaucome, qui est la deuxième
cause de cécité, est causé par une pression incontrôlable
de l’oeil. Le cannabis peut contrôler la pression intraoculaire
et empêcher le glaucome de mener à la cécité. Dans
la sclérose en plaques, le système immunitaire attaque les cellules
nerveuses. Cette maladie provoque des spasmes et plusieurs autres symptômes.
Le cannabis aide non seulement à stopper les spasmes, mais il peut aussi
empêcher la progression de la sclérose en plaques.
Les malades qui utilisent le cannabis sont devenus si nombreux que, malgré la prohibition, il existe de nombreux réseaux d’entraide qui se sont formés ces dernières années pour s’approvisionner. En Californie, et dans d’autres états, plusieurs municipalités ont décidé de fermer les yeux et autorisent ces "clubs" à fonctionner librement et dans quelques autres états, ils ont été légalisés par des référendums.
14. Qu’y a-t-il de dangereux avec les médicaments ?
Ils coûtent cher et sont difficiles à produire. Dans de nombreux
cas, ils ne sont pas aussi efficaces et ne marchent pas aussi bien que le cannabis.
Plusieurs médicaments qui pourraient être remplacés par
le cannabis ont des effets secondaires très graves et même dangereux.
Les médicaments dérivés du cannabis ne coûtent pas
cher, sont sans danger et faciles à produire.
Les maladies citées ci-dessus peuvent aussi être traitées avec la substance synthétique Dronabinol, ensemble avec le cannabis naturel ou comme substitut. Le Dronabinol est une imitation exacte d’un composé chimique présent dans le cannabis. Plusieurs patients qui ont utilisé le Dronabinol et le cannabis disent que le cannabis est plus efficace. De nombreux médecins n’aiment pas le prescrire, et plusieurs pharmacies ne veulent pas en fournir parce que plusieurs papiers doivent être remplis. En plus, ce médicament est très cher. Enfin, le dronabinol n’est qu’un des nombreux composés contenus dans le cannabis, il ne suffit pas pour de nombreuses autres maladies. Plusieurs patients n’aiment pas les effets du dronabinol, car il ne contient pas les autres composés calmants que l’on trouve dans le cannabis.
15. Quelles sont les autres utilisations du chanvre ?
Une des plus récentes utilisations du chanvre est la fabrication de panneaux.
Le chanvre peut être utilisé dans les usines qui fabriquent des
panneaux agglomérés ou des panneaux en composites. Les fibres
de chanvre sont collées ensemble sous pression, ce qui produit un panneau
beaucoup plus souple et plus durable que le bois dur. Le chanvre produit une
fibre durable, source parfaite pour les presses. Une autre application intéressante
du chanvre est la fabrication de plastique. Plusieurs plastiques peuvent être
faits à partir de plantes à haute teneur en cellulose. L’huile
de graines de chanvre peut être utilisée pour une multitude de
produits, tels que les vernis et les lubrifiants.
Utiliser le chanvre pour la construction est une nouvelle perspective. Les archéologues
français ont découvert des ponts fabriqués à partir
d’un procédé de minéralisation de la fibre de chanvre
en ciment de longue durée. Ce procédé ne nécessite
pas de produit synthétique et constitue un matériau qui sert de
matière de remplissage et qui peut être très utile en construction.
Appelé "Isochanvre", il gagne de la popularité en France.
Il peut être utilisé comme "mur en pierre sèche"
pour insonoriser, isoler de la chaleur et il est très durable.
Le "Bio-plastique" n’est pas une nouvelle idée. Déjà
dans les années 30, Henry Ford avait fabriqué une carrosserie
entière avec ce matériau. Mais le procédé demande
encore un peu de recherche et développement. Le bio-plastique peut être
produit avec peu de pollution. Malheureusement, les entreprises ne s’intéressent
pas à ce domaine car elles doivent importer la matière brute ou
enfreindre la loi. (Sans compter la concurrence des entreprises pétrochimiques).
1. Comment et pourquoi le chanvre est-il devenu illégal ?
Question difficile ! Dans le but d’expliquer pourquoi le chanvre, la plante
qui a le plus de propriétés connues pour l’homme, est devenu
illégal nous avons besoin de connaître les raisons pour lesquelles
le cannabis, la drogue, est devenu illégal. En fait, il faut remonter
jusqu’au début du 20e siècle et parler de deux autres drogues,
l’opium (l’ancêtre de l’héroïne) et la cocaïne.
L’opium, une drogue qui crée une énorme dépendance
(mais relativement inoffensive d’après nos connaissances aujourd’hui),
était couramment utilisé par les Chinois. La raison est une autre
histoire.Mais il suffit de dire que lorsque les Chinois ont commencé
à immigrer aux États-Unis, ils ont apporté de l’opium avec eux. Les
travailleurs Chinois utilisaient l’opium pour se mettre dans une sorte
d’état de transe, qui les aidait à rendre les tâches
ennuyeuses et répétitives plus intéressantes. Il engourdit
aussi le cerveau à la douleur et à l’épuisement.
En utilisant l’opium, les Chinois pouvaient travailler de très
longues heures à suer dans les usines de la révolution industrielle.
A cette période, l’égalité des salaires n’existait
pas, et la seule façon de réussir à gagner sa vie était
de produire autant qu’il était humainement possible.
Les Chinois, bons travailleurs, tenaient une bonne partie des emplois dans cette
industrie hautement compétitive. Même avant la grande dépression,
lorsque des millions d’emplois ont disparu en une nuit, les blancs américains
n’appréciaient pas vraiment cela. Les Chinois ont commencé
à être haï par la classe des travailleurs blancs. Encore plus
qu’aujourd’hui, les blancs avaient un énorme avantage politique
sur les Chinois, ils parlaient anglais et connaissaient quelqu’un au gouvernement.
Il leur était donc facile d’arriver avec un plan pour forcer les
immigrants Chinois à quitter le pays (ou au moins les empêcher
d’inviter tous leurs amis à venir s’établir en Amérique).
Ce plan consistait à réveiller les sentiments de racisme, et le
plus facile pour réveiller ce sentiment était de s’arrêter
sur cette étrange et mystérieuse pratique de l’opium.
On observe également ce comportement avec la cocaïne, sauf que ce
sont les noirs qui étaient la cible. La cocaïne n’était
pas spécialement utile aux travailleurs, mais la stratégie contre
les immigrants Chinois (s’en prendre à leurs choix de drogue) a
tellement bien réussi qu’elle a de nouveau été utilisée.
Dans le cas des noirs, par contre, le sentiment de racisme a été
plus loin. Le sujet principal de la campagne de propagande était de contrôler
la communauté noire et de l’empêcher de réussir. Des
articles dans les journaux accusaient la cocaïne de provoquer de violents
crimes chez les noirs. Les noirs américains ont été dépeints
comme des sauvages, des bêtes incontrôlables sous l’influence
de la cocaïne. On disait même qu’un noir devenait aussi fort
que quatre ou cinq policiers. (Cela vous semble familier ?). En capitalisant
sur le sentiment de racisme, un puissant groupe de pression politique a interdit
l’opium, puis la cocaïne.
Le cannabis a suivi. Il était bien connu que les Mexicains, qui ont combattu
l’Amérique durant la guerre contre l’Espagne, fumaient de
la marijuana. Poncho Villa, un général Mexicain, était
considéré comme un ennemi pour la conduite de ses troupes. Les
soldats étaient connus comme étant des bagarreurs. Ils étaient
reconnus aussi comme étant de gros fumeurs de cannabis, comme le montrent
les paroles originales de la chanson "la cucaracha". (La chanson originale
parle d’un soldat Mexicain qui refuse de marcher tant qu’on ne lui
donne pas de marijuana.)
A la fin de la guerre, quand les Mexicains ont commencé à immigrer
dans le sud-est des États-Unis, il y avait relativement peu de problèmes
raciaux. Il y avait beaucoup d’emplois dans l’agriculture et dans
l’industrie, et les Mexicains étaient prêts à travailler
pour peu cher. Lorsque la dépression a frappé et que les emplois
sont devenus rares, les Mexicains sont apparus soudain comme une nuisance
publique. Des politiciens (qui essayaient de plaire à la classe des travailleurs
blancs) ont déclaré que les Mexicains étaient responsables
d’une vague de crimes violents. Les statistiques de la police ne montrent
rien de tel, en fait les Mexicains étaient impliqués dans moins
de crimes que les blancs. La marijuana a évidemment était accusée
de cette fausse éruption de crimes et de problèmes de santé.
Plusieurs états ont instauré des lois sévères contre
l’usage du cannabis. (Dans les états du nord, le cannabis a également
été associé aux musiciens noirs de jazz).
C’est là que les choses ont commencé à se compliquer.
Mettons de côté, pour le moment, ce qui est dit ci-dessus, parce
qu’il y a plusieurs autres faits impliqués dans ces histoires déformées.
Au début de la grande dépression, il y avait un mouvement très
populaire appelé la prohibition, qui interdisait l’alcool. Il a
été principalement motivé par l’éthique religieuse
puritaine venue des premiers colons européens. Aujourd’hui, les
films et la télévision nous montrent des séries comme Les incorruptibles,
où on voit comment on vivait à cette époque. L’alcool
était sûrement la drogue la plus populaire au monde, et la prohibition
a fait naître un énorme marché noir où cet alcool
illégal était passé en contrebande et troqué à
des prix extrêmement élevés. Les criminels ont commencé
à se battre pour savoir qui vendrait l’alcool et où il serait
vendu. Le crime organisé est devenu une institution américaine,
et l’alcool fort, facile à faire passer en contrebande, a remplacé
la bière et le vin.
Dans le but de combattre la vague de crimes, une élite de police a été
formée. Le nombre de policiers s’est accru rapidement avant la
fin de la prohibition, jusqu’à ce que le gouvernement décide
que la meilleure façon de faire face à la situation était
de laisser tomber et de permettre aux gens de consommer de l’alcool librement.
Sous la prohibition, le gouvernement américain a essentiellement fournit
le support militaire pour prendre le contrôle du marché de l’alcool
sur les voyous armés. Même aujourd’hui, les gangsters contrôlent
encore la vente d’alcool dans plusieurs endroits. Avec la prohibition,
les États-Unis n’ont rien prouvé et ils ont laissé
derrière eux une décennie d’agitation politique et plusieurs
agents de police sans emploi.
Durant la prohibition, être policier était une bonne affaire :
ils recevaient relativement de bons salaires, le respect, une immunité
partielle aux lois, et l’opportunité d’avoir des pots-de-vin
(pour ceux que ça intéressait). Ils étaient nombreux à
ne pas vouloir quitter ce style de vie. À propos, c’est à
cette période que le bureau fédéral des narcotiques et
des drogues dangereuses a été réformé, et un homme
appelé Harry J. Anslinger a été nommé à sa
tête. (Anslinger a été nommé par son oncle par alliance,
Andrew Mellon, qui était secrétaire du ministère des finances
des États-Unis). Anslinger s’est acharné à trouver
des fonds dans le but de créer un vaste réseau policier pour lutter
contre les stupéfiants. Après sa retraite, Anslinger a considéré
que le FBNDD était un endroit où l’on donnait la permission
de voler et de violer à de jeunes hommes.
Le FBNDD est l’organisation qui a précédé ce que
nous appelons maintenant la DEA, et il était responsable d’appliquer
les lois fédérales sur les drogues comme l’héroïne,
l’opium et la cocaïne. Une des grandes préoccupations d’Anslinger
à la tête du FBNDD était d’uniformiser les lois sur
la drogue aux États-Unis et dans la législature fédérale.
Personnellement, Anslinger n’aimait pas la musique jazz et les musiciens
noirs qui en jouaient. D’ailleurs, il les haïssait tellement qu’il
a passé des années à essayer de les traquer un à
un, car il rêvait de faire le ménage dans le pays et de tous les
enfermer. Anslinger fréquentait les réunions de parents et de
professeurs et les terrorisait avec des discours contre le cannabis. Cette période
est maintenant connue comme Reefer Madness. (Le nom vient du titre d’un
film stupide produit par un groupe pour la santé publique).
2. OK, alors qu’est-ce que ces histoires ont à voir avec
le chanvre ?
Il est facile de comprendre que la raison principale de cette campagne contre le chanvre ne résidait pas dans sa consommation, mais dans un racisme émotionnel. On peut s’en rendre compte en lisant les auditions des législatures de l’état. De plus, à cette période, la fin de la prohibition a laissé un grand nombre de policiers au chômage, qui ont cherché du travail pour renforcer les nouvelles lois contre la drogue. Par conséquent, ces mêmes officiers de police ont eu besoin de convaincre le pays que leur travail était important. Ils l’ont donc fait en effrayant les parents sur les dangers de la drogue. Tout cela a servi à passer une loi dans la législature fédérale, qui a assujetti le cannabis à un impôt prohibitif (le Marijuana Tax Act). C’est ce qui a tué l’industrie du chanvre en 1937, car depuis le marché du chanvre est devenu impossible. .
