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Questions les plus posées sur le chanvre / cannabis

Ce document a été traduit librement de l’Anglais. Ces informations sont primordiales et doivent être distribuées et consultées ! Si des erreurs se sont glissées, merci de nous en faire part.

Sommaire

  • 1) QUELLES-SONT CES HISTOIRES À PROPOS DU CHANVRE ?
    1. Qu’est-ce que le chanvre ?
    2. Qu’est-ce que le cannabis ?
    3. D’où vient le mot marijuana ?
    4. Comment peut-on utiliser le chanvre comme nourriture ?
    5. Quels sont les avantages du chanvre comparativement aux autres cultures ?
    6. Est-ce que le chanvre est mondialement compétitif comme source de protéines ?
    7. Comment peut-on utiliser le chanvre pour fabriquer du textile ?
    8. Pourquoi est-ce mieux que le coton ?
    9. Comment peut-on utiliser le chanvre pour faire du papier ?
    10. Pourquoi ne peut-on pas continuer à utiliser les arbres ?
    11. Comment peut-on utiliser le chanvre comme carburant ?
    12. Pourquoi est-ce mieux que le pétrole ?
    13. Comment peut-on utiliser le chanvre comme médicament ?
    14. Qu’y a-t-il de dangereux avec les médicaments ?
    15. Quelles sont les autres utilisations du chanvre ?
  • 2) POURQUOI LA PROHIBITION ?
    1. Comment et pourquoi le chanvre est-il devenu illégal ?
    2. OK, alors qu’est-ce que ces histoires ont à voir avec le chanvre ?
    3. Vous voulez me faire croire qu’ils n’ont pas pensé à voter une meilleure loi, qui interdit le cannabis et permet l’utilisation commerciale du chanvre ?
    4. N’y a-t-il pas une leçon à tirer de tout cela ?
  • 3) QU’EST-CE QUE C’EST ?, QU’EST-CE QUE CE N’EST PAS ?
    1. Est-ce que le cannabis reste dans les cellules adipeuses et fait planer pendant des mois ?
    2. Mais... Le cannabis aujourd’hui est-il beaucoup plus puissant que dans les années soixante ? (Ou, plus souvent : le cannabis est 10 fois plus puissant que dans les années soixante !)
    3a. Est-ce que le cannabis cause des lésions cérébrales ?
    3b. S’il ne détruit pas les cellules du cerveau, comment est-ce que ça fait planer ?
    4. Les gens meurent-ils en fumant du cannabis ?
    5. J’oubliais, est-ce que le cannabis cause des lésions cérébrales à court terme ?
    6a. Est-ce que le cannabis va rendre mon copain psychopathe ?
    6b. Les fumeurs de cannabis sont-ils en marge de la société ?
    7. Est-ce vrai que le cannabis rend paresseux et sans motivation ?
    8. Le cannabis est-il une porte ouverte vers les autres drogues ? Mène-t-il à la consommation de drogues plus fortes ?
    9a. Je ne veux pas que les mineurs fument du cannabis. Comment puis-je les en empêcher ?
    9b. Les enfants vont-ils pouvoir voler les plants de marijuana que les gens cultivent ?
    10a. Hé, savez-vous que le cannabis fait baisser la quantité de testostérone chez les adolescents, causant divers problèmes de développement mental et physique ?
    10b. Le cannabis réduit-il la quantité de spermatozoïdes chez les grands consommateurs ?
    10c. J’ai entendu dire que l’utilisation du cannabis chez les adolescentes affecte la production des hormones, le cycle menstruel, et la fertilité. Est-ce vrai ?
    11. Est-ce que fumer du cannabis est pire que fumer une cigarette ?
    12. Les enfants nés de mère consommatrice de cannabis souffrent-ils du "Syndrome Foetal du Cannabis" ?
    13. Le cannabis cause-t-il beaucoup d’accidents de la route ?
    14. N’avez-vous pas peur que tout le monde devienne dépendant ?
    15a. Est-ce une bonne idée de contrôler la présence de marijuana dans l’urine en entreprise ? Je veux être sur que mon entreprise est bien gérée.
    15b. Est-ce que toute cette histoire en vaut vraiment la peine, en tout cas, pour réduire les risques d’accidents et les coûts de santé ?
    16. Ne vaut-il mieux pas emprisonner tous les consommateurs ?
    17. J’ai entendu dire qu’il y a plus de 400 produits chimiques dans le cannabis... Alors...?
    18. Est-ce que cette drogue affaiblit mon système immunitaire, et si oui est-il plus facile d’attraper un rhume ?
  • 4) POURQUOI EST-CE TOUJOURS ILLÉGAL ?
    1. Pourquoi est-ce TOUJOURS illégal ?
    2. Qu’est-ce que je peux faire pour apporter un peu de sens aux lois contre le cannabis ?
    3a. Où puis-je avoir plus d’informations ?
    3b. Hum, je viens juste de me rappeler que je suis un nul des ordinateurs. Y a-t-il des bons livres que je pourrais trouver à la place ?
    4. Avez-vous quelques conseils pour ceux qui veulent organiser leurs propres groupes ?
  • 5) RESSOURCES PAR ORDRE DE QUESTIONS

1) QUELLES-SONT CES HISTOIRES À PROPOS DU CHANVRE ?

1. Qu’est-ce que le chanvre ?
CHANVRE n.m. (gr. Kannabis). 1- Plante annuelle à feuilles palmées, cultivée pour sa tige, qui fournit une excellente fibre textile, et pour ses graines dont on fait de l’huile. (Famille des cannabinacées.). Chanvre indien : variété de chanvre. 2- Filasse retirée du chanvre par les opérations de rouissage, de broyage et de teillage  ; textile fait de cette matière. Petit Larousse 1989.
Le chanvre est la plante appelée "Cannabis sativa L." Plusieurs variétés de plantes s’appellent également chanvre, mais le chanvre-cannabis est la plus utilisée de toutes. En fait, "cannabis sativa" signifie "chanvre" (cannabis) "utile" (sativa).
Le chanvre est une plante résistante, utilisée dans plusieurs buts depuis la préhistoire. Sa fibre est le produit le plus connu. Le mot chanvre peut aussi désigner la corde ou la ficelle fabriquée à partir de la plante, ainsi que la tige qui les produit.

2. Qu’est-ce que le cannabis ?
CANNABIS n.m. (mot latin, chanvre). Chanvre indien. Petit Larousse 1989.
Le cannabis est la plus résistante des plantes. Il produit le plus solide des textiles, que l’on appelle "canevas". (Le canevas était le seul textile qui ne pourrissait pas au contact de l’eau salée, et il a été largement utilisé pour fabriquer des voiles pour la marine). La plante du cannabis fournit aussi trois autres produits essentiels que les autres plantes ne produisent pas : des graines, de la pulpe et une substance thérapeutique.
La pulpe est utilisée comme carburant et pour fabriquer du papier. Les graines conviennent à l’homme et aux animaux comme nourriture. L’huile extraite des graines peut être utilisée comme base pour la peinture et pour les vernis. Une préparation à partir de la résine provenant des fleurs et des feuilles de la plante du chanvre donne un médicament qui peut être utilisé à différentes fins.

3. D’où vient le mot marijuana ?
Le mot "marijuana" est de l’argot Mexicain, devenu populaire en Amérique dans les années 30, lorsque les médias et le gouvernement ont utilisé une succession de plans pour l’interdire. On fait aujourd’hui référence à cette période comme le "Reefer Madness Movement", dont la stratégie était de décrire le cannabis comme une “herbe maléfique” qui entraîne la folie, la mort et la dépravation morale de la jeunesse. Ce “nouveau danger” fut alors appelé “marijuana”. Si on avait dit que cette dernière était en fait le bon vieux chanvre que tout le monde connaissait, la campagne de calomnie n’aurait eu aucun succès.
Aujourd’hui, aux États-Unis, il est légal de posséder les racines et la tige du chanvre. Personne ne sera arrêté pour porter des vêtements en chanvre ou utiliser du papier de chanvre. Il est aussi légal de posséder des graines et de les consommer, mais seulement si elles sont stérilisées (n’ont pas atteint la maturité). Par contre, il est illégal de posséder les fleurs et les feuilles de cannabis, et il existe des amendes très élevées et des peines d’emprisonnement pour possession de cannabis.
Puisqu’il n’est pas possible de cultiver du chanvre sans être en possession de cannabis (feuilles), les États-Unis ne produisent aucun produit de chanvre industriel et ils doivent les importer, ou plus souvent les remplacer (il est possible de faire pousser du chanvre légalement, mais cela implique une requête auprès de la Drug Enforcement Administration, et elle attribue très rarement des autorisations). Toutefois, cela ne semble pas empêcher la production et l’utilisation du cannabis. Dans plusieurs états des États-Unis, le cannabis est la culture qui rapporte le plus, entre autres parce que les prix montent en flèche sur le marché noir.

4. Comment peut-on utiliser le chanvre comme nourriture ?
Les graines de chanvre contiennent 30% d’huile et elles sont une source très importante de protéines et d’acides gras essentiels. Plusieurs peuples ont cultivé du chanvre surtout pour ses graines, la plupart le mange comme du gruau. Au Moyen-Age, le gruau était considéré comme la "soupe du pauvre", les gens nobles le dédaignaient. Néanmoins, la soupe au chanvre renforçait si bien le système immunitaire des pauvres qu’ils résistaient mieux aux épidémies de peste que les classes plus aisées.
Les protéines contenues dans les graines de chanvre ressemblent énormément aux protéines que l’on trouve dans le sang humain. Elles sont très faciles à digérer. Plusieurs personnes ayant des difficultés de digestion se voient prescrire des graines de chanvre par leur médecin. Elle a été appelée "édestine" et elle était utilisée par les scientifiques comme un modèle de protéine végétale.
Les acides gras essentiels sont appelés ainsi parce qu’ils sont indispensables au métabolisme humain. L’organisme ne peut pas les synthétiser lui-même, ils doivent donc être contenus dans la nourriture humaine. Les graines de chanvre sont une source optimale d’acides gras essentiels. En complément d’une alimentation équilibrée, ils réduisent le risque de maladies cardio-vasculaires. Les graines de chanvre apportent au corps humain les acides gras essentiels. Elles sont les seules graines qui contiennent de l’huile avec presque pas d’acides gras saturés. C’est grâce à cette huile que les oiseaux, qui mangent des graines de chanvre, vivent plus longtemps.
Avec les graines de chanvre, les végétariens peuvent vivre et manger pratiquement sans graisses saturées. Une poignée de graines de chanvre par jour suffit à couvrir les besoins en protéines et en acides gras essentiels d’un adulte.
Les feuilles peuvent être consommées comme fibres alimentaires, elles n’ont pas d’effet psychotrope, de même que les graines.