Avant cette loi (Marijuana Tax Act), en 1937 l’état du Kentucky
était le centre de l’industrie américaine du chanvre, et
produisait du textile et des cordages (utilisés dans la marine). Cette
industrie aurait pu se développer plus, mais le chanvre a un inconvénient
majeur : il exige beaucoup de travail pour être transformé. Les
hommes devaient broyer la tige du chanvre pour séparer la fibre de son
coeur ligneux, avec une petite machine appelée broie, et c’était
un travail herculéen. Ce n’est qu’au début des années
30 que des machines ont été fabriquées pour faire ce travail.
Aujourd’hui, nous utilisons du papier fabriqué par un procédé
appelé "réduction chimique". Auparavant, les arbres
étaient transformés par "réduction mécanique",
ce qui coûtait beaucoup plus cher. À peu près au moment
de l’apparition des machines pour broyer le chanvre, l’idée
est venue d’utiliser la pâte (pulpe) pour faire du papier et du
plastique. La pulpe du chanvre était normalement considérée
comme un produit sans valeur, jetée après avoir été
séparée de la fibre. De nouvelles recherches ont démontré
que cette pulpe pouvait être utilisée à la place du bois
dans la réduction mécanique, et que cela réduisait considérablement
le coût de fabrication du papier. Plusieurs magazines populaires avaient
prédit que le chanvre deviendrait une culture de première importance
en Amérique. En fait, le Marijuana Tax Act de 1937 a été
si imprévu que le magazine "Popular Mechanics" était
déjà sous presse avec le chanvre comme sujet en première
page. Il a été publié en 1938, deux mois seulement après
la prise d’effet de la loi.
3. Vous voulez me faire croire qu’ils n’ont pas pensé
à voter une meilleure loi, qui interdit le cannabis et permet l’utilisation
commerciale du chanvre ?
Il y a encore plus. Le papier fabriqué par réduction chimique
a été inventé à cette période par "Dupont
Chemicals". C’était un marché de plusieurs millions
de dollars, avec une entreprise de bois de construction et de papier détenue
par William Randolph Hearst. Ce marché pouvait fournir à Hearst
une source de papier très bon marché, et il pouvait se faire connaître comme étant l’homme d’affaires du "journalisme jaune"
(appelé ainsi parce que le papier jaunissait très rapidement en
vieillissant). Hearst savait qu’il pouvait anéantir les autres papiers de la concurrence avec ce nouvel avantage. Le papier de chanvre menaçait
de ruiner tout ce projet.
Cela devait cesser, et le Marijuana Tax Act de 1937 permettait d’y arriver.
En tant que loi, le Tax Act n’était pas capital - il n’a
pas fait grand chose et plusieurs historiens ont même fini par se demander
pourquoi ce projet de loi avait été écrit. Les hommes d’affaires
ont pris avantage du climat raciste et anti-drogue pour condamner le marché
libre des produits de chanvre, et c’est de cette façon que le chanvre
est devenu illégal.
Dans les années 30, cette tentative commerciale était une très
grosse transaction ; car elle incluait d’autres entreprises de bois de
construction et quelques entreprises de chemin de fer. Le contrat de Dupont
était totalement supporté par un banquier appelé Andrew
Mellon. Ne cherchez pas ! C’est le même Andrew Mellon qui avait
nommé son neveu par alliance à la tête du FBNDD en 1931.
Le Marijuana Tax Act est passé de façon très peu orthodoxe,
et peu importe qui aurait pu contester, c’était la loi. L’association médicale américaine a découvert ce projet de loi deux jours
seulement avant les auditions et a envoyé un représentant pour
contester l’interdiction des produits thérapeutiques faits à
partir du chanvre. Un vendeur de graines de chanvre pour oiseaux s’est
également présenté et a contesté. Néanmoins,
la loi a été passée, entre autre grâce au témoignage
de Harry J. Anslinger. Les mythes hystériques qu’il diffusa sur le chanvre persistent jusqu’à nos jours - et après la deuxième guerre mondiale, les Etats-Unis ont imposé leur prohibition du chanvre au monde entier. A la tête du nouveau Bureau des Stupéfiants des Nations Unies se trouvait - M. Anslinger !
Ce n’est pas que les Américains auraient protesté contre
cette loi ; même s’ils avaient su qu’elle existait, la plupart
ne savaient pas que le chanvre-cannabis et la marijuana c’est la même
chose. Le nom "marijuana" en était la raison. Personne ne pouvait
associer le méchant Mexicain, fumeur d’herbe, à la chose
avec laquelle ils attachent leurs souliers. C’était également
l’époque où les tissus synthétiques étaient
à la mode, et plus personne ne s’intéressait aux fibres
naturelles. De plus, le mot chanvre était souvent mal utilisé
et se référait à d’autres fibres naturelles, la jute
entre autres.
L’ignorance sur le chanvre continue aujourd’hui, et c’est
encore plus effrayant. Dans les années 70 (Reefer Madness II), toute
mention du mot chanvre a été retirée des livres d’école
aux États-Unis. Pas pire pour la libre expression ! Quand Jack Herer,
activiste bien-aimé du chanvre, demanda au curateur du musée Smithsonian
pourquoi ce nom avant été retiré de tous leurs livres,
la réponse a été stupéfiante : "Les enfants
ne doivent pas connaître le chanvre. Cela sème la confusion.’’
Jack Herer continua ses recherches jusqu’à découvrir un
film réalisé par le gouvernement américain, film dont le
gouvernement niait l’existence. "Hemp For Victory" montre comment
le gouvernement des États-Unis a contourné la loi (le Marijuana Tax Act) pendant la seconde guerre mondiale, lorsqu’il a eu besoin de chanvre pour l’effort de guerre, et lancé un énorme projet de culture
de chanvre dans le Kentucky et en Californie.
4. N’y a-t-il pas une leçon à tirer de tout cela
?
Il y en a plusieurs. La première c’est que la haine ne paie pas.
C’est ironique de dire que le racisme des Américains irait jusqu’à
leur nuire de la sorte. Une sorte de justice divine, si vous me permettez. Parce
que les Américains étaient aveuglés par la peur, la haine,
et l’intolérance face aux autres races, ils ont laissé filé
entre leurs doigts un futur prospère. Une autre chose que cette histoire
nous apprend, c’est que les Américains doivent prendre la démocratie
plus au sérieux. S’ils avaient pris plus de temps pour s’informer
de ce qui se passe dans le monde autour d’eux, ils auraient compris le
vrai problème. A la place, ils ont lu le journal - regardez où
cela nous a mené. Finalement, maintenant que nous avons mis le cannabis
dans un contexte historique de prohibition, nous pouvons voir clairement que
cela n’avait rien à voir avec la sécurité publique,
ou la sécurité nationale, ou quoique ce soit d’autre. Le
cannabis n’aurait jamais du être illégal. Si la prohibition
d’aujourd’hui n’a aucune raison rationnelle sur laquelle s’appuyer,
alors supprimons-la.
Un point doit être souligné : les lois qui sont passées
dans ce pays ne veulent pas toujours dire ce qui est écrit sur le papier.
Historiquement, les États-Unis ont une longue liste de lois passées
pour des motifs ultérieurs. Même lorsqu’il n’y a pas
de motifs ultérieurs, passer des lois qui ne sont pas assez précises
mène à l’abus. La plupart de nos lois les plus sévères
sont ainsi, elles décrètent de lutter contre les gros trafiquants
de drogue, mais elle sont renforcées contre les petits usagers et les
petits revendeurs. En fait, la plupart de ces lois n’ont même jamais
été utilisées contre les gros revendeurs, et les premières
personnes à être poursuivies en justice pour ce motif ne sont pas
celles auxquelles pensait le législateur. Si cela vous dérange,
vous devriez peut-être vous intéresser plus à ce qui se
passe dans votre législature.
3) QU’EST-CE QUE C’EST ?, QU’EST-CE QUE CE N’EST PAS ?
La prochaine question devrait normalement être "pourquoi est-ce que c’est toujours illégal ?", mais, depuis que nous avons découvert et compris l’historique, il est temps de faire un petit détour. Les politiciens adorent nous dire que le cannabis doit demeurer illégal pour notre bien. Dans la prochaine partie, nous allons examiner quelques faits supposés sur le cannabis, vous pourrez donc décider vous-mêmes si vous êtes d’accord ou non. Est-ce que la prohibition est là pour nous protéger ou est-ce seulement le résultat de décennies de refus d’admettre nos erreurs ?
1. Est-ce que le cannabis reste dans les cellules adipeuses et fait planer pendant
des mois ?
Non. Ce qui fait planer avec le cannabis c’est le "Delta-9- tetra-hydro-cannabinol".
Nous l’appelons plus couramment THC, mais c’est équivoque
car notre corps transforme le Delta-9-THC en molécules plus inertes,
connues sous le nom de "métabolites", qui elles ne font pas
planer. Malheureusement, ces substances chimiques contiennent aussi du "tetra-hydrocannabinol"
et sont également appelées THC ; de nombreuses personnes pensent
donc que les métabolites font aussi planer. Les pamphlets anti-drogues
disent que le THC reste stocké dans les cellules adipeuses et fini par disparaître
comme ces fameuses pilules "à diffusion prolongée".
Ils disent que vous pouvez planer toute la journée et même plus
longtemps. Ce n’est pas vrai, le cannabis ne fait effet que quelques heures
; pas plus que quelqu’un qui teste positif à un dépistage
des drogues est toujours sous l’effet de la drogue. Deux de ces métabolites
sont appelés "11-hydroxy-tetrahydrocannabinol" et "11-nor-9-carboxy-delta-9-tetrahydrocannabinol"
mais nous les appellerons "11-OH-THC" et "11-nor". Ce sont
les substances chimiques qui restent dans les cellules adipeuses. Quelques heures après
avoir fumé du cannabis, il ne reste presque pas de Delta-9-THC, et les
études scientifiques qui mesurent les effets du cannabis s’entendent
sur ce fait.
2. Mais... Le cannabis aujourd’hui est-il beaucoup plus puissant
que dans les années soixante ? (Ou, plus souvent... Le cannabis est 10
fois plus puissant que dans les années soixante !)
C’est absolument faux, mais si c’était vrai, cela
signifierait qu’il serait moins nocif de fumer aujourd’hui que dans
les années 60. (Du cannabis plus fort signifie qu’on a moins besoin
de fumer, donc moins de lésions aux poumons). Ceux qui utilisent cette
seule statistique ne savent pas de quoi ils parlent. Ils vont parfois jusqu’à
proclamer que le cannabis est aujourd’hui vingt à trente fois plus
fort que dans les années 1970 - ce qui est un nonsens parfait.
Cette idée fausse vient du fait que dans les années 60 on venait
d’isoler le Delta-9-THC, et les chercheurs l’ont analysé.
Puis, d’autres cannabinoïdes ont été isolés
et analysés. Si les analyses prennent en compte tous les cannabinoïdes,
cela donne forcément un pourcentage plus élevé que si on
analyse seulement le Delta-9-THC.
La vérité c’est que le cannabis n’a pas vraiment changé,
si ce n’est pas du tout, depuis des centaines d’années. Faire
pousser du bon cannabis est un art très ancien qui n’a pas bougé depuis des centaines années, en dépit de notre technologie moderne. En effet, par des techniques de croisement et de reproduction, de nouvelles variétés cultivées dans des serres et contenant jusqu’à 15 à 20% de THC ont été créées. Le cannabis cultivé de façon traditionnelle (“outdoor”) contient 5 à 7% de THC et les variétés à fibres moins de 0,3%. Exemple : avant que le cannabis ne devienne illégal, les pharmacies vendaient de la teinture de cannabis qui contenait plus de 40% de THC.
Le fait qu’une concentration plus élevée en THC constitue un plus grand danger est donc un mythe. Les fumeurs de cannabis s’engagent dans quelque chose appelé "auto-titration".
Cela signifie fumer jusqu’à satisfaction et s’arrêter,
donc cela n’a pas vraiment d’importance si le cannabis est plus
fort puisqu’on en fume moins. Le cannabis n’est pas comme une serviette
humide en sachet ou un cornet de crème glacée. Il n’a rien
qui force le consommateur à fumer un joint en entier.
Les usagers expérimentés sont habitués à fumer du
cannabis provenant de différents fournisseurs, et ils savent que s’ils
fument un joint entier de fleurs très puissantes, ils vont trop planer.
Comme ce n’est pas une expérience très plaisante, les fumeurs
ont appris à prendre leur temps et à goûter peu lorsqu’ils
ne connaissent la puissance.
Même une grande “overdose” de cannabis n’est pas vraiment dangereuse pour la santé : les histoires autour du cannabis “turbo” sont donc de la pure hystérie.
3a. Est-ce que le cannabis cause des lésions cérébrales ?
La réponse courte est : non. La réponse longue : vous posez sûrement
cette question parce que vous avez entendu dire ou lu quelque part que le cannabis
altère les cellules du cerveau, ou rend stupide. Cette affirmation est
fausse.
La première - le cannabis détruit les cellules du cerveau - est
basée sur une recherche faite durant le second Reefer Madness Movement.
L’étude tentait de démontrer que fumer du cannabis altère
les structures cérébrales chez les singes. Ces derniers ont été exposés à une inhalation forcée de grandes quantités de cannabis pendant plusieurs mois.De toute façon,
l’étude a été mal exécutée et elle
a été sévèrement critiquée par l’équipe
médicale de révision. Les études menées par la suite
n’ont pas réussi à montrer des lésions cérébrales. En fait, une très récente expérience sur des singes Rhésus, auxquels on administrait quatre à cinq joints de cannabis et qui utilisait une technologie très sensible, n’a observé aucune lésion. Aucun test médical pouvant être actuellement pour mettre en évidence des lésions cérébrales chez l’homme n’a pu démontrer des lésions dues à du cannabis, même lorsqu’il y consommation régulière de fortes doses pendant de longues années. Tel est le résumé d’une étude ayant révisé tous les faits scientifiques connus jusqu’alors.
Mais c’était Reefer Madness II, et les prohibitionnistes cherchaient
tout ce qu’ils pouvaient trouver pour tenir en échec le mouvement
pour la légalisation du cannabis. Cette première étude
a donc été utilisée couramment comme propagande anti-cannabis.
Elle a été dénoncée plus tard. (Jusqu’à
aujourd’hui, les groupes radicaux anti-drogue, tels P.R.I.D.E. et le Dr.
Gabriel Nahas, l’utilisent encore. En fait, le programme d’éducation
sur les drogues le plus populaire en Amérique, Drug Abuse Resistance
Education [DARE], prétend que le cannabis "peut affecter la perception
et le jugement en détruisant les cellules du cerveau". Lorsque la
police et les professeurs l’ont lu et cru, notre mission est devenue plus
difficile, puisqu’il faut beaucoup de temps pour expliquer aux enfants
en quoi Mme Jones et l’officier Bobs ont tort).
La vérité c’est qu’aucune étude n’a démontré
de lésion cellulaire, de débilité, de lésion mentale,
ou d’aliénation mentale provoquée spécifiquement
par l’usage du cannabis, même avec un usage fréquent. Cela
ne veut pas dire qu’il ne peut pas y avoir d’abus.
3b. S’il ne détruit pas les cellules du cerveau, comment
est-ce que ça fait planer ?
Détruire les cellules du cerveau n’est pas un pré-requis
pour faire planer. Le cannabis contient une substance qui en remplace une autre,
naturelle celle-ci, qui se trouve dans le cerveau, avec quelques différences.
Cette substance touche des "boutons" spéciaux des cellules
du cerveau appelés "récepteurs". Le cannabis ne fait
que chatouiller les cellules du cerveau. L’alcool, drogue légale,
chatouille aussi les cellules du cerveau, mais elle va les affaiblir et
les détruire en produisant des toxines (poisons), et parfois des mini-crises.
En outre, il existe des drogues qui usent les récepteurs qu’elles
actionnent, contrairement au cannabis.
4. Les gens meurent-ils en fumant du cannabis ?
Personne n’a jamais fait d’overdose de cannabis. Comme pour toute
chose, certaines personnes ont des réactions allergiques. C’est
excessivement rare avec le cannabis, mais cela peut arriver avec n’importe
quoi, du pop-art à la pomme. Aucune mort n’a été
directement liée au cannabis. Contrairement à plusieurs drogues
légales, qui causent des centaines de milliers de morts chaque année,
les plus connues étant l’alcool, la nicotine, le valium, l’aspirine
et la caféine. Le plus grand danger du cannabis c’est qu’il
est illégal, et les gens peuvent le mélanger avec d’autres
drogues comme le PCP.
Le cannabis est tellement inoffensif qu’il est presque impossible de faire
une overdose en l’utilisant. Les médecins déterminent l’innocuité
d’une substance en calculant le temps qu’elle met à tuer
une personne (on appelle cela le LD50), comparée à la quantité
normalement consommée (ED50). Ce qui fait que le cannabis est des centaines
de fois plus inoffensif que l’alcool, le tabac, ou la caféine.
Selon un juge de la DEA, "le cannabis est la substance active thérapeutique
la plus inoffensive connue de l’homme".
5. J’oubliais, est-ce que le cannabis cause des lésions
cérébrales à court terme ?
Les effets du cannabis sur la mémoire sont les plus marquants et les
plus faciles à déceler. Plusieurs fumeurs de cannabis non expérimentés
trouvent qu’ils ont d’étranges, soudaines et inattendues
pertes de mémoire. En quelques mots, c’est comme oublier complètement
ce qu’on est en train de dire lorsqu’on est en plein milieu d’une
conversation très importante. De toute façon, ces symptômes ne se produisent que lorsque la personne plane. Ils ne persistent pas et ne
sont pas permanents. Des observations sur de gros consommateurs de cannabis
n’ont montré aucun problème de mémoire ou d’intelligence.
La plupart des consommateurs expérimentés semblent être
capables de se souvenir aussi bien que lorsqu’ils ne planent pas.
Les études qui ont proclamé des lésions à court
terme de la mémoire n’ont pas été examinées
minutieusement et n’ont pas été renouvelées. Des
études plus récentes démontrent que le cannabis ne cause
pas de lésions. Le cannabis ralentit quelque peu le temps de réaction,
et cet effet a parfois été mal interprété comme
étant un problème de mémoire. Pour mettre les choses en
perspective, des chercheurs ont demandé à un groupe contrôle
de retenir sa respiration, comme le font les fumeurs de cannabis. Le cannabis
produit seulement le double des effets lorsque la respiration est retenue. De
nombreuses personnes utilisent le cannabis pour étudier. D’autres
ne peuvent pas, pour différentes raisons, utiliser le cannabis et faire
des choses qui nécessitent une profonde concentration. Personne ne sait
ce qui fait la différence.
6a. Est-ce que le cannabis va rendre mon copain psychopathe ?
Le cannabis ne cause pas de psychose. Les personnes psychotiques peuvent fumer
du cannabis et avoir un épisode, mais il n’y a rien dans le cannabis
qui déclenche ou augmente ces épisodes. D’ailleurs, si une
personne malade consomme du cannabis pour la première fois ou sans le
savoir, elle peut avoir peur et "flipper". Les personnes qui souffrent
de sévères désordres psychologiques utilisent fréquemment
le cannabis pour faire face à certaines situations. Pour cette raison,
quelques chercheurs pensent que le cannabis est la cause de ces problèmes,
alors qu’en réalité il s’agit d’un symptôme.
Si vous avez entendu quelque part que le cannabis rend fou, alors c’est
sûrement la raison.
6b. Les fumeurs de cannabis sont-ils en marge de la société ?
D’une certaine façon, oui. Et c’est sûrement seulement
parce qu’ils ont peur d’être arrêtés ou jugés.
La même situation existe chez les personnes inadaptées sociales,
tout comme chez les malades mentaux. Les individus qui ont des troubles émotionnels
trouvent que le cannabis apaise, ils ont donc tendance à l’utiliser
plus fréquemment que le citoyen moyen. Les spécialistes ont observé
cela, et croient que le cannabis est la cause du problème. C’est
une erreur qui froisse le patient, parce que son médecin va porter moins
d’attention à ses vrais problèmes et se concentrer pour
tenter de lui faire cesser ses habitudes de consommation de drogue. Parfois,
le cannabis aide même à guérir. On peut abuser du cannabis,
mais les psychologues devraient avoir une approche différente face à
son utilisation, parce qu’ils risquent de froisser leurs patients.
Ce n’est pas le cannabis lui-même qui rend les gens normaux anti-sociaux.
En fait, une grande étude psychologique sur les adolescents a découvert
que les usagers réguliers de cannabis sont plus socialement adaptés
que les non-fumeurs. Cela peut être très amusant, mais c’est
un sérieux problème. Il y a des enfants qui ont des problèmes
émotionnels, qu’on empêche de pouvoir participer à
une conduite préparatoire et en bonne santé. Ils ont besoin d’aide
psychologique mais on ne leur procure pas. Les consommateurs de cannabis qui
eux n’ont pas besoin d’aide sont obligés de recevoir des
traitements, et en même temps, le cannabis est accusé pour les
problèmes de personnalité d’autres personnes qui l’utilisent
incorrectement.
7. Est-ce que c’est vrai que le cannabis rend paresseux et sans
motivation ?
Pas si tu es un adulte responsable. Demande aux forces de l’armée
Américaine. Ils ont fait une étude sur ce sujet et ils n’ont
pas trouvé d’effet secondaire. Si c’était vrai, pourquoi
plusieurs peuples de l’est et les Jamaïcains utiliseraient le cannabis
pour les aider à travailler plus dur ? Le syndrome de démotivation
est un mythe apparu dans les médias, se basant sur les stéréotypes
raciaux. Les prohibitionnistes clamaient que le cannabis rendait les gens paresseux et démotivés. Depuis, des études scientifiques ont été réalisées et des symptômes ressemblant quelque peu au syndrome de démotivation ont pu être mis en évidence, mais celui-ci n’a rien à voir avec le cannabis. Le reproche bien connu et souvent invoqué selon lequl la consommation de cannabis entraînerait des problèmes scolaires a pu être rectifié par une étude de la Freie Universität de Berlin. En réalité, l’effet est inverse : ce sont des jeunes fragilisés par des problèmes familiaux et scolaires qui « s’échappent » avec le cannabis.
8. Le cannabis est-il une porte ouverte vers les autres drogues ? Mène-t-il
à utiliser des drogues plus fortes ?
C’est complètement faux. En fait, les chercheurs tentent d’utiliser
le cannabis pour aider les personnes accrochées au crack à arrêter.
Il y a 40 millions de personnes aux États-Unis qui ont fumé du
cannabis à un moment de leur vie, alors pourquoi n’y a t-il pas
dix millions d’usagers d’héroïne ? À Amsterdam,
la consommation de cannabis et d’héroïne a diminué
lorsque le cannabis a été dépénalisé - malgré
une légère hausse de la consommation du cannabis juste après
la dépénalisation. Contrairement aux drogues qui créent
une dépendance, le cannabis ne cause presque pas de tolérance.
Des personnes ont même rapporté une tolérance inverse. Ce
qui veut dire que plus longtemps ils en ont consommé, moins ils ont besoin
de cannabis pour planer. Les consommateurs de cannabis ne finissent pas par
s’ennuyer et ne cherchent pas quelque chose de plus puissant. Le cannabis
empêche les gens de consommer des drogues dures.
L’idée que le cannabis mène à l’usage d’héroïne
ou de speed est appelée la "théorie de l’escalade".
C’était le truc favori de la propagande anti-drogue, parce que
cela accuse le cannabis d’être trompeur, et de receler des dangers
cachés et des pièges. Il n’y a jamais eu de réelles statistiques pour appuyer cette idée, mais de toute façon c’était
la seule grosse histoire que les journaux publiaient durant Reefer Madness II.
(La CIA cherchait peut-être quelqu’un ou quelque chose
à accuser pour l’augmentation de l’usage d’héroïne après la guerre du Vietnam).
La théorie de l’escalade n’est généralement plus acceptée par la communauté médicale. Les prohibitionnistes
utilisent des chiffres qui montrent un pourcentage important de consommateurs
qui "ont commencé avec le cannabis". En effet, plusieurs usagers de drogues dures ont consommé et consomment aussi du cannabis. Mais le nombre de consommateurs de drogues dures qui ont commencé avec du tabac et de l’alcool est bien plus important.
Sur le plan sociologique, une autre théorie a été
discutée. Elle clamait que le cannabis serait la source des drogues de
la "sous-culture" et qu’il mène à d’autres drogues par cette culture. Ce n’est pas vrai non plus. Le cannabis ne
crée pas la drogue de la "sous-culture", c’est cette
dernière qui utilise le cannabis. Et de nombreux usagers ne font pas
partie de cette culture.