5. Quels sont les avantages du chanvre comparativement aux autres cultures ?
Le chanvre ne nécessite pas de pesticides, ni d’herbicides et il pousse presque n’importe où. Il résiste également aux insectes nuisibles. Les racines du chanvre poussent en profondeur, ce qui est très bon pour le sol - en même temps, la plante pousse très rapidement en hauteur, son ombre empêche la croissance de mauvaises herbes. Et lorsque les feuilles tombent, les minéraux et le nitrogène retournent dans le sol. Le chanvre peut être cultivé sur le même terrain pendant vingt ans sans dégradation notable du sol.
Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles il est préférable d’utiliser moins d’engrais artificiels et de produits chimiques dans l’agriculture. Moins nous les utilisons, mieux c’est. Grâce à sa résistance aux insectes nuisibles, le chanvre ne nécessite pas de pesticides et représente donc l’une des ressources les plus favorables pour l’environnement. Il améliore la qualité des sols au lieu de les détériorer tout en fournissant de très bonnes récoltes, utilisables à de nombreuses fins.

6. Et à propos du soja... Est-ce que le chanvre est mondialement compétitif comme source de protéines ?
Le chanvre ne produit pas tout à fait autant de protéines que le soja, mais les protéines des graines de chanvre sont de meilleure qualité. Le chanvre pourrait être la culture alimentaire du futur. De plus, le chanvre se cultive très facilement, et il résiste également aux rayons UV-B. Il sert en quelque sorte de protection contre les rayons du soleil à travers ce qui reste de la couche d’ozone. Le soja ne supporte pas très bien les rayons UV-B. Si la couche d’ozone diminue de 16%, ce qui est probable, la production de soja devrait chuter de près de 25 à 30%.
Nous devrons cultiver du chanvre ou nous mourrons de faim, et ce ne serait pas la première fois. Le chanvre a été utilisé pour sauver les populations en temps de famine. Malheureusement, à cause de plusieurs facteurs politiques, aujourd’hui les pays sous-développés ne peuvent pas profiter de cette culture. Parce que le gouvernement l’appelle "marijuana" et arrache les cultures. Dans d’autre pays, les fermiers sont trop occupés à faire pousser de la coca et à produire de la cocaïne et de l’héroïne pour le baron local de la drogue. C’est un triste constat. Heureusement, un jour les groupes pour la paix pourront enseigner les techniques modernes d’agriculture et mettre fin au manque de protéines dans le monde.

7. Comment peut-on utiliser le chanvre pour fabriquer du textile ?
La tige du chanvre se compose de deux parties appelées la fibre et la pulpe. La fibre du chanvre peut être transformée en à peu près n’importe quelle sorte de textile. Elle est très résistante. En fait, le premier jeans Levi’s était fait en chanvre justement pour cette raison. Comparativement à toutes les autres fibres naturelles, le chanvre répond à un plus grand nombre d’exigences.
Voici comment le chanvre est récolté : les graines sont plantées très serrées, ce qui permet une croissance en hauteur très rapide, le chanvre peut atteindre une taille de 4 m en une centaine de jours. On laisse pousser les plantes jusqu’à ce que les feuilles tombent. Le chanvre est ensuite coupé, puis laissé dans le champ pendant quelques temps pour être détrempé par la rosée. Il est retourné pour être exposé des deux côtés. Pendant cette période, la pulpe se ramollit et plusieurs minéraux retournent dans le sol. C’est le rouissage. Lorsque cette étape est terminée, une machine sépare la fibre et la pulpe (teillage). Nous avons la chance d’avoir des outils aujourd’hui, avant les hommes devaient réaliser cette étape à la main et cela prenait des heures de travail à se briser le dos.

8. Pourquoi est-ce mieux que le coton ?
Les textiles produits à partir du chanvre sont aussi doux que le coton et ils ont été beaucoup utilisés comme sous-vêtement par le passé. Mais les textiles de chanvre sont plus résistants, ils durent plus longtemps et ils ne se déforment pas.
Du point de vue de l’environnement, il vaut mieux cultiver du chanvre que du coton, surtout quand on sait comment le coton est cultivé aujourd’hui. Aux États-Unis, la culture du coton utilise la moitié du total des pesticides. (Oui, vous avez bien lu, la moitié du total des pesticides utilisée aux États-Unis l’est pour le coton.) La culture du coton est néfaste pour les sols et nécessite beaucoup d’engrais. Par contre, le chanvre améliore les sols et fournit en plus le double en quantité de fibres pour la même surface.

9. Comment peut-on utiliser le chanvre pour faire du papier ?
Les fibres de chanvre sont un matériau de base idéal pour la fabrication de papier. Le premier papier produit était fait de fibres. Il venait de l’ancienne Chine et il était fait de pur chanvre. Le papier produit à partir de chanvre est très fin, très lisse et très résistant - c’est pour cela que même de nos jours les billets de banque contiennent des fibres de chanvre. C’est seulement au milieu du 19e siècle que l’on commença à utiliser du bois comme matière première pour la production de papier, mais les fibres de bois doivent être traitées avec des produits chimiques pour obtenir du bon papier. Et c’est aussi la raison pour laquelle les bibliothèques se plaignent de la détérioration de livres précieux - mais seulement ceux imprimés après 1850 ! Les oeuvres plus anciennes résistent bien mieux au temps, car elles ont été imprimées sur du papier de chanvre. La bible de Luther par exemple a été imprimée sur du papier de chanvre, fabriqué sans produits chimiques et qui dure des milliers d’années.
Le problème avec le papier aujourd’hui est qu’il contient beaucoup trop de produits chimiques. Il faut des acides très puissants pour faire du papier de qualité (doux, résistant et blanc) à partir des arbres. Ces acides génèrent des produits chimiques très nocifs pour l’environnement. Les entreprises papetières font de leur mieux pour nettoyer ces résidus chimiques (on l’espère). Le chanvre offre la possibilité de produire du papier pour tous nos besoins, abordable et sain pour l’environnement parce qu’il ne nécessite pas autant de traitement chimique.
Par contre, c’est au consommateur de faire le bon choix ; ces dangereux produits chimiques peuvent aussi être utilisés avec le papier chanvre pour donner un produit un peu plus attrayant. Au lieu d’acheter le papier de toilette le plus éclatant et le plus blanc, nous devons penser à ce que nous faisons à la planète.
À cause des produits chimiques dans le papier d’aujourd’hui, ce papier va jaunir et se dégrader dès que les acides détruiront la pulpe. C’est pour cette raison que pour conserver leurs registres, les éditeurs, les bibliothèques et les archives doivent commander des papiers spéciaux, fabriqués sans acides, qui sont beaucoup plus chers. Le papier fait naturellement de chanvre est sans acides et dure éternellement.

10. Pourquoi ne peut-on pas continuer à utiliser les arbres ?
Les produits chimiques utilisés pour faire du papier avec de la pâte à papier chimique peuvent causer de sérieux problèmes pour l’avenir. Les environnementalistes se sont longtemps inquiété des effets de la dioxine et autres composants sur la nature et aussi sur l’homme. Outre la pollution causée par les produits chimiques, l’agriculture nous donne d’autres raisons d’utiliser plutôt le chanvre. La disparition des forêts de notre planète entraîne des problèmes climatiques graves. Le chanvre, comme plante annuelle, pourrait fournir quatre fois le volume de papier produit par le bois, sur la même surface.
On dit qu’un écureuil pouvait grimper en Nouvelle-Angleterre et se rendre jusqu’au fleuve Mississippi sans toucher le sol une seule fois. L’appétit des colons Européens pour le bois de chauffage et pour les terres cultivées y ont mis fin. Lorsque l’on a commencé à fabriquer du papier avec des arbres, et que c’est devenu une grosse industrie, le département de l’agriculture des États-Unis s’est s’inquiété de l’approvisionnement en arbres. Il a alors commencé à chercher de la pulpe de plante qui pourrait remplacer le bois. Aujourd’hui, il existe encore des conservateurs qui s’obstinent à dire qu’on n’a jamais eu autant de forêts. Ceci n’est ni vrai, ni réaliste, ni conservateur : cette statistique ne reflète pas la réalité. Une fois qu’une terre est dépourvue de ses arbres, il faut des décennies avant que la diversité biologique et les cycles naturels reviennent dans la forêt, et les terres des arbres de culture commerciale ne comptent tout simplement pas pour une forêt... Ce sont des terres de culture.
Comme on vient juste de le mentionner, plusieurs plantes ont été étudiées par le USDA (Département de l’Agriculture des États-Unis). Il y a le kenaf, plus approprié pour fabriquer du papier de qualité, mais le chanvre a un énorme avantage : sa robuste vitalité. Le chanvre produit d’énormes quantités en seulement trois mois de croissance. Quand il faut produire les immenses quantités de papier utilisées par les Américains, seul le chanvre peut concurrencer les arbres. En fait, d’après le calcul du USDA, en 1916 un âcre de chanvre équivalait à quatre âcres entiers de forêt. De plus, cet âcre de chanvre peut aussi produire du textile et du cordage en même temps.
Aujourd’hui, seulement 4% des anciennes forêts naturelles existent encore en Amérique. Et on parle de couper d’autres arbres pour construire des routes ! Est-ce que nos dirigeants vont un jour réaliser comment il serait facile de les sauver ?

11. Comment peut-on utiliser le chanvre comme carburant ?
Grâce à sa croissance rapide, le chanvre fournit une très grande quantité de biomasse qui peut être transformée en méthanol et en essence. Cette transformation s’appelle la "pyrolyse" - le méthanol est un très bon carburant. Le chanvre peut aussi produire de l’éthanol (alcool de fibres). Le gouvernement des Etats-Unis a développé une méthode pour la production d’essence à partir de biomasse contenant de la cellulose, le chanvre étant l’une des meilleures matières premières. Une autre façon d’utiliser le chanvre comme essence est d’utiliser l’huile des graines comme carburant pour les moteurs à diesel. L’huile de graines peut aussi être utilisée pour d’autres usages, mais on pourrait produire et presser suffisamment de graines de chanvre pour faire fonctionner des millions de véhicules.
Une autre façon d’utiliser le chanvre comme essence est d’utiliser l’huile contenue dans les graines. Des moteurs diesels peuvent fonctionner avec de l’huile pure de graines de chanvre pressées. Toutefois, cette huile est plus utile pour d’autres usages, même si on peut produire et presser

12. Pourquoi est-ce mieux que le pétrole ?
L’essence provenant de la biomasse est propre et pratiquement dépourvue de métaux et de soufre, elle cause donc moins de pollution de l’air que l’essence fossile que nous utilisons. Plus important encore, la combustion de l’essence provenant de la biomasse n’augmente pas la quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Quand les produits du pétrole brûlent, le carbone qui était stocké dans la terre depuis des millions d’années s’ajoute à l’air, et cela peut contribuer au réchauffement de la planète avec "l’effet de serre".
Un autre avantage est que cette essence biomasse peut être fabriquée sur place, au lieu d’être achetée à d’autres pays. Au lieu de payer les forages de pétrole, les énormes pétroliers et les soldats qui nous amènent l’essence que nous utilisons, nous pourrions payer des agriculteurs et des transporteurs locaux. (Sans parler des désastres écologiques causés par les déversements de pétrole dans la mer !). Évidemment, nous pourrions couper des arbres et les utiliser comme biomasse. Ce ne serait pas aussi intéressant que le chanvre, entre autres parce qu’aujourd’hui on coupe des arbres entiers pour les brûler. C’est la totalité de l’arbre qui est arrachée et brûlée, pas seulement le tronc. La plupart des minéraux que l’arbre utilise se trouvent dans ses feuilles, et cette pratique peut causer la dégradation des sols où les arbres ont poussé. À plusieurs endroits des États-Unis, de puissantes sociétés brûlent des arbres pour produire de l’électricité, parce que c’est moins cher que le charbon. Elles devraient plutôt utiliser le chanvre, comme des chercheurs en Australie ont commencé à le faire, il y a quelques années. (D’ailleurs le chanvre produit une meilleure qualité et une plus grande quantité de biomasse que les arbres).

13. Comment peut-on utiliser le chanvre comme médicament ?
Le cannabis offre des centaines de possibilités pour la médecine. L’extrait de cannabis était légalement disponible comme remède aux États-Unis jusqu’en 1937. Il était vendu comme tonique pour les nerfs, mais il a été utilisé par les hommes depuis beaucoup plus longtemps. Le cannabis apparaît dans presque tous les livres de médecine populaires écrits par les anciens spécialistes et les hommes brillants. Il était couramment classé au sommet des médicaments appelés "panacée", qui signifie "qui guérit tout". La liste des maladies pour lesquelles on peut utiliser le cannabis inclut : la sclérose en plaques, le cancer, le sida, le glaucome, la dépression, l’épilepsie, la migraine, l’asthme, le prurigo, la sclérodermie, les douleurs sévères, et la dystonie. Cette liste ne prend pas en compte tous les autres remèdes que l’on peut extraire du cannabis ; ce ne sont que quelques maladies pour lesquelles aujourd’hui les gens fument ou mangent du cannabis.
Il y a plus de 60 dérivés chimiques biologiques dans le cannabis qui peuvent avoir des usages médicaux. Ils sont relativement faciles à extraire et on peut les intégrer aux boissons ou à la nourriture, ou les utiliser sous forme de lotion, avec du beurre, des matières grasses, ou de l’alcool. L’un d’entre eux, le cannabinol, peut être utile pour les gens qui ont des difficultés à dormir. Un autre dérivé, l’acide cannabidiolique est produit à partir de fleurs précoces et c’est un très puissant désinfectant. Le cannabis dissout dans l’alcool aide les personnes atteintes de maladies de peau à contrôler les douleurs. Ce remède a été l’une des premières utilisations médicales du cannabis dans le passé. Les feuilles ont été utilisées comme compresse et on peut faire une tisane relaxante non psychotrope à partir de petites pousses.
L’usage le plus connu du cannabis est le contrôle des nausées et des vomissements. C’est très important lors des traitements du cancer à la chimiothérapie, ou du sida avec l’AZT. Pouvoir bien manger fait la différence entre la vie et la mort. Les patients trouvent que le cannabis est très efficace pour combattre les nausées. Le cannabis est également utile pour combattre deux autres maladies graves et très répandues. Le glaucome, qui est la deuxième cause de cécité, est causé par une pression incontrôlable de l’oeil. Le cannabis peut contrôler la pression intraoculaire et empêcher le glaucome de mener à la cécité. Dans la sclérose en plaques, le système immunitaire attaque les cellules nerveuses. Cette maladie provoque des spasmes et plusieurs autres symptômes. Le cannabis aide non seulement à stopper les spasmes, mais il peut aussi empêcher la progression de la sclérose en plaques.
Les malades qui utilisent le cannabis sont devenus si nombreux que, malgré la prohibition, il existe de nombreux réseaux d’entraide qui se sont formés ces dernières années pour s’approvisionner. En Californie, et dans d’autres états, plusieurs municipalités ont décidé de fermer les yeux et autorisent ces "clubs" à fonctionner librement et dans quelques autres états, ils ont été légalisés par des référendums.

14. Qu’y a-t-il de dangereux avec les médicaments ?
Ils coûtent cher et sont difficiles à produire. Dans de nombreux cas, ils ne sont pas aussi efficaces et ne marchent pas aussi bien que le cannabis. Plusieurs médicaments qui pourraient être remplacés par le cannabis ont des effets secondaires très graves et même dangereux. Les médicaments dérivés du cannabis ne coûtent pas cher, sont sans danger et faciles à produire.
Les maladies citées ci-dessus peuvent aussi être traitées avec la substance synthétique Dronabinol, ensemble avec le cannabis naturel ou comme substitut. Le Dronabinol est une imitation exacte d’un composé chimique présent dans le cannabis. Plusieurs patients qui ont utilisé le Dronabinol et le cannabis disent que le cannabis est plus efficace. De nombreux médecins n’aiment pas le prescrire, et plusieurs pharmacies ne veulent pas en fournir parce que plusieurs papiers doivent être remplis. En plus, ce médicament est très cher. Enfin, le dronabinol n’est qu’un des nombreux composés contenus dans le cannabis, il ne suffit pas pour de nombreuses autres maladies. Plusieurs patients n’aiment pas les effets du dronabinol, car il ne contient pas les autres composés calmants que l’on trouve dans le cannabis.

15. Quelles sont les autres utilisations du chanvre ?
Une des plus récentes utilisations du chanvre est la fabrication de panneaux. Le chanvre peut être utilisé dans les usines qui fabriquent des panneaux agglomérés ou des panneaux en composites. Les fibres de chanvre sont collées ensemble sous pression, ce qui produit un panneau beaucoup plus souple et plus durable que le bois dur. Le chanvre produit une fibre durable, source parfaite pour les presses. Une autre application intéressante du chanvre est la fabrication de plastique. Plusieurs plastiques peuvent être faits à partir de plantes à haute teneur en cellulose. L’huile de graines de chanvre peut être utilisée pour une multitude de produits, tels que les vernis et les lubrifiants.
Utiliser le chanvre pour la construction est une nouvelle perspective. Les archéologues français ont découvert des ponts fabriqués à partir d’un procédé de minéralisation de la fibre de chanvre en ciment de longue durée. Ce procédé ne nécessite pas de produit synthétique et constitue un matériau qui sert de matière de remplissage et qui peut être très utile en construction. Appelé "Isochanvre", il gagne de la popularité en France. Il peut être utilisé comme "mur en pierre sèche" pour insonoriser, isoler de la chaleur et il est très durable.
Le "Bio-plastique" n’est pas une nouvelle idée. Déjà dans les années 30, Henry Ford avait fabriqué une carrosserie entière avec ce matériau. Mais le procédé demande encore un peu de recherche et développement. Le bio-plastique peut être produit avec peu de pollution. Malheureusement, les entreprises ne s’intéressent pas à ce domaine car elles doivent importer la matière brute ou enfreindre la loi. (Sans compter la concurrence des entreprises pétrochimiques).

2) POURQUOI LA PROHIBITION ?