Cela nous amène à un autre exemple sur la façon dont la
légalisation du cannabis pourrait réellement réduire l’utilisation
des drogues illicites. Même s’il n’existe pas d’escalade,
les personnes qui choisissent d’acheter du cannabis se le procurent souvent
auprès de vendeurs qui font affaire avec différentes drogues illicites.
Cela signifie qu’ils ont accès à ces drogues et ils peuvent
décider de les essayer.
Dans ce cas, ce sont les lois qui nous mènent à consommer des
drogues dures. Si le cannabis était légal, le marché des
drogues serait séparé, et moins de personnes commenceraient à
utiliser les drogues illégales. Des statistiques néerlandaises démontrent que dans les états qui ont décriminalisé dans les années 1970, le nombre de demandes d’admission aux urgences pour consommation de drogues dures a diminué par rapport aux pays prohibitionnistes en matière de cannabis.
9a. Je ne veux pas que les mineurs puissent fumer du cannabis. Comment
puis-je les en empêcher ?
Légalisez-le. On peut fumer, aujourd’hui, c’est presque aussi
facile que d’acheter de l’alcool. Il y aurait moins de vente de
cannabis dans les écoles, sur les terrains de jeu, aux coins des rues,
s’il était vendu légalement. Si vous êtes parent, c’est votre choix : voulez-vous que vos enfants fréquentent leurs copains et
consomment du cannabis acheté dans la rue, ou voulez-vous leur expliquer
calmement pourquoi ils devraient attendre d’être plus âgés ? Vu la répression qui règne, vos enfants ne viendront pas vous dire qu’ils consomment des drogues
illégales, mais si ce n’était pas si grave, ils vous donneraient
une chance de vous expliquer. Préférez-vous que vos enfants consomment
du speed, de la cocaïne, ou de l’alcool ?
Considérez aussi que les enfants ont un goût naturel pour faire
les choses qu’ils ne sont pas supposés faire. Cela s’appelle
de la curiosité. En faisant tout un cas du cannabis, vous le rendez attrayant
(on l’appelle aussi le facteur du "fruit défendu"). Cela
devient pire lorsque les professeurs et la police mentent aux enfants à
propos des drogues, ils perdent le respect face au système d’éducation
et au gouvernement. Dans plusieurs cas, c’est l’hystérie face à la drogue qui cause le plus de mal. Lorsque les usagers de drogue ne font aucune des horribles choses qu’ils sont supposés faire,
les enfants peuvent aussi penser que les drogues plus dangereuses ne le sont
pas. Vos enfants ne vous respecteront que si vous êtes calme et si vous
donnez des raisons logiques à vos règles. La première étape
pour vous, les parents, est de vous informer sur les drogues.
9b. Les enfants vont-ils pouvoir voler les plants de cannabis que les
gens cultivent ?
Eh bien, si vous vous inquiétez que votre enfant aille voler les plantes
dans les fermes de production de papier au bout de la rue, vous devez savoir
que le chanvre commercial ne contient presque pas de THC (la substance qui fait
planer). Et s’ils en fumaient, ils n’auraient seulement qu’un
mal de tête. Néanmoins, il serait de la responsabilité des
cultivateurs de prendre des mesures de prévention. Si les enfants de votre coin n’ont rien de mieux à faire que d’aller voler des plants
de cannabis pour fumer, votre ville a besoin d’une bibliothèque
ou d’autre chose.
10a. Hé, savez-vous que le cannabis fait baisser la quantité
de testostérone chez les adolescents, causant divers problèmes
de développement mental et physique ?
Le cannabis ne rendra pas votre jeune garçon qui est en bonne santé,
maigre, efféminé et boutonneux. Cette tactique de la peur (appelez
la homophobie si vous voulez) était une formule communément utilisée
dans la jeune littérature anti-drogue. On essaie d’effrayer les
jeunes garçons avec le cannabis en leur disant, essentiellement, que
cela les rendra fillettes. Les jeunes hommes ne devraient pas consommer du cannabis
en grande quantité,
mais les risques ne sont pas terribles. Les pamphlets anti-cannabis utilisaient
souvent cette affirmation pendant Reefer Madness II, mais les études
citées sont souvent fausses ou mal interprétées. Cela ne
signifie pas que l’usage du cannabis n’affecte pas le développement
de l’adolescent, mais simplement que les effets ne sont pas aussi dramatiques
que ce qu’on laisse entendre. En fait, ils sont presque inconnus.
10b. Le cannabis réduit-il la quantité de spermatozoïdes
chez les grands consommateurs ?
Pas beaucoup (sinon pas du tout) et cela peut être une bonne chose. Il
ne rend ni impotent, ni stérile. (Si c’était vrai, il ne
resterait pas de Rastafarians !) Laissez les testicules en paix ! Le cannabis
n’est sûrement pas un moyen de contraception, s’il vous-plait
ne laissez pas votre amoureux vous dire qu’il l’est. Plusieurs personnes
pensent que le cannabis stimule leur vie sexuelle. Il n’est pas aphrodisiaque,
il ne rend pas les gens en manque de sexe. Ce que cela fait à plusieurs
personnes, c’est de rendre toutes choses plus sensuelles, la nourriture
plus savoureuse et les émotions plus vives.
10c. J’ai entendu dire que l’utilisation du cannabis chez
les adolescentes affecte la production des hormones, le cycle menstruel, et
la fertilité. Est-ce vrai ?
Il n’y a pas non plus de preuves. Mais il n’y a aucune donnée
disponible pour dire si c’est vrai ou pas.
Ceci est la version féminine de la tactique pour les gars, "ça
te rendra femmelette". Comme on sait, c’est seulement une tactique.
11. Est-ce que fumer du cannabis est pire que fumer une cigarette ?
Il y a plusieurs raisons pour lesquelles ce n’est pas vrai. Vous avez
entendu dire "un joint égal dix cigarettes" mais cela est exagéré
et trompeur. Le cannabis ne contient pas plus de goudron que le tabac, mais
les cigarettes légères causent autant de cancer, qu’est-ce
que cela veut dire ? Les scientifiques ont démontré que fumer
n’importe qu’elle plante est mauvais pour les poumons, parce que
fumer augmente le nombre de lésions des voies respiratoires. Habituellement,
cela ne met pas notre vie en danger, mais il y a plus de risques d’infections.
Les fumeurs de cannabis qui s’en inquiètent peuvent trouver des
moyens moins nocifs, comme l’ingestion ou la vaporisation. (Soyez prudents,
le cannabis peut être ingéré, pas le tabac, vous pouvez
faire une overdose !). Le cannabis ne semble pas causer le cancer de la même
façon que le tabac.
Voici une liste de faits intéressant à propos de l’inhalation
du cannabis et du tabac : Les fumeurs de cannabis ne sont généralement
pas des fumeurs de tabac invétérés, ils fument donc moins.
(Le cannabis ne cause pas de dépendance physique comme le tabac.) Meilleur
est le cannabis, moins on en fume.
Le tabac contient de la nicotine, pas le cannabis. La nicotine durcit les artères
et peut être responsable de la plupart des maladies du coeur causées
par la cigarette. De nouvelles recherches ont trouvé qu’elle peut
causer plusieurs des cancers que l’on trouve chez les fumeurs de tabac
et chez les personnes qui vivent ou travaillent où on fume. C’est
parce que lorsque la nicotine se consume, elle devient un produit chimique appelé
"N-Nitrosamine" qui cause le cancer (et peut-être même
lorsqu’elle est à l’intérieur de notre corps). Le
cannabis contient du THC et d’autres cannabinoïdes. Le THC est un broncho-dilatateur, ce qui veut dire
qu’il agit comme une pastille pour la toux et ouvre les bronches, ce qui
aide à faire disparaître la fumée et les déchets.
La nicotine fait justement le contraire ; elle contracte les poumons et rend
difficile d’expectorer quoique ce soit. Le cannabis a des avantages (hormis
la dilatation des bronches) que le tabac n’a pas. Principalement, le cannabis
détend, ce qui améliore la santé et le bien-être.
Les scientifiques ne savent pas vraiment ce qui cause les tumeurs malignes des
poumons dans le tabac. Plusieurs pensent que c’est une substance connue
sous le nom de Lead 210. Évidemment, il y a plusieurs autres théories
sur ce qui cause le cancer, mais si cela est vrai, il est facile de voir pourquoi
il n’y a AUCUN CAS DE CANCER PROUVÉ RÉSULTANT DE L’USAGE
SEUL DE CANNABIS, parce que le tabac contient beaucoup plus de cette substance
que le cannabis.
Les lois sur le cannabis rendent son usage, qui n’est pas nocif, plus
difficile. Les pipes à eau sont illégales dans plusieurs états.
Les cigarettes avec filtres, les vaporisateurs, et les inhalateurs doivent être
produits en grande quantité, ce qui est difficile à faire dans
la clandestinité. Le cannabis est peu ingéré, parce que
la quantité doit être plus importante pour planer autant de cette
façon, et ce n’est ni bon marché, ni facile à trouver
(raisons pour lesquelles certaines personnes fument les feuilles). Vous pouvez
trouver cela amusant, mais plus le cannabis est légal, plus il est sain.
Il est évident pour les usagers que la prohibition du cannabis n’est
pas faite pour leur bien. Pour compléter ce qui a été dit
plus haut, le cannabis légal serait sain.
Certains vendeurs ajoutent d’autres substances au cannabis avant de le vendre. Certains le vaporisent avec des rafraîchisseurs d’air, ou le trempent
dans des produits chimiques comme le formaldéhyde ! Une bonne partie
est cultivée à l’extérieur, où il peut être
arrosé de pesticides ou contaminé avec de dangereux fongicides.
Si le gouvernement s’intéressait vraiment à notre santé,
il créerait des agences pour s’assurer que seul du cannabis de
bonne qualité soit vendu - et d’inciter les gens à fumer du cannabis pur, et non mélangé à du tabac, comme on en a l’habitude de le faire en Europe...
12. Les enfants nés de mère consommatrice de cannabis
souffrent-ils du "Syndrome Foetal du Cannabis" ?
Si le syndrome foetal du cannabis existe, les cas sont si rares qu’ils
ne peuvent pas être démontrés. De nombreuses mères
consomment du cannabis durant leur grossesse ; elles contrôlent les nausées
du matin et plusieurs déclarent que cela augmente l’appétit
et diminue le stress. C’est très important dans les pays en voie
de développement, où les soins médicaux plus modernes ne
sont pas facilement disponibles. Malgré tout, les bénéfices
d’un usage de cannabis responsable peuvent surpasser les risques, même
avec la médecine actuelle. Les études menées en Jamaïque
ont démontré que les mères ayant fumé du cannabis
ont des enfants en meilleure santé, mais cela est peut être dû
aux bénéfices supplémentaires générés
par le cannabis, ainsi qu’à d’autres facteurs. C’était
un stratagème courant durant la guerre contre le cannabis de déclarer
que le cannabis, et la cocaïne, cause des malformations infantiles ou des
problèmes de comportement comme l’alcool. Cela apeure les futures
mères et les amène à penser que les drogues sont des "démons".
Les propos ne sont pas basés sur des recherches scientifiques valables
; la plupart ne considèrent même pas les modes de vie ou les conditions
de vie des mères avant d’accuser la drogue.
Évidemment, les femmes enceintes ne devraient pas fumer de cannabis.
Si on abuse du cannabis, il peut nuire à la santé de la mère
et de l’enfant. Le Delta-9 THC ne traverse pas le placenta et ne touche
pas au foetus. Et, curieusement, le métabolite du cannabis (le THC 11-nor-9-carboxy-delta-9),
et le foetus ne transforme pas le THC delta-9 en 11-nor comme le corps de la
mère le fait. Donc le foetus n’est pas exposé au 11-nor.
C’est dans les trois derniers mois de la grossesse que l’enfant
est le plus vulnérable. Les parents doivent être conscients de
ces faits lorsqu’ils prennent la décision de consommer du cannabis.
13. Le cannabis cause-t-il beaucoup d’accidents de la route ?
Pas vraiment. Les gens qui utilisent le cannabis ont un taux d’accident
de la route"aussi faible" que la population en général.
Les études sur le cannabis et la conduite automobile démontrent
qu’il affecte le temps de réaction, mais pas autant que l’alcool.
De plus, les personnes qui conduisent en étant "high" ont montré
être moins irresponsables sur la route (ils montrent une "augmentation
de l’aversion des risques"). Les études récentes ont
souligné que l’alcool est le problème majeur sur les routes,
et que les drogues illicites ne sont pas aussi dangereuses. Aussi amusant que
cela puisse paraître, vous pourriez être plus prudent en conduisant
"high". Néanmoins, certaines personnes ont déclaré
avoir commis des erreurs lorsqu’elles conduisaient dans cet état.