1. Comment et pourquoi le chanvre est-il devenu illégal ?
Question difficile ! Dans le but d’expliquer pourquoi le chanvre, la plante qui a le plus de propriétés connues pour l’homme, est devenu illégal nous avons besoin de connaître les raisons pour lesquelles le cannabis, la drogue, est devenu illégal. En fait, il faut remonter jusqu’au début du 20e siècle et parler de deux autres drogues, l’opium (l’ancêtre de l’héroïne) et la cocaïne.
L’opium, une drogue qui crée une énorme dépendance (mais relativement inoffensive d’après nos connaissances aujourd’hui), était couramment utilisé par les Chinois. La raison est une autre histoire.Mais il suffit de dire que lorsque les Chinois ont commencé à immigrer aux États-Unis, ils ont apporté de l’opium avec eux. Les travailleurs Chinois utilisaient l’opium pour se mettre dans une sorte d’état de transe, qui les aidait à rendre les tâches ennuyeuses et répétitives plus intéressantes. Il engourdit aussi le cerveau à la douleur et à l’épuisement. En utilisant l’opium, les Chinois pouvaient travailler de très longues heures à suer dans les usines de la révolution industrielle. A cette période, l’égalité des salaires n’existait pas, et la seule façon de réussir à gagner sa vie était de produire autant qu’il était humainement possible.
Les Chinois, bons travailleurs, tenaient une bonne partie des emplois dans cette industrie hautement compétitive. Même avant la grande dépression, lorsque des millions d’emplois ont disparu en une nuit, les blancs américains n’appréciaient pas vraiment cela. Les Chinois ont commencé à être haï par la classe des travailleurs blancs. Encore plus qu’aujourd’hui, les blancs avaient un énorme avantage politique sur les Chinois, ils parlaient anglais et connaissaient quelqu’un au gouvernement. Il leur était donc facile d’arriver avec un plan pour forcer les immigrants Chinois à quitter le pays (ou au moins les empêcher d’inviter tous leurs amis à venir s’établir en Amérique). Ce plan consistait à réveiller les sentiments de racisme, et le plus facile pour réveiller ce sentiment était de s’arrêter sur cette étrange et mystérieuse pratique de l’opium.
On observe également ce comportement avec la cocaïne, sauf que ce sont les noirs qui étaient la cible. La cocaïne n’était pas spécialement utile aux travailleurs, mais la stratégie contre les immigrants Chinois (s’en prendre à leurs choix de drogue) a tellement bien réussi qu’elle a de nouveau été utilisée. Dans le cas des noirs, par contre, le sentiment de racisme a été plus loin. Le sujet principal de la campagne de propagande était de contrôler la communauté noire et de l’empêcher de réussir. Des articles dans les journaux accusaient la cocaïne de provoquer de violents crimes chez les noirs. Les noirs américains ont été dépeints comme des sauvages, des bêtes incontrôlables sous l’influence de la cocaïne. On disait même qu’un noir devenait aussi fort que quatre ou cinq policiers. (Cela vous semble familier ?). En capitalisant sur le sentiment de racisme, un puissant groupe de pression politique a interdit l’opium, puis la cocaïne.
Le cannabis a suivi. Il était bien connu que les Mexicains, qui ont combattu l’Amérique durant la guerre contre l’Espagne, fumaient de la marijuana. Poncho Villa, un général Mexicain, était considéré comme un ennemi pour la conduite de ses troupes. Les soldats étaient connus comme étant des bagarreurs. Ils étaient reconnus aussi comme étant de gros fumeurs de cannabis, comme le montrent les paroles originales de la chanson "la cucaracha". (La chanson originale parle d’un soldat Mexicain qui refuse de marcher tant qu’on ne lui donne pas de marijuana.)
A la fin de la guerre, quand les Mexicains ont commencé à immigrer dans le sud-est des États-Unis, il y avait relativement peu de problèmes raciaux. Il y avait beaucoup d’emplois dans l’agriculture et dans l’industrie, et les Mexicains étaient prêts à travailler pour peu cher. Lorsque la dépression a frappé et que les emplois sont devenus rares, les Mexicains sont apparus soudain comme une nuisance publique. Des politiciens (qui essayaient de plaire à la classe des travailleurs blancs) ont déclaré que les Mexicains étaient responsables d’une vague de crimes violents. Les statistiques de la police ne montrent rien de tel, en fait les Mexicains étaient impliqués dans moins de crimes que les blancs. La marijuana a évidemment était accusée de cette fausse éruption de crimes et de problèmes de santé. Plusieurs états ont instauré des lois sévères contre l’usage du cannabis. (Dans les états du nord, le cannabis a également été associé aux musiciens noirs de jazz).
C’est là que les choses ont commencé à se compliquer. Mettons de côté, pour le moment, ce qui est dit ci-dessus, parce qu’il y a plusieurs autres faits impliqués dans ces histoires déformées. Au début de la grande dépression, il y avait un mouvement très populaire appelé la prohibition, qui interdisait l’alcool. Il a été principalement motivé par l’éthique religieuse puritaine venue des premiers colons européens. Aujourd’hui, les films et la télévision nous montrent des séries comme Les incorruptibles, où on voit comment on vivait à cette époque. L’alcool était sûrement la drogue la plus populaire au monde, et la prohibition a fait naître un énorme marché noir où cet alcool illégal était passé en contrebande et troqué à des prix extrêmement élevés. Les criminels ont commencé à se battre pour savoir qui vendrait l’alcool et où il serait vendu. Le crime organisé est devenu une institution américaine, et l’alcool fort, facile à faire passer en contrebande, a remplacé la bière et le vin.
Dans le but de combattre la vague de crimes, une élite de police a été formée. Le nombre de policiers s’est accru rapidement avant la fin de la prohibition, jusqu’à ce que le gouvernement décide que la meilleure façon de faire face à la situation était de laisser tomber et de permettre aux gens de consommer de l’alcool librement. Sous la prohibition, le gouvernement américain a essentiellement fournit le support militaire pour prendre le contrôle du marché de l’alcool sur les voyous armés. Même aujourd’hui, les gangsters contrôlent encore la vente d’alcool dans plusieurs endroits. Avec la prohibition, les États-Unis n’ont rien prouvé et ils ont laissé derrière eux une décennie d’agitation politique et plusieurs agents de police sans emploi.
Durant la prohibition, être policier était une bonne affaire : ils recevaient relativement de bons salaires, le respect, une immunité partielle aux lois, et l’opportunité d’avoir des pots-de-vin (pour ceux que ça intéressait). Ils étaient nombreux à ne pas vouloir quitter ce style de vie. À propos, c’est à cette période que le bureau fédéral des narcotiques et des drogues dangereuses a été réformé, et un homme appelé Harry J. Anslinger a été nommé à sa tête. (Anslinger a été nommé par son oncle par alliance, Andrew Mellon, qui était secrétaire du ministère des finances des États-Unis). Anslinger s’est acharné à trouver des fonds dans le but de créer un vaste réseau policier pour lutter contre les stupéfiants. Après sa retraite, Anslinger a considéré que le FBNDD était un endroit où l’on donnait la permission de voler et de violer à de jeunes hommes.
Le FBNDD est l’organisation qui a précédé ce que nous appelons maintenant la DEA, et il était responsable d’appliquer les lois fédérales sur les drogues comme l’héroïne, l’opium et la cocaïne. Une des grandes préoccupations d’Anslinger à la tête du FBNDD était d’uniformiser les lois sur la drogue aux États-Unis et dans la législature fédérale. Personnellement, Anslinger n’aimait pas la musique jazz et les musiciens noirs qui en jouaient. D’ailleurs, il les haïssait tellement qu’il a passé des années à essayer de les traquer un à un, car il rêvait de faire le ménage dans le pays et de tous les enfermer. Anslinger fréquentait les réunions de parents et de professeurs et les terrorisait avec des discours contre le cannabis. Cette période est maintenant connue comme Reefer Madness. (Le nom vient du titre d’un film stupide produit par un groupe pour la santé publique).

2. OK, alors qu’est-ce que ces histoires ont à voir avec le chanvre ?
Il est facile de comprendre que la raison principale de cette campagne contre le chanvre ne résidait pas dans sa consommation, mais dans un racisme émotionnel. On peut s’en rendre compte en lisant les auditions des législatures de l’état. De plus, à cette période, la fin de la prohibition a laissé un grand nombre de policiers au chômage, qui ont cherché du travail pour renforcer les nouvelles lois contre la drogue. Par conséquent, ces mêmes officiers de police ont eu besoin de convaincre le pays que leur travail était important. Ils l’ont donc fait en effrayant les parents sur les dangers de la drogue. Tout cela a servi à passer une loi dans la législature fédérale, qui a assujetti le cannabis à un impôt prohibitif (le Marijuana Tax Act). C’est ce qui a tué l’industrie du chanvre en 1937, car depuis le marché du chanvre est devenu impossible. .
Avant cette loi (Marijuana Tax Act), en 1937 l’état du Kentucky était le centre de l’industrie américaine du chanvre, et produisait du textile et des cordages (utilisés dans la marine). Cette industrie aurait pu se développer plus, mais le chanvre a un inconvénient majeur : il exige beaucoup de travail pour être transformé. Les hommes devaient broyer la tige du chanvre pour séparer la fibre de son coeur ligneux, avec une petite machine appelée broie, et c’était un travail herculéen. Ce n’est qu’au début des années 30 que des machines ont été fabriquées pour faire ce travail.
Aujourd’hui, nous utilisons du papier fabriqué par un procédé appelé "réduction chimique". Auparavant, les arbres étaient transformés par "réduction mécanique", ce qui coûtait beaucoup plus cher. À peu près au moment de l’apparition des machines pour broyer le chanvre, l’idée est venue d’utiliser la pâte (pulpe) pour faire du papier et du plastique. La pulpe du chanvre était normalement considérée comme un produit sans valeur, jetée après avoir été séparée de la fibre. De nouvelles recherches ont démontré que cette pulpe pouvait être utilisée à la place du bois dans la réduction mécanique, et que cela réduisait considérablement le coût de fabrication du papier. Plusieurs magazines populaires avaient prédit que le chanvre deviendrait une culture de première importance en Amérique. En fait, le Marijuana Tax Act de 1937 a été si imprévu que le magazine "Popular Mechanics" était déjà sous presse avec le chanvre comme sujet en première page. Il a été publié en 1938, deux mois seulement après la prise d’effet de la loi.

3. Vous voulez me faire croire qu’ils n’ont pas pensé à voter une meilleure loi, qui interdit le cannabis et permet l’utilisation commerciale du chanvre ?
Il y a encore plus. Le papier fabriqué par réduction chimique a été inventé à cette période par "Dupont Chemicals". C’était un marché de plusieurs millions de dollars, avec une entreprise de bois de construction et de papier détenue par William Randolph Hearst. Ce marché pouvait fournir à Hearst une source de papier très bon marché, et il pouvait se faire connaître comme étant l’homme d’affaires du "journalisme jaune" (appelé ainsi parce que le papier jaunissait très rapidement en vieillissant). Hearst savait qu’il pouvait anéantir les autres papiers de la concurrence avec ce nouvel avantage. Le papier de chanvre menaçait de ruiner tout ce projet.
Cela devait cesser, et le Marijuana Tax Act de 1937 permettait d’y arriver. En tant que loi, le Tax Act n’était pas capital - il n’a pas fait grand chose et plusieurs historiens ont même fini par se demander pourquoi ce projet de loi avait été écrit. Les hommes d’affaires ont pris avantage du climat raciste et anti-drogue pour condamner le marché libre des produits de chanvre, et c’est de cette façon que le chanvre est devenu illégal.
Dans les années 30, cette tentative commerciale était une très grosse transaction ; car elle incluait d’autres entreprises de bois de construction et quelques entreprises de chemin de fer. Le contrat de Dupont était totalement supporté par un banquier appelé Andrew Mellon. Ne cherchez pas ! C’est le même Andrew Mellon qui avait nommé son neveu par alliance à la tête du FBNDD en 1931. Le Marijuana Tax Act est passé de façon très peu orthodoxe, et peu importe qui aurait pu contester, c’était la loi. L’association médicale américaine a découvert ce projet de loi deux jours seulement avant les auditions et a envoyé un représentant pour contester l’interdiction des produits thérapeutiques faits à partir du chanvre. Un vendeur de graines de chanvre pour oiseaux s’est également présenté et a contesté. Néanmoins, la loi a été passée, entre autre grâce au témoignage de Harry J. Anslinger. Les mythes hystériques qu’il diffusa sur le chanvre persistent jusqu’à nos jours - et après la deuxième guerre mondiale, les Etats-Unis ont imposé leur prohibition du chanvre au monde entier. A la tête du nouveau Bureau des Stupéfiants des Nations Unies se trouvait - M. Anslinger !
Ce n’est pas que les Américains auraient protesté contre cette loi ; même s’ils avaient su qu’elle existait, la plupart ne savaient pas que le chanvre-cannabis et la marijuana c’est la même chose. Le nom "marijuana" en était la raison. Personne ne pouvait associer le méchant Mexicain, fumeur d’herbe, à la chose avec laquelle ils attachent leurs souliers. C’était également l’époque où les tissus synthétiques étaient à la mode, et plus personne ne s’intéressait aux fibres naturelles. De plus, le mot chanvre était souvent mal utilisé et se référait à d’autres fibres naturelles, la jute entre autres.
L’ignorance sur le chanvre continue aujourd’hui, et c’est encore plus effrayant. Dans les années 70 (Reefer Madness II), toute mention du mot chanvre a été retirée des livres d’école aux États-Unis. Pas pire pour la libre expression ! Quand Jack Herer, activiste bien-aimé du chanvre, demanda au curateur du musée Smithsonian pourquoi ce nom avant été retiré de tous leurs livres, la réponse a été stupéfiante : "Les enfants ne doivent pas connaître le chanvre. Cela sème la confusion.’’ Jack Herer continua ses recherches jusqu’à découvrir un film réalisé par le gouvernement américain, film dont le gouvernement niait l’existence. "Hemp For Victory" montre comment le gouvernement des États-Unis a contourné la loi (le Marijuana Tax Act) pendant la seconde guerre mondiale, lorsqu’il a eu besoin de chanvre pour l’effort de guerre, et lancé un énorme projet de culture de chanvre dans le Kentucky et en Californie.

4. N’y a-t-il pas une leçon à tirer de tout cela  ?
Il y en a plusieurs. La première c’est que la haine ne paie pas. C’est ironique de dire que le racisme des Américains irait jusqu’à leur nuire de la sorte. Une sorte de justice divine, si vous me permettez. Parce que les Américains étaient aveuglés par la peur, la haine, et l’intolérance face aux autres races, ils ont laissé filé entre leurs doigts un futur prospère. Une autre chose que cette histoire nous apprend, c’est que les Américains doivent prendre la démocratie plus au sérieux. S’ils avaient pris plus de temps pour s’informer de ce qui se passe dans le monde autour d’eux, ils auraient compris le vrai problème. A la place, ils ont lu le journal - regardez où cela nous a mené. Finalement, maintenant que nous avons mis le cannabis dans un contexte historique de prohibition, nous pouvons voir clairement que cela n’avait rien à voir avec la sécurité publique, ou la sécurité nationale, ou quoique ce soit d’autre. Le cannabis n’aurait jamais du être illégal. Si la prohibition d’aujourd’hui n’a aucune raison rationnelle sur laquelle s’appuyer, alors supprimons-la.
Un point doit être souligné : les lois qui sont passées dans ce pays ne veulent pas toujours dire ce qui est écrit sur le papier. Historiquement, les États-Unis ont une longue liste de lois passées pour des motifs ultérieurs. Même lorsqu’il n’y a pas de motifs ultérieurs, passer des lois qui ne sont pas assez précises mène à l’abus. La plupart de nos lois les plus sévères sont ainsi, elles décrètent de lutter contre les gros trafiquants de drogue, mais elle sont renforcées contre les petits usagers et les petits revendeurs. En fait, la plupart de ces lois n’ont même jamais été utilisées contre les gros revendeurs, et les premières personnes à être poursuivies en justice pour ce motif ne sont pas celles auxquelles pensait le législateur. Si cela vous dérange, vous devriez peut-être vous intéresser plus à ce qui se passe dans votre législature.

3) QU’EST-CE QUE C’EST ?, QU’EST-CE QUE CE N’EST PAS ?

La prochaine question devrait normalement être "pourquoi est-ce que c’est toujours illégal ?", mais, depuis que nous avons découvert et compris l’historique, il est temps de faire un petit détour. Les politiciens adorent nous dire que le cannabis doit demeurer illégal pour notre bien. Dans la prochaine partie, nous allons examiner quelques faits supposés sur le cannabis, vous pourrez donc décider vous-mêmes si vous êtes d’accord ou non. Est-ce que la prohibition est là pour nous protéger ou est-ce seulement le résultat de décennies de refus d’admettre nos erreurs ?

1. Est-ce que le cannabis reste dans les cellules adipeuses et fait planer pendant des mois ?
Non. Ce qui fait planer avec le cannabis c’est le "Delta-9- tetra-hydro-cannabinol". Nous l’appelons plus couramment THC, mais c’est équivoque car notre corps transforme le Delta-9-THC en molécules plus inertes, connues sous le nom de "métabolites", qui elles ne font pas planer. Malheureusement, ces substances chimiques contiennent aussi du "tetra-hydrocannabinol" et sont également appelées THC ; de nombreuses personnes pensent donc que les métabolites font aussi planer. Les pamphlets anti-drogues disent que le THC reste stocké dans les cellules adipeuses et fini par disparaître comme ces fameuses pilules "à diffusion prolongée". Ils disent que vous pouvez planer toute la journée et même plus longtemps. Ce n’est pas vrai, le cannabis ne fait effet que quelques heures  ; pas plus que quelqu’un qui teste positif à un dépistage des drogues est toujours sous l’effet de la drogue. Deux de ces métabolites sont appelés "11-hydroxy-tetrahydrocannabinol" et "11-nor-9-carboxy-delta-9-tetrahydrocannabinol" mais nous les appellerons "11-OH-THC" et "11-nor". Ce sont les substances chimiques qui restent dans les cellules adipeuses. Quelques heures après avoir fumé du cannabis, il ne reste presque pas de Delta-9-THC, et les études scientifiques qui mesurent les effets du cannabis s’entendent sur ce fait.

2. Mais... Le cannabis aujourd’hui est-il beaucoup plus puissant que dans les années soixante ? (Ou, plus souvent... Le cannabis est 10 fois plus puissant que dans les années soixante !)
C’est absolument faux, mais si c’était vrai, cela signifierait qu’il serait moins nocif de fumer aujourd’hui que dans les années 60. (Du cannabis plus fort signifie qu’on a moins besoin de fumer, donc moins de lésions aux poumons). Ceux qui utilisent cette seule statistique ne savent pas de quoi ils parlent. Ils vont parfois jusqu’à proclamer que le cannabis est aujourd’hui vingt à trente fois plus fort que dans les années 1970 - ce qui est un nonsens parfait.
Cette idée fausse vient du fait que dans les années 60 on venait d’isoler le Delta-9-THC, et les chercheurs l’ont analysé. Puis, d’autres cannabinoïdes ont été isolés et analysés. Si les analyses prennent en compte tous les cannabinoïdes, cela donne forcément un pourcentage plus élevé que si on analyse seulement le Delta-9-THC.
La vérité c’est que le cannabis n’a pas vraiment changé, si ce n’est pas du tout, depuis des centaines d’années. Faire pousser du bon cannabis est un art très ancien qui n’a pas bougé depuis des centaines années, en dépit de notre technologie moderne. En effet, par des techniques de croisement et de reproduction, de nouvelles variétés cultivées dans des serres et contenant jusqu’à 15 à 20% de THC ont été créées. Le cannabis cultivé de façon traditionnelle (“outdoor”) contient 5 à 7% de THC et les variétés à fibres moins de 0,3%. Exemple : avant que le cannabis ne devienne illégal, les pharmacies vendaient de la teinture de cannabis qui contenait plus de 40% de THC.
Le fait qu’une concentration plus élevée en THC constitue un plus grand danger est donc un mythe. Les fumeurs de cannabis s’engagent dans quelque chose appelé "auto-titration". Cela signifie fumer jusqu’à satisfaction et s’arrêter, donc cela n’a pas vraiment d’importance si le cannabis est plus fort puisqu’on en fume moins. Le cannabis n’est pas comme une serviette humide en sachet ou un cornet de crème glacée. Il n’a rien qui force le consommateur à fumer un joint en entier.
Les usagers expérimentés sont habitués à fumer du cannabis provenant de différents fournisseurs, et ils savent que s’ils fument un joint entier de fleurs très puissantes, ils vont trop planer. Comme ce n’est pas une expérience très plaisante, les fumeurs ont appris à prendre leur temps et à goûter peu lorsqu’ils ne connaissent la puissance.
Même une grande “overdose” de cannabis n’est pas vraiment dangereuse pour la santé : les histoires autour du cannabis “turbo” sont donc de la pure hystérie.

3a. Est-ce que le cannabis cause des lésions cérébrales ?
La réponse courte est : non. La réponse longue : vous posez sûrement cette question parce que vous avez entendu dire ou lu quelque part que le cannabis altère les cellules du cerveau, ou rend stupide. Cette affirmation est fausse.
La première - le cannabis détruit les cellules du cerveau - est basée sur une recherche faite durant le second Reefer Madness Movement. L’étude tentait de démontrer que fumer du cannabis altère les structures cérébrales chez les singes. Ces derniers ont été exposés à une inhalation forcée de grandes quantités de cannabis pendant plusieurs mois.De toute façon, l’étude a été mal exécutée et elle a été sévèrement critiquée par l’équipe médicale de révision. Les études menées par la suite n’ont pas réussi à montrer des lésions cérébrales. En fait, une très récente expérience sur des singes Rhésus, auxquels on administrait quatre à cinq joints de cannabis et qui utilisait une technologie très sensible, n’a observé aucune lésion. Aucun test médical pouvant être actuellement pour mettre en évidence des lésions cérébrales chez l’homme n’a pu démontrer des lésions dues à du cannabis, même lorsqu’il y consommation régulière de fortes doses pendant de longues années. Tel est le résumé d’une étude ayant révisé tous les faits scientifiques connus jusqu’alors.
Mais c’était Reefer Madness II, et les prohibitionnistes cherchaient tout ce qu’ils pouvaient trouver pour tenir en échec le mouvement pour la légalisation du cannabis. Cette première étude a donc été utilisée couramment comme propagande anti-cannabis. Elle a été dénoncée plus tard. (Jusqu’à aujourd’hui, les groupes radicaux anti-drogue, tels P.R.I.D.E. et le Dr. Gabriel Nahas, l’utilisent encore. En fait, le programme d’éducation sur les drogues le plus populaire en Amérique, Drug Abuse Resistance Education [DARE], prétend que le cannabis "peut affecter la perception et le jugement en détruisant les cellules du cerveau". Lorsque la police et les professeurs l’ont lu et cru, notre mission est devenue plus difficile, puisqu’il faut beaucoup de temps pour expliquer aux enfants en quoi Mme Jones et l’officier Bobs ont tort).
La vérité c’est qu’aucune étude n’a démontré de lésion cellulaire, de débilité, de lésion mentale, ou d’aliénation mentale provoquée spécifiquement par l’usage du cannabis, même avec un usage fréquent. Cela ne veut pas dire qu’il ne peut pas y avoir d’abus.