Certains pensent que le cannabis est le problème majeur sur la route,
à cause d’un article de journal ou d’une histoire à
la télé, qui montrait qu’un grand nombre de personnes tuées
dans des accidents de la route ont testé positif pour usage de cannabis. Pour diverses raisons, ces études ne sont pas irréfutables :
Des études utilisent des tests de dépistage de drogue qui indiquent seulement si la personne a consommé du cannabis dans le dernier
mois.
Des études ont été réalisées près de collèges ou d’autres endroits où la consommation d’alcool,
la consommation de cannabis, et les accidents sont tous très élevés, et ils ne se sont pas ajustés à l’âge et à
la consommation d’alcool.
Lorsque l’on a imputé le "score de la culpabilité" à la police,
le cannabis n’était pas responsable des accidents.
14. N’avez-vous pas peur que tout le monde devienne dépendant ?
Le cannabis ne produit pas de dépendance, peu importe la quantité
consommée. Il existe une dépendance psychologique, mais pas de
dépendance physique. La majorité de ceux qui arrêtent de
consommer n’ont même pas à y penser deux fois. Comparativement
aux drogues qui créent des dépendances, cette affirmation est
complètement stupide.
Pour qu’une drogue rende physiquement dépendant, elle doit provoquer
des symptômes de manque et provoquer une tolérance. Le cannabis
renforce, parce qu’il fait du bien, mais ne produit pas les deux autres
effets. La caféine, la nicotine et l’alcool créent des dépendances
physiques.
15a. Est-ce une bonne idée de contrôler la présence de cannabis dans l’urine en entreprise ?
Non ! Nombre de nos plus brillants, bons travailleurs, et sérieux employés
sont des usagers de cannabis. Lorsque l’on teste la présence de
drogue, on met tous les usagers de drogues dans le même sac. Les tests
de dépistages de drogues ne sont pas bons pour les entreprises. (Sans
mentionner que c’est une invasion de la vie privée). Si un travailleur
a un problème de drogue, on peut le voir en contrôlant la qualité
de son travail. En mettant à la porte "tous" les usagers de
drogue qui travaillent pour vous, cela portera atteinte à votre entreprise,
coûtera de l’argent, et cela scandalisera les gens ; et pourquoi
? Il n’est même pas prouvé que les usagers de cannabis ont
plus d’accidents ou de problèmes de santé.
Vos employés vont sûrement protester s’ils sont contrôlés
pour usage de drogues ; ces tests permettent aux employeurs de contrôler
les actes des employés dans leur vie privée ; même lorsque
ces actes n’affectent pas leur performance au travail. (Comme nous l’avons
dit plus haut, les tests pour dépister le cannabis ne détectent
pas si la personne est "high". Ils détectent si la personne
a consommé ou non du cannabis durant les semaines passées). Demander
aux employés d’uriner dans un pot en plastique tous les mois n’est
pas une bonne façon de leur faire sentir qu’ils font partie de
l’entreprise, ou de se faire des amis. L’inquiétude est grandissante
face aux tests de dépistage de drogues, parfois parce qu’ils accusent
faussement les mauvaises personnes, et aussi parce qu’ils peuvent être
utilisés pour trouver d’autres informations confidentielles sur
les employés. Les professionnels commencent même à se demander
s’ils sont constitutionnels.
15b. Est-ce que toute cette histoire en vaut vraiment la peine, en
tout cas, pour réduire les risques d’accident et les coûts
de santé ?
Tout le monde sait que les usagers de cannabis sont de mauvais employés,
pas vrai ? Faux, ou quelqu’un a oublié de le dire aux millions
de bons travailleurs qui fument du cannabis.
Les entreprises de tests de dépistage des drogues vous apporteront des
piles de statistiques qui disent que ces tests prouvent que l’usage du
cannabis vous coûte de l’argent. La vérité c’est
qu’il y a autant d’études qui démontrent que les usagers
de cannabis ont plus de succès, utilisent moins les services de santé,
et produisent plus que les non-usagers. Avant d’acheter des tests de dépistage
pour votre entreprise, assurez-vous de connaître l’autre côté
de l’histoire. Dans les années 80, l’administration Bush
a fait beaucoup pour promouvoir ces tests. En fait, George Bush a estimé
le coût de l’usage des drogues à plus de 60 milliards de
dollars par an, sur la base d’une étude qui aurait démontré
que les personnes qui ont consommé du cannabis à un moment de
leur vie ont moins de succès. La même étude pourrait être
utilisée pour démontrer que les gros consommateurs de cannabis
et d’autres drogues avaient réellement plus de succès. Il
y a quelque chose qui cloche ici, et quand vous y ajoutez le fait que plusieurs
grosses têtes de la DEA et le Tsar de la Drogue sont propriétaires
ou travaillent maintenant dans l’industrie de l’analyse d’urine,
tout cela commence à être louche.
16. Ne vaut-il mieux pas emprisonner tous les consommateurs ?
Comment prévoyez-vous de financer cela ? Il y a déjà plus
de 5% de personnes en détention préventive aux États-Unis
(y compris la liberté surveillée, etc.). Les assassins et les
violeurs sont laissés à l’extérieur des pénitenciers
pour laisser la place aux nouveaux venus ; il y a environ 2.500 fans de Grateful
Dead dans les prisons fédérales. Emprisonner une personne pendant
un an coûte environ 20.000 US$. Les États-Unis sont les leaders
de la détention : 425 personnes sur 100.000 sont derrière les
barreaux. Dans le système de prison fédérale, un cinquième
des prisonniers le sont pour des infractions liées à la drogue,
ils n’ont rien fait de violent. Les lois d’états sont habituellement
moins strictes, mais les mandataires d’états pour la sentence minimum
pour les drogues deviennent plus populaires. Nos prisons et nos tribunaux sont
tellement pleins que le rapport annuel de l’association américaine
du barreau sur le système judiciaire d’état n’est
qu’un long réquisitoire pour arrêter les lois contre la drogue
qui emprisonnent les usagers. Même l’association Clinton reconnaît
qu’emprisonner les gens n’est pas la solution. C’est particulièrement
vrai pour les personnes qui ont un problème d’abus de drogue ;
ils ont besoin de traitements, pas de mauvais traitements.
Si nous ne mettons pas (au moins) ces lois de côté, nous aurons
des problèmes. Une politique rétroactive
pour la légalisation du cannabis ou la dépénalisation,
pourrait aider à résoudre cette crise. Considérez aussi
cela : lorsqu’une personne est condamnée à une sentence
d’emprisonnement, elle est en colère contre la société.
Elle deviendra sûrement une victime lorsqu’elle y sera, et apprendra
probablement les conduites criminelles des détenus. Il y a aussi des
chances qu’elle attrape le Sida ou la tuberculose avant de sortir. En
enfermant tous les usagers de drogue, vous creusez vous-mêmes votre tombe
; est-ce que cela en vaut la peine ? Par ailleurs, de nombreuses personnes ne
méritent pas d’être en prison. Pourquoi devraient-elles être
enfermées seulement parce qu’elles aiment planer avec le cannabis
? Surtout quand on peut boire de l’alcool sans être arrêté...
Mais quelle sorte de loi est-ce que c’est ? Vous devez penser au genre
de monde que vous créez pour vous-mêmes avant de réagir.
Comment la police traitera nos enfants dans le futur ? Jusqu’où
êtes-vous prêt à laisser le gouvernement aller pour avoir
les usagers de drogue ? Combien de vos propres droits êtes-vous prêt
à sacrifier en essayant d’enfermer les "drogués"
?
17. J’ai entendu dire qu’il y a plus de 400 produits chimiques
dans le cannabis... Alors...?
Vrai, mais alors ? Il y a aussi plus de 400 produits dans plusieurs aliments,
(y compris le café, qui contient plus de 800 produits chimiques et plusieurs poisons) et nous ne voyons pas la police arrêter les gens dans les McDonald’s,
ou mettre des amendes pour conduite en mangeant. Seul le THC est très
psychotrope ; quelques autres produits chimiquesontaussi un faible degré
de psychoactivité. Les usagers de cannabis ne sont pas plus souvent malades,
ils ne meurent pas plus tôt, ne perdent pas leur emploi (sauf avec les
tests de dépistage), n’ont pas d’enfants mutants... Alors,
quel est votre point de vue ? Le fait qu’il y ait plus de 60 éléments
chimiques uniques dans le cannabis, appelés "cannabinoïdes"
est quelque chose de très intéressant pour les scientifiques.
Plusieurs de ces cannabinoïdes ont des effets très satisfaisants
pour la médecine. Par exemple, le "cannabinol" est un cannabinoïde qui peut aider ceux qui ont des insomnies. Les médecins pensent que cette
substance chimique est la raison pour laquelle la majorité des patients
préfère utiliser le cannabis au lieu du Delta-9-THC pur en comprimés
(appelé dronabinol) ; le cannabinol est juste à la limite de faire
planer et calme les nerfs. Un autre cannabinoïde, l’acide cannabidiolique,
est un antibiotique très efficace, comme la pénicilline. Plusieurs
de ces produits chimiques peuvent être extraits du cannabis sans nécessiter
les équipements luxueux des laboratoires.
18. Est-ce que cette drogue affaiblit mon système immunitaire,
et si oui est-il plus facile d’attraper un rhume ?
Le cannabis (Delta-9-THC) n’a pas d’effet "immunosuppresseur". Il agit sur certaines cellules du foie, appelé macrophages, un peu de
la même façon qu’il agit sur les cellules du cerveau. Au
lieu de stimuler les cellules, il les ferme. Cet effet est temporaire (justement
comme l’effet "high") et disparaît rapidement ; les gens
qui souffrent de scléroses en plaques peuvent réellement trouver cet effet utile pour combattre la maladie.
Des récentes recherches ont également découvert que les
métabolites du cannabis restent dans les poumons sept jours au plus après
avoir arrêté de fumer. Pendant leur présence, le système
immunitaire des poumons peut être affecté (mais les macrophages
ne se "ferment pas" comme dans le foie). L’effet de fumer est
probablement pire que les effets du THC, et dure tout aussi longtemps.
Cela dit, les médecins n’ont pas encore décidé si
les consommateurs de cannabis courent le risque d’attraper des rhumes
ou non. Avec la seule exception de la bronchite, aucun chiffre ne suggère
que les usagers de cannabis attrapent plus de rhumes. Mais... Cela n’a
pas arrêté Carlton Turner, un tsar de la drogue aux États-Unis,
de déclarer plusieurs fois publiquement que le cannabis cause le Sida
et l’homosexualité. Ses propos étaient tellement ridicules
que le Washington Post et Newsweek Magazine se sont moqués de lui, et
il a été forcé d’abandonner. Aujourd’hui, les
patients atteints du Sida utilisent le cannabis pour traiter leurs symptômes,
sans problèmes apparents. Des études suggèrent que le cannabis
peut réellement stimuler une certaine forme d’immunité.
Des chercheurs ont essayé de démontrer des effets sur le système
immunitaire de personnes en bonne santé, mais le cannabis n’a pas
d’effets substantiels, bons ou mauvais ; ils sont soit trop subtils, soit
trop faibles pour être détectés.
4) POURQUOI EST-CE TOUJOURS ILLÉGAL ?
1. Pourquoi est-ce TOUJOURS illégal ?
La réponse officielle : parce que vous ne devriez pas l’utiliser.
Vous ne pouvez pas l’utiliser parce que c’est illégal, et
c’est illégal donc vous ne pouvez pas l’utiliser. Vous ne
devriez pas l’utiliser. C’est illégal. C’est illégal
donc vous ne devez pas l’utiliser.
La réponse du maniaco-dépressif : cela n’arrivera
jamais. Les gens sont trop désorganisés/ stupides/sans pouvoir.
C’est de la futilité. Essayez, mais ne vous attendez pas à
ce que ça aboutisse à quelque chose. Je ne laisserai pas mes espoirs
se perdre.
La réponse du paranoïaque-schizophrène : vous ne
voyez pas ? ! ? ! ? Le gars au sommet a tout prévu ! Ils détiennent
tout. Ils ne laisseront pas cela se produire. Je ne devrais même pas être
en train de vous parler, mais laissez-moi vous donner un avertissement ! Ecoutez...
Vous ne devriez pas les embêter, ils savent tout. Ils sont pratiquement
surnaturels, vous voyez ? Et la seule façon que ça arrive est
de devenir l’un d’eux. Vous devriez faire bien attention, ou ils
viendront vous chercher et vous emmèneront ; ils font ça, vous
savez. C’est de la CONSPIRATION ! ! !
La réponse du névrosé : le cannabis ? Eeek ! Ne
savez-vous pas que cette chose est dangereuse ? Les gens ne font pas des lois
sans bonnes raisons, vous savez ! Où avez-vous entendu parler du cannabis
? Attendez ! Ne me dites pas, je ne veux pas savoir. Si jamais on savait que
vous pensez qu’il devrait être légal, alors ils ne voudront
jamais plus vous parler ! Ne savez-vous pas que le cannabis est ceci... Le cannabis
est cela...
LA VRAIE RÉPONSE : le cannabis est encore illégal
parce qu’il n’y a pas assez de monde qui s’est levé
pour dire : "C’EST STUPIDE ! NOUS VOULONS QUE LE CHANVRE-CANNABIS
SOIT LÉGAL !!! POUR SES PRODUITS ; POUR LA MÉDECINE ; POUR LA NOURRITURE ;
POUR LE FUN ; PAR PITIÉ ! N’EST-CE PAS CE QUE LA VIE DEVRAIT ÊTRE
?!".
Sans support global, le cannabis ne sera jamais légal. Chaque personne
qui se lève pour la légalisation du cannabis-chanvre nous rend
plus forts, et nos voix plus fortes. Croyez-moi, nous apprécions toute
l’aide que nous pouvons recevoir. Pourtant, cela rend tout autant difficile
pour les gens de dire que "c’est stupide" ou que "personne
ne croit vraiment cela".
Si vous n’êtes pas encore convaincu, ou si vous avez des difficultés
à croire les réponses données, je vous encourage à
vous renseigner plus sur ce sujet. Essayez les sources citées à
la fin.
Si vous êtes avec nous, faites-le nous savoir ! Faites le savoir à
tout le monde, à moins que cela vous amène des ennuis, mais le
plus important est de garder un oeil sur ce qui se passe, et d’essayer
de donner un coup de main quand vous pouvez. Aussi, informez-vous car si vous
en avez besoin, vous pouvez convaincre un ami ou prouver que vous n’êtes
pas "stupide" ; le reste du monde l’est.
2. Qu’est-ce que je peux faire pour apporter un peu de sens aux
lois contre le cannabis ?
Vous pouvez faire plusieurs choses. Les activistes travaillent à tous
les niveaux pour réformer les lois sur le cannabis. Si vous ne pouvez
pas être activiste, il y a plusieurs façons d’aider (les
activistes peuvent se retrouver à court d’argent, de temps, et
même parfois d’amis). Essayez de connaître des activistes
pour la légalisation du chanvre ou du cannabis dans votre entourage,
et de savoir ce qu’ils prévoient. Vous allez sûrement trouver
quelque chose à faire pour les aider.
Aux Etats-Unis, il existe une liste appelée Liberty Activist qui donne les numéros de téléphone ou les adresses des groupes près de chez vous. Pour les pays francophones (en France, en Belgique, en Suisse), il existe aussi des organisations, comme la Ligue Internationale
Antiprohibitionniste, le Mouvement de Légalisation Contrôlée et le Collectif d’Informations et de Recherche sur le Cannabis.
La chose la plus importante à faire de votre côté c’est
de surveiller vos dirigeants municipaux et provinciaux et de leur faire savoir
que cette question est à prendre au sérieux. Plusieurs groupes
d’activistes offrent des "cartes de membres". Ils demandent
généralement une cotisation pour rejoindre leur groupe ; vous
recevez des lettres d’informations sur les activités du groupe.
De cette façon, vous savez quand et pourquoi écrire à vos
députés, et vous recevez des informations que vous ne recevez
pas normalement. Et le plus important, si besoin est, vous serez capable de
contacter le groupe pour recevoir ou donner des conseils.
3a. Où puis-je avoir plus d’informations ?
À plusieurs endroits. Un des meilleurs moyens est la communication électronique.
L’autoroute électronique a été un énorme bond
en avant pour notre mouvement, il y a beaucoup d’informations sur le cannabis qui sont désormais disponibles.
Commencez, par exemple, par le site de www.chanvre-info.ch. Ce site vous propose des informations en quatre langues (français, allemand, anglais, italien) sur tous les sujets touchant au chanvre, à commencer par des informations internationales politiques et culturelles sur les nombreuses utilisations du chanvre dans l’agriculture, l’industrie etc., des informations actuelles sur la médecine des cannabinoïdes, la prévention, en partie documentées avec des photos et des films. Par le shop online, vous pourrez voir et acheter de nombreux produits de chanvre.
D’autres sites francophones proposent également de nombreuses informations.
www.chanvre-info.ch
Informations sur tous les sujets touchant au chanvre (cannabis), notamment : agriculture, industrie, médecine, politique et aspects culturels.
www.ispa.ch
Institut suisse de prévention de l’alcoolisme et autres toxicomanies
www.cannaweb.ch
Des multitudes de liens sur des sites traitant du cannabis.
www.contactnetz.ch
Réseau Contact - groupement bernois d’aide en matière de dépendance. Réseau régional et ambulatoire de soutien aux personnes toxicodépendantes (substances illégales). Le Réseau Contact réunit six établissements du canton de Berne.
www.echosduchanvre.com
Les echos du Chanvre, tout sur le chanvre, informations, utilisations et produits derives du chanvre, proprietes, histoire, traditions, reglementations...
www.rueduchanvre.com
Le portail de l’industrie du chanvre. Vente en gros et au détail de produits chanvre : alimentation biologique, cosmétique, vêtements, bagagerie ...
www.wonderchanvre.com
L’annuaire et le moteur de la planete chanvre et cannabis...100% wonder’ chanvre.
www.cannabis-med.org
l’Association Internationale pour le Cannabis Médical (IACM) est une société scientifique qui défend l’amélioration du cadre légal pour l’utilisation thérapeutique du chanvre (Cannabis sativa L.) et de ses principes actifs les plus importants, les cannabinoïdes, dans les applications thérapeutiques, par la promotion de la recherche et la diffusion des informations.
3b. Hum, je viens juste de me rappeler que je suis un nul des ordinateurs. Y a-t-il des bons livres que je pourrais trouver à la place ?
De nombreux ouvrages présentent diverses informations :
"Cannabis - Hanf, Hemp, Chanvre, Canamo" M. Bröckers, 2003
(Livres et film en vente sur le site www.cannabis-helvetica.ch)
Apprendre à Gérer : La Politique Suisse en Matière de Drogues
Ecrit par Y. Boggio, S. Cattacin, M.-L. Cesoni et B. Lucas - 105 pages
Abondamment commentée, voir jugée, la politique suisse en matière de drogue n’en reste pas moins méconnue. Difficile d’ignorer les scènes ouvertes et les programmes de distribution de l’héroïne. Mais au-delà des passions, comment comprendre le modèle helvétique ? Unique synthèse sur l’évolution de la politique suisse en matière de drogues, cet ouvrage retrace le chemin parcouru depuis le temps, pas si lointain, des premières interdictions. Un repère indispensable.
SFA/ISPA - Institut suisse de prévention de l’alcoolisme et autres toxicomanies - 7 pages
Que faire si mon enfant consomme du cannabis ?
Souvent les parents cherchent à limiter, voire à faire stopper, la consommation de leur enfant en supprimant son argent de poche... Ce moyen permet effectivement parfois d’atteindre l’objectif visé, mais cela peut aussi inciter le jeune à se livrer à du trafic ou à voler pour acheter du cannabis. Une autre réaction courante est de contrôler les fréquentations de son enfant, voire même de dénoncer ceux qui le fournissent en cannabis. On peut également l’obliger à faire des contrôles d’urine... Et que faire s’ils sont positifs ? De telles mesures ont souvent un effet limité et empêchent dialogue et confiance pourtant indispensables pour savoir ce qui se passe vraiment et pour chercher des solutions constructives. On peut ainsi passer un "contrat" avec son enfant et fixer des objectifs clairs : par exemple, limiter les lieux de consommation (pas à l’école, ni à la maison), limiter la fréquence (pas pendant la semaine) ; éviter certains risques (pas de conduite après avoir consommé, pas de conséquences négatives sur l’ambiance familiale, ni sur les performances scolaires...). Il importe également de fixer un délai pour faire le bilan du contrat. Il n’existe pas de règles types en la matière : les conditions doivent être discutées au cas par cas selon la situation et le contexte. (GRATUIT)
Du Cannabis pour se Soigner : Guide Pratique
Ecrit par E. Rosenthal, D. Gieringer et T. Mikuriya - 221 pages
1996 : l’usage médical du cannabis est approuvé par référendum en Californie et en Arizona. 1998 : cinq états supplémentaires, l’Alaska, le Nevada, l’état de Washington, le Colorado et le District fédéral votent à leur tour en faveur de la décriminalisation du chanvre thérapeutique. Trente ans d’une propagande intense de diabolisation du cannabis ont trouvé leur limite face à cette simple constatation : cette plante a de multiples usages thérapeutiques, y compris dans le traitement de maladies graves. Elle permet de combattre les nausées dues aux chimiothérapies ou au traitement du sida. Elle est utile également contre la sclérose en plaques ou le glaucome. Ce livre, clair et précis, recense ces différents usages.
Le Chanvre : ses vertus et ses propriétés médicinales
De nos jours, de plus en plus de gens cherchent à consommer des produits naturels. Le chanvre est un cadeau du ciel car, à partir de cette plante, on peut créer du papier, du tissu, des produits de beauté et des médicaments. D’ailleurs, ce cannabinacée a une longue tradition. Rabelais, l’auteur de Gargantua et de Pantagruel, soignait ses patients avec des médicaments à base de chanvre. Gutenberg a imprimé la première Bible sur du papier de chanvre. Le premier drapeau américain a été brodé sur du tissu de chanvre. Pendant les jours de jeûne, Bouddha se nourrissait de graines de chanvre.
Auteur de la préface, François-Xavier Garneau est professeur associé à l’Université Laval et professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi depuis 1970. Il est titulaire d’un doctorat en chimie organique de l’Université de Toronto.
Lucie E. Létourneau a fait ses études à Montréal et en Italie. Fondatrice de Canolio, membre de HIA (Hemp Industries Association - association des industries du chanvre aux Etats-Unis), Lucie E. Létourneau est considérée comme une autorité en la matière au Québec. Ce livre a été imprimé sur du papier de chanvre.
Le film chanvre-info Durée : 30 min. d/f/e VHS ou DVD
Le saviez-vous ? Un tracteur marche aussi avec de l’huile de chanvre pressée à l’ancienne, c’est-à-dire de façon mécanique. Saviez-vous qu’on peut préparer une salade avec de l’huile de chanvre et du vinaigre au chanvre ? Oui ? Une raison de plus de voir ce film !
Au son des rythmes de Leftfield, Synaesthesia et Kultur:Cültür, vous vous promènerez à travers les champs de chanvre de l’expo chanvre.02 et à la ferme de Chanvre-info. Vous allez voir comment on récolte le chanvre et comment il est transformé en divers produits, directement à la ferme. Et cela se fait avec des machines comme elles étaient utilisées jadis par nos ancêtres, des machines simples et purement mécaniques.
Vous verrez des conférences sur le chanvre, ainsi que l’espace de l’exposition Chanvre-Info.02 qui présente une large vue d’ensemble des produits de chanvre : des aliments comme l’huile et le vinaigre, le chocolat, les boissons comme le thé, le thé glacé, les limonades, la bière, les cosmétiques, les vêtements en tissu de chanvre (très en vogue), l’aromathérapie et beaucoup d’autres. Ce film est une ôde au chanvre, cette plante aux multiples usages.
5) RESSOURCES PAR ORDRE DE QUESTIONS
1) QUELLES-SONT CES HISTOIRES À PROPOS DU CHANVRE ?
1. Qu’est-ce que le chanvre ?
"Hemp" par Lyster H. Dewey pp. 283-346. United States Government Department
of Agriculture, 1913.
"L’empereur est nu : Une Histoire du Cannabis et de sa Prohibition" par Jack Herer. Les éditions du Lézard 1993 - ISBN 2950726410.
"The Marijuana Farmers" par Jack Frazier. Solar Age Press New Orleans,
1972.
2. Qu’est-ce que le cannabis ?
"Hemp, Life-line to the Future" par Chris Conrad.
"Le cannabis" par Denis Richard et Jean-Louis Senon. Que sais-je ? n° 3084. Presse universitaire de France, 1997 - ISBN 2 13 047545 0.
3. D’ou vient le mot marijuana ?
"L’empereur est nu : Une Histoire du Cannabis et de sa Prohibition" par Jack Herer. Les éditions du Lézard 1993 - ISBN 2950726410.
Le chanvre peut être cultivé légalement
"Hemp, Life-line to the Future" par Chris Conrad.
La culture commerciale numéro 1
"Drugs, Crime and the Justice System". United States Government Printing Office Washington, DC. Décembre, 1992.
"Information Please Almanac". Simon and Schuster New York, 1993.