3b. S’il ne détruit pas les cellules du cerveau, comment est-ce que ça fait planer ?
Détruire les cellules du cerveau n’est pas un pré-requis pour faire planer. Le cannabis contient une substance qui en remplace une autre, naturelle celle-ci, qui se trouve dans le cerveau, avec quelques différences. Cette substance touche des "boutons" spéciaux des cellules du cerveau appelés "récepteurs". Le cannabis ne fait que chatouiller les cellules du cerveau. L’alcool, drogue légale, chatouille aussi les cellules du cerveau, mais elle va les affaiblir et les détruire en produisant des toxines (poisons), et parfois des mini-crises. En outre, il existe des drogues qui usent les récepteurs qu’elles actionnent, contrairement au cannabis.

4. Les gens meurent-ils en fumant du cannabis ?
Personne n’a jamais fait d’overdose de cannabis. Comme pour toute chose, certaines personnes ont des réactions allergiques. C’est excessivement rare avec le cannabis, mais cela peut arriver avec n’importe quoi, du pop-art à la pomme. Aucune mort n’a été directement liée au cannabis. Contrairement à plusieurs drogues légales, qui causent des centaines de milliers de morts chaque année, les plus connues étant l’alcool, la nicotine, le valium, l’aspirine et la caféine. Le plus grand danger du cannabis c’est qu’il est illégal, et les gens peuvent le mélanger avec d’autres drogues comme le PCP.
Le cannabis est tellement inoffensif qu’il est presque impossible de faire une overdose en l’utilisant. Les médecins déterminent l’innocuité d’une substance en calculant le temps qu’elle met à tuer une personne (on appelle cela le LD50), comparée à la quantité normalement consommée (ED50). Ce qui fait que le cannabis est des centaines de fois plus inoffensif que l’alcool, le tabac, ou la caféine. Selon un juge de la DEA, "le cannabis est la substance active thérapeutique la plus inoffensive connue de l’homme".

5. J’oubliais, est-ce que le cannabis cause des lésions cérébrales à court terme ?
Les effets du cannabis sur la mémoire sont les plus marquants et les plus faciles à déceler. Plusieurs fumeurs de cannabis non expérimentés trouvent qu’ils ont d’étranges, soudaines et inattendues pertes de mémoire. En quelques mots, c’est comme oublier complètement ce qu’on est en train de dire lorsqu’on est en plein milieu d’une conversation très importante. De toute façon, ces symptômes ne se produisent que lorsque la personne plane. Ils ne persistent pas et ne sont pas permanents. Des observations sur de gros consommateurs de cannabis n’ont montré aucun problème de mémoire ou d’intelligence. La plupart des consommateurs expérimentés semblent être capables de se souvenir aussi bien que lorsqu’ils ne planent pas.
Les études qui ont proclamé des lésions à court terme de la mémoire n’ont pas été examinées minutieusement et n’ont pas été renouvelées. Des études plus récentes démontrent que le cannabis ne cause pas de lésions. Le cannabis ralentit quelque peu le temps de réaction, et cet effet a parfois été mal interprété comme étant un problème de mémoire. Pour mettre les choses en perspective, des chercheurs ont demandé à un groupe contrôle de retenir sa respiration, comme le font les fumeurs de cannabis. Le cannabis produit seulement le double des effets lorsque la respiration est retenue. De nombreuses personnes utilisent le cannabis pour étudier. D’autres ne peuvent pas, pour différentes raisons, utiliser le cannabis et faire des choses qui nécessitent une profonde concentration. Personne ne sait ce qui fait la différence.

6a. Est-ce que le cannabis va rendre mon copain psychopathe ?
Le cannabis ne cause pas de psychose. Les personnes psychotiques peuvent fumer du cannabis et avoir un épisode, mais il n’y a rien dans le cannabis qui déclenche ou augmente ces épisodes. D’ailleurs, si une personne malade consomme du cannabis pour la première fois ou sans le savoir, elle peut avoir peur et "flipper". Les personnes qui souffrent de sévères désordres psychologiques utilisent fréquemment le cannabis pour faire face à certaines situations. Pour cette raison, quelques chercheurs pensent que le cannabis est la cause de ces problèmes, alors qu’en réalité il s’agit d’un symptôme. Si vous avez entendu quelque part que le cannabis rend fou, alors c’est sûrement la raison.

6b. Les fumeurs de cannabis sont-ils en marge de la société ?
D’une certaine façon, oui. Et c’est sûrement seulement parce qu’ils ont peur d’être arrêtés ou jugés. La même situation existe chez les personnes inadaptées sociales, tout comme chez les malades mentaux. Les individus qui ont des troubles émotionnels trouvent que le cannabis apaise, ils ont donc tendance à l’utiliser plus fréquemment que le citoyen moyen. Les spécialistes ont observé cela, et croient que le cannabis est la cause du problème. C’est une erreur qui froisse le patient, parce que son médecin va porter moins d’attention à ses vrais problèmes et se concentrer pour tenter de lui faire cesser ses habitudes de consommation de drogue. Parfois, le cannabis aide même à guérir. On peut abuser du cannabis, mais les psychologues devraient avoir une approche différente face à son utilisation, parce qu’ils risquent de froisser leurs patients.
Ce n’est pas le cannabis lui-même qui rend les gens normaux anti-sociaux. En fait, une grande étude psychologique sur les adolescents a découvert que les usagers réguliers de cannabis sont plus socialement adaptés que les non-fumeurs. Cela peut être très amusant, mais c’est un sérieux problème. Il y a des enfants qui ont des problèmes émotionnels, qu’on empêche de pouvoir participer à une conduite préparatoire et en bonne santé. Ils ont besoin d’aide psychologique mais on ne leur procure pas. Les consommateurs de cannabis qui eux n’ont pas besoin d’aide sont obligés de recevoir des traitements, et en même temps, le cannabis est accusé pour les problèmes de personnalité d’autres personnes qui l’utilisent incorrectement.

7. Est-ce que c’est vrai que le cannabis rend paresseux et sans motivation ?
Pas si tu es un adulte responsable. Demande aux forces de l’armée Américaine. Ils ont fait une étude sur ce sujet et ils n’ont pas trouvé d’effet secondaire. Si c’était vrai, pourquoi plusieurs peuples de l’est et les Jamaïcains utiliseraient le cannabis pour les aider à travailler plus dur ? Le syndrome de démotivation est un mythe apparu dans les médias, se basant sur les stéréotypes raciaux. Les prohibitionnistes clamaient que le cannabis rendait les gens paresseux et démotivés. Depuis, des études scientifiques ont été réalisées et des symptômes ressemblant quelque peu au syndrome de démotivation ont pu être mis en évidence, mais celui-ci n’a rien à voir avec le cannabis. Le reproche bien connu et souvent invoqué selon lequl la consommation de cannabis entraînerait des problèmes scolaires a pu être rectifié par une étude de la Freie Universität de Berlin. En réalité, l’effet est inverse : ce sont des jeunes fragilisés par des problèmes familiaux et scolaires qui « s’échappent » avec le cannabis.

8. Le cannabis est-il une porte ouverte vers les autres drogues ? Mène-t-il à utiliser des drogues plus fortes ?
C’est complètement faux. En fait, les chercheurs tentent d’utiliser le cannabis pour aider les personnes accrochées au crack à arrêter. Il y a 40 millions de personnes aux États-Unis qui ont fumé du cannabis à un moment de leur vie, alors pourquoi n’y a t-il pas dix millions d’usagers d’héroïne ? À Amsterdam, la consommation de cannabis et d’héroïne a diminué lorsque le cannabis a été dépénalisé - malgré une légère hausse de la consommation du cannabis juste après la dépénalisation. Contrairement aux drogues qui créent une dépendance, le cannabis ne cause presque pas de tolérance. Des personnes ont même rapporté une tolérance inverse. Ce qui veut dire que plus longtemps ils en ont consommé, moins ils ont besoin de cannabis pour planer. Les consommateurs de cannabis ne finissent pas par s’ennuyer et ne cherchent pas quelque chose de plus puissant. Le cannabis empêche les gens de consommer des drogues dures.
L’idée que le cannabis mène à l’usage d’héroïne ou de speed est appelée la "théorie de l’escalade". C’était le truc favori de la propagande anti-drogue, parce que cela accuse le cannabis d’être trompeur, et de receler des dangers cachés et des pièges. Il n’y a jamais eu de réelles statistiques pour appuyer cette idée, mais de toute façon c’était la seule grosse histoire que les journaux publiaient durant Reefer Madness II. (La CIA cherchait peut-être quelqu’un ou quelque chose à accuser pour l’augmentation de l’usage d’héroïne après la guerre du Vietnam).
La théorie de l’escalade n’est généralement plus acceptée par la communauté médicale. Les prohibitionnistes utilisent des chiffres qui montrent un pourcentage important de consommateurs qui "ont commencé avec le cannabis". En effet, plusieurs usagers de drogues dures ont consommé et consomment aussi du cannabis. Mais le nombre de consommateurs de drogues dures qui ont commencé avec du tabac et de l’alcool est bien plus important.
Sur le plan sociologique, une autre théorie a été discutée. Elle clamait que le cannabis serait la source des drogues de la "sous-culture" et qu’il mène à d’autres drogues par cette culture. Ce n’est pas vrai non plus. Le cannabis ne crée pas la drogue de la "sous-culture", c’est cette dernière qui utilise le cannabis. Et de nombreux usagers ne font pas partie de cette culture.
Cela nous amène à un autre exemple sur la façon dont la légalisation du cannabis pourrait réellement réduire l’utilisation des drogues illicites. Même s’il n’existe pas d’escalade, les personnes qui choisissent d’acheter du cannabis se le procurent souvent auprès de vendeurs qui font affaire avec différentes drogues illicites. Cela signifie qu’ils ont accès à ces drogues et ils peuvent décider de les essayer.
Dans ce cas, ce sont les lois qui nous mènent à consommer des drogues dures. Si le cannabis était légal, le marché des drogues serait séparé, et moins de personnes commenceraient à utiliser les drogues illégales. Des statistiques néerlandaises démontrent que dans les états qui ont décriminalisé dans les années 1970, le nombre de demandes d’admission aux urgences pour consommation de drogues dures a diminué par rapport aux pays prohibitionnistes en matière de cannabis.