4. Comment peut-on utiliser le chanvre comme nourriture ?
Protéines
A.J. St-Angelo, E.J. Conkerton, J.M. Dechary, A.M. Altschul dans "Biochimica et Biophysica Acta" Vol. 121 pp. 181. 1966.
A.J. St-Angelo, L.Y. Yatsu, A.M. Altschul dans "Archives of Biochemistry and Biophysics" Vol. 124 pp. 199-205. 1966.
"Chromatography of Edestine at 50 Degrees" par D.M. Stockwell, J.M. Dechary, A.M. Altschul dans "Biochimica et Biophysica Acta" Vol. 82 pp. 221. 1964.
Huile qui fournit les acides gras essentiels
"Fats that Heal, Fats that Kill" par Udo Erasmus.
"Hemp-seed Oil Compared with Other Common Vegetable Oils" par Gerald X. Diamond in "Cannabis Hemp Information Kit".
"Therapeutic Hemp Oil" par Andrew Weil M.D. dans "Natural Health" Mars/Avril, 1993.
5. Quels sont les avantages du chanvre comparativement aux autres cultures ?
"Hemp" par Lyster H. Dewey pp. 283-346. United States Government Department of Agriculture, 1913.
"L’empereur est nu : Une Histoire du Cannabis et de sa Prohibition" par Jack Herer. Les éditions du Lézard 1993 - ISBN 2950726410.
6. Est-ce que le chanvre est mondialement compétitif comme source de protéines ?
Chanvre contre soja
"Hemp" par Lyster H. Dewey pp. 283-346. United States Government Department of Agriculture, 1913.
"Chromatography of Edestine at 50 Degrees" par D. M. Stockwell, J.M. Dechary, A.M. Altschul dans "Biochimica et Biophysica Acta" Vol. 82 pp. 221. éd. 1964.
Résistance aux rayons UV-B
"UV-B Effects on Terrestrial Plants" par Manfred Tevinie, Alan H.Teremura dans "Photochemistry and Photobiology" Vol. 50 N° 4 pp.479-487. Pergamon Press Oxford, New York, 1989.
7. Comment peut-on utiliser le chanvre pour fabriquer du textile ?
"Hemp, Flax, Jute, Ramie, Kenaf and Other Industrial Fibers a Comparison of Properties and Applications" par Gerald X. Diamond dans "Cannabis Hemp Information Kit". Washington Citizens for Drug Policy Reform.
"Hemp" par Lyster H. Dewey pp. 283-346. United States Government Department of Agriculture, 1913.
"L’empereur est nu : Une Histoire du Cannabis et de sa Prohibition" par Jack Herer. Les éditions du Lézard 1993 - ISBN 2950726410.
"The Marijuana Farmers" par Jack Frazier. Solar Age Press New Orleans, 1972.
8. Pourquoi est-ce mieux que le coton ?
"Hemp, Flax, Jute, Ramie, Kenaf and Other Industrial Fibers a Comparison of Properties and Applications" par Gerald X. Diamond dans "Cannabis Hemp Information Kit". Washington Citizens for Drug Policy Reform.
9. Comment peut-on utiliser le chanvre pour faire du papier ?
"It’s Time to Reconsider Hemp" par Jim Young dans "Pulp & Paper" pp. 7. Juin, 1991.
"Hemp Variations as Pulp Source Researched in the Netherlands" par E.P.M. de Meijer dans "Pulp & Paper" pp. 41-42. Juillet, 1993.
"The Manufacture of Paper from Hemp Hurds" par Jason L. Merril dans "USDA Bulletin/ Yearbook of the United States Department of Agriculture" N° 404 pp. 7-25. United States Government Department of Agriculture.
10. Pourquoi ne peut-on pas continuer à utiliser les arbres ?
"The Production and Handling of Hemp Hurds" par Lyster H. Dewey dans "USDA Bulletin" N° 404 pp. 1-6. United States Government Department of Agriculture.
"Hemp" par Lyster H. Dewey pp. 283-346. United States Government Department of Agriculture, 1913.
11. Comment peut-on utiliser le chanvre comme carburant ?
"Farming For Fuel" par Folke Dovring.
"Pretreatment Research Overview" par K. Grohmann, R. Torget, M. Himmel dans "The DOE SERI Ethanol From Biomass Program". United States Government Department of Energy.
"Overview : The DOE SERI Ethanol From Biomass Program" par C.E. Wyman. United States Government Department of Energy.
12. Pourquoi est-ce mieux que le pétrole ?
"Towards a Green Economy" par Lynn Osburn (pamphlet)
13. Comment peut-on utiliser le chanvre comme médicament ?
"Cannabis, la Médecine Interdite" par Lester Grinspoon M.D. et James B. Bakalar. 2000 - ASIN 2910718255.
"Le cannabis", par Denis Richard et Jean-Louis Senon. Que sais-je ? n° 3084. Presse universitaire de France, 1997 - ISBN 2 13 047545 0.
"Therapeutic Issues of Marijuana and THC (Tetrahydrocannabinol)" par J.Thomas Ungerieder, Therese Andrysiak dans "The International Journal of the Addictions" Vol. 20 pp. 691-699. éd. M. Dekker New York, 1985.
14. Qu’est-ce qu’il y a de dangereux avec les médicaments ?
"Cannabis, la Médecine Interdite" par Lester Grinspoon M.D. et James B. Bakalar. 2000 - ASIN 2910718255
15. Quelles sont les autres utilisations du chanvre ?
"L’empereur est nu : Une Histoire du Cannabis et de sa Prohibition" par Jack Herer. Les éditions du Lézard 1993 -ISBN 2950726410.
1. Comment et pourquoi le chanvre est-il devenu illégal ?
"Drugs and minority oppression" par John Helmer. Seabury Press New York, 1975.
"L’empereur est nu : Une Histoire du Cannabis et de sa Prohibition" par Jack Herer. Les éditions du Lézard 1993 -ISBN 2950726410.
2. OK, alors qu’est-ce que ces histoires ont à voir avec le chanvre ?
"The Manufacture of Paper from Hemp Hurds" par Jason L.Merril dans "USDA Bulletin/Yearbook of the United States Department of Agriculture" n° 404 pp. 7-25. United States Government Department of Agriculture.
"New Billion-Dollar Crop" dans "Popular Mechanics" Février, 1938.
"Flax and Hemp From the Seed to the Loom" par George A. Lower dans "Mechanical Engineering" Février, 1937.
3. Vous voulez me faire croire qu’ils n’ont pas pensé voter une meilleure loi qui interdit le cannabis et permet l’utilisation commerciale du chanvre ?
"Hemp, Life-line to the Future" par Chris Conrad.
"L’empereur est nu : Une Histoire du Cannabis et de sa Prohibition" par Jack Herer. Les éditions du Lézard 1993 - ISBN 2950726410.
"New Billion-Dollar Crop" dans "Popular Mechanics". Février, 1938.
"Flax and Hemp From the Seed to the Loom" par George A. Lower dans "Mechanical Engineering" Février, 1937.
4. N’y a-t-il pas une leçon à tirer de tout cela ?
"Manufacturing Consent" par Noam Chomsky.
"Marijuana Laws : A Need for Reform" par Roger Allan Glasgow dans "Arkansas Law review" Vol. 22 N° 340 pp. 359-375.
1. Est-ce que le cannabis reste dans les cellules adipeuses et fait planer pendant des mois ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.
"Marijuana Chemistry Genetics, Processing, and Potency" par Michael Starks. Ronin Inc., 1990.
"Marijuana Cannabinoids Neurobiology and Neurophysiology" éd. Laura Murphy, Andrzej Bartke éd.. CRC Press Boca Raton, FL, 1992.
2. Mais... Le cannabis aujourd’hui est-il beaucoup plus puissant que dans les années soixante ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.
"Cannabis 1988. Old Drug, New Dangers The PotencyDebate" par Todd H. Mikuriya M.D., MichaelR. Aldrich Ph.D. dans"Journal of PsychoactiveDrugs" Vol. 20 N° 1 pp. 47-55. Haight-Ashbury. Publications en association avec le Haight-Ashbury FreeMedicalClinicSan Francisco, Calif. Janvier, Mars,1988.
3a. Est-ce que le cannabis causedes lésions cérébrales ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. EditionsGeorg,2000-ISBN2-8257-0690-6.
"TheChronic CerebralEffectsofCannabisUseI Methodological Issues and Neurological Findings" par Renée C. Wert Ph.D., Michael L. Raulin Ph.D Vol. 21 N° 6 pp. 605-628. 1986.
"The Chronic Cerebral Effects of Cannabis Use II Psychological Findings and Conclusions" par Renée C. Wert Ph.D., MichaelL. Raulin Ph.D Vol. 21 N° 6 pp. 629-642. 1986.
"Neurotoxicityof Cannabis and THC A Review of Chronic Exposure Studies in Animals" par Andrew C. Scallet in"Pharmacology, Biochemistry & Behavior" Vol.40 pp. 671-676. 1991.
"Chronic Marijuana Smoke Exposure in the Rhesus Monkey IV Neurochemical Effects and Comparison toAcute and Chronic Exposure to Delta-9-Tetrahydrocannabinol(THC) in Rats" par Syed F. Ali, Glenn D. Newport, Andrew C. Scallet, Merle G. Paule, John R. Bailey, William Slikker Jr, "Pharmacology,Biochemistry & Behavior" Vol. 40 pp. 677-682. 1991.
"Behavioral,Neurochemical, and NeurohistologicalEffects of Chronic Marijuana Smoke Exposure in the Nonhuman Primate" par William Slikker Jr. et al. dans "Marijuana Cannabinoids Neurobiology and Neurophysiology" Laura Murphy, Andrzej Bartke éd.CRCPressBocaRaton,FL,1992.
Les études suivantes ont été jugées imparfaites
"Effects of Cannabis Sativa on Ultrastructure of the Synapse in Monkey Brain" par J. W. Harper, R. G. Heath, W. A. Myers dans "Journal of Neuroscience Research" Vol. 3 pp. 87-93. 1977.
"Chronic Marihuana Smoking Its Effects on Function and Structure of the Primate Brain" par R. G. Heath, A. T. Fitzjarrell, R. E. Garey, W. A. Myers dans "Marihuana : Biological Effects Analysis, Metabolism, Cellular Responses, Reproduction and Brain" Gabriel G. Nahas, W. D. M. Paton éd. Pergamon Press Oxford, 1979.
"Cannabis Sativa Effects on Brain Function and Ultrastructure in Rhesus Monkeys" par R. G. Heath, A. T. Fitzjarrell, C. J. Fontana, R. E. Garey dans "Biological Psychiatry" Vol. 15 pp. 657-690. 1980.
D.A.R.E. dit que le cannabis détruit les cellules du cerveau
Manuel d’entraînement des officiers de DARE, section T page 5.
3b. S’il ne détruit pas les cellules du cerveau, comment est-ce que ça fait planer ?
"Structure of a Cannabinoid Receptor" par L. A. Matsuda , S. J.Lolait , M. J. Browstein, A. C. Young, T. I. Bonner dans "Nature" Vol.346 N° 6824 pp. 561-564. Août, 1990.
Le cannabis n’use pas ses récepteurs
"Chronic Exposure to Delta-9-Tetrahydrocannabinol Fails to Irreversibly Alter Brain Cannabinoid Receptors" par Tracy M. Westlake, Allyn C. Howlett, Syed F. Ali, Merle G. Paule, Andrew C. Scallet, William Slikker Jr. dans "Brain Research" Vol. 544 pp. 145-149. 1991.
4. Les gens meurent-ils en fumant du cannabis ?
Bureau des Statistiques de Mortalité, 1988. "In the Matter of Marijuana Rescheduling Petition : Opinion and Recommended Ruling, Findings of Fact, Conclusions of Law and Decision of Administrative Law Judge Francis L. Young" par Hon. Francis L. Young. Septembre, 1988.
Les réactions allergiques sont rares
"Marijuana and Immunity" par Leo E. Hollister M.D. dans "Journal of Psychoactive Drugs" Vol. 24 N° 2 pp. 159-164. Haight-Ashbury. Publications en association avec le Haight-Ashbury Free Medical Clinic San Francisco, Calif. : Avril, Juin, 1992.
6a. Est-ce que le cannabis va rendre mon copain psychopathe ?
"Le cannabis", par Denis Richard et Jean-Louis Senon. Que sais-je ? n° 3084. Presse universitaire de France, 1997 - ISBN 2 13 047545 0.
"A Brief, Critical Look at Cannabis Psychosis" par Amit Basu dans "The International Journal on Drug Policy" Vol. 3 pp. 126-127. 1992.
6b. Les fumeurs de cannabis sont-ils en marge de la société ?