9a. Je ne veux pas que les mineurs puissent fumer du cannabis. Comment puis-je les en empêcher ?
Légalisez-le. On peut fumer, aujourd’hui, c’est presque aussi facile que d’acheter de l’alcool. Il y aurait moins de vente de cannabis dans les écoles, sur les terrains de jeu, aux coins des rues, s’il était vendu légalement. Si vous êtes parent, c’est votre choix : voulez-vous que vos enfants fréquentent leurs copains et consomment du cannabis acheté dans la rue, ou voulez-vous leur expliquer calmement pourquoi ils devraient attendre d’être plus âgés ? Vu la répression qui règne, vos enfants ne viendront pas vous dire qu’ils consomment des drogues illégales, mais si ce n’était pas si grave, ils vous donneraient une chance de vous expliquer. Préférez-vous que vos enfants consomment du speed, de la cocaïne, ou de l’alcool ?
Considérez aussi que les enfants ont un goût naturel pour faire les choses qu’ils ne sont pas supposés faire. Cela s’appelle de la curiosité. En faisant tout un cas du cannabis, vous le rendez attrayant (on l’appelle aussi le facteur du "fruit défendu"). Cela devient pire lorsque les professeurs et la police mentent aux enfants à propos des drogues, ils perdent le respect face au système d’éducation et au gouvernement. Dans plusieurs cas, c’est l’hystérie face à la drogue qui cause le plus de mal. Lorsque les usagers de drogue ne font aucune des horribles choses qu’ils sont supposés faire, les enfants peuvent aussi penser que les drogues plus dangereuses ne le sont pas. Vos enfants ne vous respecteront que si vous êtes calme et si vous donnez des raisons logiques à vos règles. La première étape pour vous, les parents, est de vous informer sur les drogues.

9b. Les enfants vont-ils pouvoir voler les plants de cannabis que les gens cultivent ?
Eh bien, si vous vous inquiétez que votre enfant aille voler les plantes dans les fermes de production de papier au bout de la rue, vous devez savoir que le chanvre commercial ne contient presque pas de THC (la substance qui fait planer). Et s’ils en fumaient, ils n’auraient seulement qu’un mal de tête. Néanmoins, il serait de la responsabilité des cultivateurs de prendre des mesures de prévention. Si les enfants de votre coin n’ont rien de mieux à faire que d’aller voler des plants de cannabis pour fumer, votre ville a besoin d’une bibliothèque ou d’autre chose.

10a. Hé, savez-vous que le cannabis fait baisser la quantité de testostérone chez les adolescents, causant divers problèmes de développement mental et physique ?
Le cannabis ne rendra pas votre jeune garçon qui est en bonne santé, maigre, efféminé et boutonneux. Cette tactique de la peur (appelez la homophobie si vous voulez) était une formule communément utilisée dans la jeune littérature anti-drogue. On essaie d’effrayer les jeunes garçons avec le cannabis en leur disant, essentiellement, que cela les rendra fillettes. Les jeunes hommes ne devraient pas consommer du cannabis en grande quantité, mais les risques ne sont pas terribles. Les pamphlets anti-cannabis utilisaient souvent cette affirmation pendant Reefer Madness II, mais les études citées sont souvent fausses ou mal interprétées. Cela ne signifie pas que l’usage du cannabis n’affecte pas le développement de l’adolescent, mais simplement que les effets ne sont pas aussi dramatiques que ce qu’on laisse entendre. En fait, ils sont presque inconnus.

10b. Le cannabis réduit-il la quantité de spermatozoïdes chez les grands consommateurs ?
Pas beaucoup (sinon pas du tout) et cela peut être une bonne chose. Il ne rend ni impotent, ni stérile. (Si c’était vrai, il ne resterait pas de Rastafarians !) Laissez les testicules en paix ! Le cannabis n’est sûrement pas un moyen de contraception, s’il vous-plait ne laissez pas votre amoureux vous dire qu’il l’est. Plusieurs personnes pensent que le cannabis stimule leur vie sexuelle. Il n’est pas aphrodisiaque, il ne rend pas les gens en manque de sexe. Ce que cela fait à plusieurs personnes, c’est de rendre toutes choses plus sensuelles, la nourriture plus savoureuse et les émotions plus vives.

10c. J’ai entendu dire que l’utilisation du cannabis chez les adolescentes affecte la production des hormones, le cycle menstruel, et la fertilité. Est-ce vrai ?
Il n’y a pas non plus de preuves. Mais il n’y a aucune donnée disponible pour dire si c’est vrai ou pas. Ceci est la version féminine de la tactique pour les gars, "ça te rendra femmelette". Comme on sait, c’est seulement une tactique.

11. Est-ce que fumer du cannabis est pire que fumer une cigarette ?
Il y a plusieurs raisons pour lesquelles ce n’est pas vrai. Vous avez entendu dire "un joint égal dix cigarettes" mais cela est exagéré et trompeur. Le cannabis ne contient pas plus de goudron que le tabac, mais les cigarettes légères causent autant de cancer, qu’est-ce que cela veut dire ? Les scientifiques ont démontré que fumer n’importe qu’elle plante est mauvais pour les poumons, parce que fumer augmente le nombre de lésions des voies respiratoires. Habituellement, cela ne met pas notre vie en danger, mais il y a plus de risques d’infections. Les fumeurs de cannabis qui s’en inquiètent peuvent trouver des moyens moins nocifs, comme l’ingestion ou la vaporisation. (Soyez prudents, le cannabis peut être ingéré, pas le tabac, vous pouvez faire une overdose !). Le cannabis ne semble pas causer le cancer de la même façon que le tabac.
Voici une liste de faits intéressant à propos de l’inhalation du cannabis et du tabac : Les fumeurs de cannabis ne sont généralement pas des fumeurs de tabac invétérés, ils fument donc moins. (Le cannabis ne cause pas de dépendance physique comme le tabac.) Meilleur est le cannabis, moins on en fume.
Le tabac contient de la nicotine, pas le cannabis. La nicotine durcit les artères et peut être responsable de la plupart des maladies du coeur causées par la cigarette. De nouvelles recherches ont trouvé qu’elle peut causer plusieurs des cancers que l’on trouve chez les fumeurs de tabac et chez les personnes qui vivent ou travaillent où on fume. C’est parce que lorsque la nicotine se consume, elle devient un produit chimique appelé "N-Nitrosamine" qui cause le cancer (et peut-être même lorsqu’elle est à l’intérieur de notre corps). Le cannabis contient du THC et d’autres cannabinoïdes. Le THC est un broncho-dilatateur, ce qui veut dire qu’il agit comme une pastille pour la toux et ouvre les bronches, ce qui aide à faire disparaître la fumée et les déchets. La nicotine fait justement le contraire ; elle contracte les poumons et rend difficile d’expectorer quoique ce soit. Le cannabis a des avantages (hormis la dilatation des bronches) que le tabac n’a pas. Principalement, le cannabis détend, ce qui améliore la santé et le bien-être.
Les scientifiques ne savent pas vraiment ce qui cause les tumeurs malignes des poumons dans le tabac. Plusieurs pensent que c’est une substance connue sous le nom de Lead 210. Évidemment, il y a plusieurs autres théories sur ce qui cause le cancer, mais si cela est vrai, il est facile de voir pourquoi il n’y a AUCUN CAS DE CANCER PROUVÉ RÉSULTANT DE L’USAGE SEUL DE CANNABIS, parce que le tabac contient beaucoup plus de cette substance que le cannabis.
Les lois sur le cannabis rendent son usage, qui n’est pas nocif, plus difficile. Les pipes à eau sont illégales dans plusieurs états. Les cigarettes avec filtres, les vaporisateurs, et les inhalateurs doivent être produits en grande quantité, ce qui est difficile à faire dans la clandestinité. Le cannabis est peu ingéré, parce que la quantité doit être plus importante pour planer autant de cette façon, et ce n’est ni bon marché, ni facile à trouver (raisons pour lesquelles certaines personnes fument les feuilles). Vous pouvez trouver cela amusant, mais plus le cannabis est légal, plus il est sain.
Il est évident pour les usagers que la prohibition du cannabis n’est pas faite pour leur bien. Pour compléter ce qui a été dit plus haut, le cannabis légal serait sain. Certains vendeurs ajoutent d’autres substances au cannabis avant de le vendre. Certains le vaporisent avec des rafraîchisseurs d’air, ou le trempent dans des produits chimiques comme le formaldéhyde ! Une bonne partie est cultivée à l’extérieur, où il peut être arrosé de pesticides ou contaminé avec de dangereux fongicides. Si le gouvernement s’intéressait vraiment à notre santé, il créerait des agences pour s’assurer que seul du cannabis de bonne qualité soit vendu - et d’inciter les gens à fumer du cannabis pur, et non mélangé à du tabac, comme on en a l’habitude de le faire en Europe...

12. Les enfants nés de mère consommatrice de cannabis souffrent-ils du "Syndrome Foetal du Cannabis" ?
Si le syndrome foetal du cannabis existe, les cas sont si rares qu’ils ne peuvent pas être démontrés. De nombreuses mères consomment du cannabis durant leur grossesse ; elles contrôlent les nausées du matin et plusieurs déclarent que cela augmente l’appétit et diminue le stress. C’est très important dans les pays en voie de développement, où les soins médicaux plus modernes ne sont pas facilement disponibles. Malgré tout, les bénéfices d’un usage de cannabis responsable peuvent surpasser les risques, même avec la médecine actuelle. Les études menées en Jamaïque ont démontré que les mères ayant fumé du cannabis ont des enfants en meilleure santé, mais cela est peut être dû aux bénéfices supplémentaires générés par le cannabis, ainsi qu’à d’autres facteurs. C’était un stratagème courant durant la guerre contre le cannabis de déclarer que le cannabis, et la cocaïne, cause des malformations infantiles ou des problèmes de comportement comme l’alcool. Cela apeure les futures mères et les amène à penser que les drogues sont des "démons". Les propos ne sont pas basés sur des recherches scientifiques valables  ; la plupart ne considèrent même pas les modes de vie ou les conditions de vie des mères avant d’accuser la drogue.
Évidemment, les femmes enceintes ne devraient pas fumer de cannabis. Si on abuse du cannabis, il peut nuire à la santé de la mère et de l’enfant. Le Delta-9 THC ne traverse pas le placenta et ne touche pas au foetus. Et, curieusement, le métabolite du cannabis (le THC 11-nor-9-carboxy-delta-9), et le foetus ne transforme pas le THC delta-9 en 11-nor comme le corps de la mère le fait. Donc le foetus n’est pas exposé au 11-nor. C’est dans les trois derniers mois de la grossesse que l’enfant est le plus vulnérable. Les parents doivent être conscients de ces faits lorsqu’ils prennent la décision de consommer du cannabis.