"Adolescent Drug Use and Psychological Health" par Jonathan Shedler, Jack Block dans "American Psychologist" Vol. 45 N° 5 pp. 612-630.
"Substance Use and Abuse Among Teenagers" par Michael D. Newcomb, Peter M. Bentler dans "American Psychologist" Vol. 44 N° 2 pp. 242-248. 1989.
"Cognitive Motivations for Drug Use Among Adolescents Longitudinal Tests of Gender Differences and Predictors of Change in Drug Use" par Michael D. Newcomb, Chih Ping Chou, P. M. Bentler, G. J. Huba dans "Journal of Counseling Psychology" Vol. 35 N° 4 pp. 426-438. American Psychological Association Washington, DC, 1988.
"Personality Characteristics of Adolescent Marijuana Users" par John E. Mayer, Jeffrey D. Ligman dans "Adolescence" Vol. 24 N° 96 pp. 965-976. 1989.
"Cannabis Use and Sensation Seeking Orientation" par K. Paul Satinder, Alexander Black dans "The Journal of Psychology" Vol. 166 pp. 101-105. Journal Press Provincetown, MA, 1984.
7. Est-ce que c’est vrai que le cannabis rend paresseux et sans motivation ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.
Etudes de l’armée Américaine
"Behavioral and Biological Concomitants of Chronic Marijuana Use" par Dr. Jack H. Mendelson 1974.
Le syndrome de démotivation chez les adolescents
"Chronic Marijuana Smoke Exposure in the Rhesus Monkey II Effects on Progressive Ratio and Conditioned Position Responding" par Merle G. Paule, Richard R. Allen, John R. Bailey, Andrew C. Scallet, Syed F. Ali, Roger M. Brown, William Slikker Jr. dans "The Journal of Pharmacology and Experimental Therapeutics" Vol. 260 pp. 210-222.
"Up in Smoke Arkansas Study Raises Doubts About Marijuana Risks" par Mara Leveritt dans "Arkansas Times" pp. 11-12. Septembre 16, 1993.
L’utilisation du cannabis et des autres drogues au travail
"Working Men and Ganja Marijuana Use in Rural Jamaica Melanie Creagan Dreher" par Melanie Creagan Dreher. Institute for the Study of Human Issues Philadelphia, 1982.
"The working addict David Caplovitz" par David Caplovitz. M. E. Sharpe, White Plains, NY, 1976.
8. Le cannabis est-il une porte ouverte vers les autres drogues ? Mène-t-il à la consommation de drogues plus fortes ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.
"Who Says Marijuana Use Leads to Heroin Addiction ?" par Jerry Mandel dans "Journal of Secondary Education" Vol. 43 N° 5 pp. 211-217. California Association of Secondary School Administrators Burlingame, CA.
"Marihuana reconsidered" par Lester Grinspoon M.D. Harvard University Press, Cambridge, MA, 1977.
9a. Je ne veux pas que les mineurs puissent fumer du cannabis. Comment puis-je les en empêcher ?
"Du Chocolat à la Morphine - Tout ce que vous avez besoin de savoir sur les drogues et qu’on a jamais osé vous dire..." par Andrew Weil et Winifred Rosen (un bon livre sur les drogues pour les parents et les enfants) - Les éditions du Lézard, 1994 - ISBN 2-9507264-7-X.
9b. Les enfants vont-ils pouvoir voler les plants de marijuana que les gens cultivent ?
Le chanvre industriel contient très peu de THC
"Hemp Variations as Pulp Source Researched in the Netherlands" par E. P. M. de Meijer dans "Pulp & Paper" pp. 41-42. Juillet, 1993.
10a. Hé, savez-vous que le cannabis fait baisser la quantité de testostérone chez les adolescents, causant divers problèmes de développement mental et physique ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.
"Behavioral, Neurochemical, and Neurohistological Effects of Chronic Marijuana Smoke Exposure in the Nonhuman Primate" par William Slikker Jr. et al. dans "Marijuana Cannabinoids Neurobiology and Neurophysiology". Laura Murphy, Andrzej Bartke éd. CRC Press Boca Raton, FL, 1992.
10b. Le cannabis réduit-il la quantité de spermatozoïdes chez les grands consommateurs ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.
"Marihuana A Signal of Misunderstanding". U.S. Government Printing Office Washington, 1972.
10c. J’ai entendu dire que l’utilisation du cannabis chez les adolescentes affecte la production des hormones, le cycle menstruel, et la fertilité. Est-ce vrai ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.
"Marihuana A Signal of Misunderstanding". U.S. Government Printing Office Washington, 1972.
11. Est-ce que fumer du cannabis est pire que fumer une cigarette ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.
"Pulmonary Hazards of Smoking Marijuana as Compared with Tobacco" par Tzu Chin Wu, Donald P. Tashkin, Behnam Djahed , Jed E. Rose in "New England Journal of Medicine" Vol. 318 N° 6 pp. 347-351. 1988.
Les cigarettes légères sont aussi cancérigènes
"The Association of Lung Cancer with Tar Content of Cigarettes" par Franz P. Reichsman, 1980. (Thèse)
Les lésions des poumons provoquées par la fumée
"Marijuana Exposure and Pulmonary Alterations in Primates" par Suzanne E. G. Fligiel, Ted F. Beals, Donald P. Tashkin, Merle G. Paule, Andrew C. Scallet, Syed F. Ali, John R. Bailey, William Slikker Jr. dans "Pharmacology, Biochemistry & Behavior" Vol. 40 N° 3 pp. 637-642. éd. 1991.
"Chronic Marijuana Smoke Alters Alveolar Macrophage Morphology and Protein Expression" par Guy A. Cabral, Amy L. Stinnet, John Bailey, Syed F. Ali, Merle G. Paul, Andrew C. Scallet, William Slikker Jr., dans "Physiology, Biochemistry and Behavior" Vol. 40 pp. 643-649. éd. 1991.
Lead 210 et N-Nitrosamine dans le tabac
Joseph DiFranza dans NEJM Vol. 306 N° 6. Février, 1982. Réponses dans Vol. 307 N° 5. Juillet, 1982.12.
12. Les enfants nés de mère consommatrice de cannabis souffrent-ils du "Syndrome Foetal du Cannabis" ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.
"La dangerosité des drogues - Rapport au secrétariat d’état à la santé", par Bernard Roques. Editions Odile Jacob, La Documentation Française, 1999 - ISBN 2-7381-0657-9.
"Le cannabis", par Denis Richard et Jean-Louis Senon. Que sais-je ? n° 3084. Presse universitaire de France, 1997 - ISBN 2 13 047545 0.
"Effects of Prenatal Exposure to Cannabinoids" par Ernest L. Abel dans "Current Reasearch on the Consequences of Maternal Drug Abuse" Theodore M. Pinkert éd. NIDA Research monograph #59.
"The Effects of Early Marijuana Exposure" par Ernest L. Abel, Gary A.Rockwood, Edward P. Riley dans "Handbook of teratology" pp. 267-288.
Étude Jamaïcaine
"Prenatal Marijuana Exposure and Neonatal Outcomes dans Jamaica An Ethnographic Study" par Melanie C. Dreher, Kevin Nugent, Rebekah Hudgins dans "Pediatrics" Vol. 93 N° 2 pp. 254-260. Février,1994.
Exposition du foetus au THC
"Placental Transfer and Fetal Disposition of Delta-9-Tetrahydrocannabinol (THC) During Late Pregnancy in the Rhesus Monkey" par William Slikker Jr, H. C. Cunny, J. R. Bailey, M. G. Paule pp. 97-102.
"The Influence of Anesthesia, Pregnancy, and Sex on the Plasma Disposition of Delta-9-Tetrahydrocannabinol and 11-nor-9-carboxy-delta-9-Tetrahydrocannabinol in the Rhesus Monkey" par Merle G. Paule, John R. Bailey, William Slikker Jr. pp. 315-320. ed. pub.
13. Le cannabis cause-t-il beaucoup d’accidents de la route ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.
NHTSA étude statistique, pub. 1992
NHTSA étude Amsterdam, pub. 1994
Etude statistique australienne, pub. 1993
14. N’avez-vous pas peur que tout le monde devienne dépendant ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.
"La dangerosité des drogues - Rapport au secrétariat d’état à la santé", par Bernard Roques. Editions Odile Jacob, La Documentation Française, 1999 - ISBN 2-7381-0657-9.
"Le cannabis", par Denis Richard et Jean-Louis Senon. Que sais-je ? n° 3084. Presse universitaire de France, 1997 - ISBN 2 13 047545 0.
"Behavioral, Neurochemical, and Neurohistological Effects of Chronic Marijuana Smoke Exposure in the Nonhuman Primate" par William Slikker Jr. et al. dans "Marijuana Cannabinoids Neurobiology and Neurophysiology" Laura Murphy, Andrzej Bartke ed. pub. CRC Press Boca Raton, FL, 1992.
"Marihuana A Signal of Misunderstanding" pub. U.S. Government Office Washington, 1972.
"The Marijuana Problem in the City of New York" (Commision Laguardia sur la Marijuana. Le texte de la décision existe en trois volumes, intitulés "The Marijuana Papers").
"Marihuana reconsidered" par Lester Grinspoon M.D. 1928- . Harvard University Press Cambridge, MA, 1977.
15a. Est-ce une bonne idée de contrôler la présence de marijuana dans l’urine en entreprise...
"Applicant Testing For Drug Use A Policy and Legal Inquiry" par Jonathan V. Holtzman dans "William and Mary Law Review" Vol. 33 pp. 47-93. 1991.
15b. Est-ce que toute cette histoire en vaut vraiment la peine, en tout cas, pour réduire ...
"Social Behavior, Public Policy, and Non-harmful Drug Use" par Charles Winick dans "The Milbank Quarterly" Vol. 69 Iss. 3 pp. 437-459. publié pour le Milbank Memorial Fund Cambridge University Press New York, NY, 1991.
16. Ne vaut-il mieux pas emprisonner tous les consommateurs ?
"Drugs, Crime and the Justice System" pub. United States Government Printing Office Washington, DC December, 1992.
"The State of Criminal Justice, an annual report" par l’American Bar Association, 1993 pub. U.S. Government.
"Social Behavior, Public Policy, and Non-harmful Drug Use" par Charles Winick dans "The Milbank Quarterly" Vol. 69 Iss. 3 pp. 437-459. publié pour le Milbank Memorial Fund Cambridge University Press New York, NY, 1991.
17. J’ai entendu dire qu’il y a plus de 400 produits chimiques dans le cannabis...
"La dangerosité des drogues - Rapport au secrétariat d’état à la santé", par Bernard Roques. Editions Odile Jacob, La Documentation Française, 1999 - ISBN 2-7381-0657-9.
"Le cannabis", par Denis Richard et Jean-Louis Senon. Que sais-je ? n° 3084. Presse universitaire de France, 1997 - ISBN 2 13 047545 0.
800 produits chimiques dans le café
"Too Many Rodent Carcinogens Mitogenesis Increases Mutagenesis" par B. N. Ames, L. S. Gold dans "Science" Vol. 149 pp. 971. ed. pub., 1990.
Autres cannabinoïdes
"Cannabis, la Médecine Interdite" par Lester Grinspoon M.D. et James B. Bakalar. 2000 - ASIN : 2910718255.
"Marijuana Chemistry Genetics, Processing, and Potency" par Michael Starks pub. Ronin Inc., 1990.
18. Est-ce que cette drogue affaiblit mon système immunitaire...
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.
Macrophages du foi
"Delta-9-tetrahydrocannabinol A Novel Treatment for Experimental Autoimmune Encephalitis" par W. D. Lyman, J. R. Sonett, C. F. Brosnan, R. Elkin, M. B. Bornstein dans "Journal of Neuroimmunology" Vol. 23 pp. 73-81. 1989.
Macrophages des poumons et autres cellules
"Chronic Marijuana Smoke Alters Alveolar Macrophage Morphology and Protein Expression" par Guy A. Cabral, Amy L. Stinnet, John Bailey, Syed F. Ali, Merle G. Paul, Andrew C. Scallet, William Slikker Jr, 1991.
Vue d’ensemble
"Marijuana and Immunity" par Leo E. Hollister M.D. dans "Journal of Psychoactive Drugs" Vol. 24 Iss. 2 pp. 159-164. pub. Haight-Ashbury Publications en association avec Haight-Ashbury Free Medical Clinic San Francisco, Calif. April,June, 1992.
Carlton Turner
"Official Corruption Carton Turner" par Jack Herer dans "L’empereur est nu : Une Histoire du Cannabis et de sa Prohibition". Les éditions du Lézard 1993 -ISBN 2950726410.