13. Le cannabis cause-t-il beaucoup d’accidents de la route ?
Pas vraiment. Les gens qui utilisent le cannabis ont un taux d’accident de la route"aussi faible" que la population en général. Les études sur le cannabis et la conduite automobile démontrent qu’il affecte le temps de réaction, mais pas autant que l’alcool. De plus, les personnes qui conduisent en étant "high" ont montré être moins irresponsables sur la route (ils montrent une "augmentation de l’aversion des risques"). Les études récentes ont souligné que l’alcool est le problème majeur sur les routes, et que les drogues illicites ne sont pas aussi dangereuses. Aussi amusant que cela puisse paraître, vous pourriez être plus prudent en conduisant "high". Néanmoins, certaines personnes ont déclaré avoir commis des erreurs lorsqu’elles conduisaient dans cet état. Certains pensent que le cannabis est le problème majeur sur la route, à cause d’un article de journal ou d’une histoire à la télé, qui montrait qu’un grand nombre de personnes tuées dans des accidents de la route ont testé positif pour usage de cannabis. Pour diverses raisons, ces études ne sont pas irréfutables :

Des études utilisent des tests de dépistage de drogue qui indiquent seulement si la personne a consommé du cannabis dans le dernier mois.
Des études ont été réalisées près de collèges ou d’autres endroits où la consommation d’alcool, la consommation de cannabis, et les accidents sont tous très élevés, et ils ne se sont pas ajustés à l’âge et à la consommation d’alcool.
Lorsque l’on a imputé le "score de la culpabilité" à la police, le cannabis n’était pas responsable des accidents.

14. N’avez-vous pas peur que tout le monde devienne dépendant ?
Le cannabis ne produit pas de dépendance, peu importe la quantité consommée. Il existe une dépendance psychologique, mais pas de dépendance physique. La majorité de ceux qui arrêtent de consommer n’ont même pas à y penser deux fois. Comparativement aux drogues qui créent des dépendances, cette affirmation est complètement stupide.
Pour qu’une drogue rende physiquement dépendant, elle doit provoquer des symptômes de manque et provoquer une tolérance. Le cannabis renforce, parce qu’il fait du bien, mais ne produit pas les deux autres effets. La caféine, la nicotine et l’alcool créent des dépendances physiques.

15a. Est-ce une bonne idée de contrôler la présence de cannabis dans l’urine en entreprise ?
Non ! Nombre de nos plus brillants, bons travailleurs, et sérieux employés sont des usagers de cannabis. Lorsque l’on teste la présence de drogue, on met tous les usagers de drogues dans le même sac. Les tests de dépistages de drogues ne sont pas bons pour les entreprises. (Sans mentionner que c’est une invasion de la vie privée). Si un travailleur a un problème de drogue, on peut le voir en contrôlant la qualité de son travail. En mettant à la porte "tous" les usagers de drogue qui travaillent pour vous, cela portera atteinte à votre entreprise, coûtera de l’argent, et cela scandalisera les gens ; et pourquoi  ? Il n’est même pas prouvé que les usagers de cannabis ont plus d’accidents ou de problèmes de santé.
Vos employés vont sûrement protester s’ils sont contrôlés pour usage de drogues ; ces tests permettent aux employeurs de contrôler les actes des employés dans leur vie privée ; même lorsque ces actes n’affectent pas leur performance au travail. (Comme nous l’avons dit plus haut, les tests pour dépister le cannabis ne détectent pas si la personne est "high". Ils détectent si la personne a consommé ou non du cannabis durant les semaines passées). Demander aux employés d’uriner dans un pot en plastique tous les mois n’est pas une bonne façon de leur faire sentir qu’ils font partie de l’entreprise, ou de se faire des amis. L’inquiétude est grandissante face aux tests de dépistage de drogues, parfois parce qu’ils accusent faussement les mauvaises personnes, et aussi parce qu’ils peuvent être utilisés pour trouver d’autres informations confidentielles sur les employés. Les professionnels commencent même à se demander s’ils sont constitutionnels.

15b. Est-ce que toute cette histoire en vaut vraiment la peine, en tout cas, pour réduire les risques d’accident et les coûts de santé ?
Tout le monde sait que les usagers de cannabis sont de mauvais employés, pas vrai ? Faux, ou quelqu’un a oublié de le dire aux millions de bons travailleurs qui fument du cannabis.
Les entreprises de tests de dépistage des drogues vous apporteront des piles de statistiques qui disent que ces tests prouvent que l’usage du cannabis vous coûte de l’argent. La vérité c’est qu’il y a autant d’études qui démontrent que les usagers de cannabis ont plus de succès, utilisent moins les services de santé, et produisent plus que les non-usagers. Avant d’acheter des tests de dépistage pour votre entreprise, assurez-vous de connaître l’autre côté de l’histoire. Dans les années 80, l’administration Bush a fait beaucoup pour promouvoir ces tests. En fait, George Bush a estimé le coût de l’usage des drogues à plus de 60 milliards de dollars par an, sur la base d’une étude qui aurait démontré que les personnes qui ont consommé du cannabis à un moment de leur vie ont moins de succès. La même étude pourrait être utilisée pour démontrer que les gros consommateurs de cannabis et d’autres drogues avaient réellement plus de succès. Il y a quelque chose qui cloche ici, et quand vous y ajoutez le fait que plusieurs grosses têtes de la DEA et le Tsar de la Drogue sont propriétaires ou travaillent maintenant dans l’industrie de l’analyse d’urine, tout cela commence à être louche.

16. Ne vaut-il mieux pas emprisonner tous les consommateurs ?
Comment prévoyez-vous de financer cela ? Il y a déjà plus de 5% de personnes en détention préventive aux États-Unis (y compris la liberté surveillée, etc.). Les assassins et les violeurs sont laissés à l’extérieur des pénitenciers pour laisser la place aux nouveaux venus ; il y a environ 2.500 fans de Grateful Dead dans les prisons fédérales. Emprisonner une personne pendant un an coûte environ 20.000 US$. Les États-Unis sont les leaders de la détention : 425 personnes sur 100.000 sont derrière les barreaux. Dans le système de prison fédérale, un cinquième des prisonniers le sont pour des infractions liées à la drogue, ils n’ont rien fait de violent. Les lois d’états sont habituellement moins strictes, mais les mandataires d’états pour la sentence minimum pour les drogues deviennent plus populaires. Nos prisons et nos tribunaux sont tellement pleins que le rapport annuel de l’association américaine du barreau sur le système judiciaire d’état n’est qu’un long réquisitoire pour arrêter les lois contre la drogue qui emprisonnent les usagers. Même l’association Clinton reconnaît qu’emprisonner les gens n’est pas la solution. C’est particulièrement vrai pour les personnes qui ont un problème d’abus de drogue ; ils ont besoin de traitements, pas de mauvais traitements.
Si nous ne mettons pas (au moins) ces lois de côté, nous aurons des problèmes. Une politique rétroactive pour la légalisation du cannabis ou la dépénalisation, pourrait aider à résoudre cette crise. Considérez aussi cela : lorsqu’une personne est condamnée à une sentence d’emprisonnement, elle est en colère contre la société. Elle deviendra sûrement une victime lorsqu’elle y sera, et apprendra probablement les conduites criminelles des détenus. Il y a aussi des chances qu’elle attrape le Sida ou la tuberculose avant de sortir. En enfermant tous les usagers de drogue, vous creusez vous-mêmes votre tombe  ; est-ce que cela en vaut la peine ? Par ailleurs, de nombreuses personnes ne méritent pas d’être en prison. Pourquoi devraient-elles être enfermées seulement parce qu’elles aiment planer avec le cannabis  ? Surtout quand on peut boire de l’alcool sans être arrêté... Mais quelle sorte de loi est-ce que c’est ? Vous devez penser au genre de monde que vous créez pour vous-mêmes avant de réagir. Comment la police traitera nos enfants dans le futur ? Jusqu’où êtes-vous prêt à laisser le gouvernement aller pour avoir les usagers de drogue ? Combien de vos propres droits êtes-vous prêt à sacrifier en essayant d’enfermer les "drogués"  ?

17. J’ai entendu dire qu’il y a plus de 400 produits chimiques dans le cannabis... Alors...?
Vrai, mais alors ? Il y a aussi plus de 400 produits dans plusieurs aliments, (y compris le café, qui contient plus de 800 produits chimiques et plusieurs poisons) et nous ne voyons pas la police arrêter les gens dans les McDonald’s, ou mettre des amendes pour conduite en mangeant. Seul le THC est très psychotrope ; quelques autres produits chimiquesontaussi un faible degré de psychoactivité. Les usagers de cannabis ne sont pas plus souvent malades, ils ne meurent pas plus tôt, ne perdent pas leur emploi (sauf avec les tests de dépistage), n’ont pas d’enfants mutants... Alors, quel est votre point de vue ? Le fait qu’il y ait plus de 60 éléments chimiques uniques dans le cannabis, appelés "cannabinoïdes" est quelque chose de très intéressant pour les scientifiques. Plusieurs de ces cannabinoïdes ont des effets très satisfaisants pour la médecine. Par exemple, le "cannabinol" est un cannabinoïde qui peut aider ceux qui ont des insomnies. Les médecins pensent que cette substance chimique est la raison pour laquelle la majorité des patients préfère utiliser le cannabis au lieu du Delta-9-THC pur en comprimés (appelé dronabinol) ; le cannabinol est juste à la limite de faire planer et calme les nerfs. Un autre cannabinoïde, l’acide cannabidiolique, est un antibiotique très efficace, comme la pénicilline. Plusieurs de ces produits chimiques peuvent être extraits du cannabis sans nécessiter les équipements luxueux des laboratoires.

18. Est-ce que cette drogue affaiblit mon système immunitaire, et si oui est-il plus facile d’attraper un rhume ?
Le cannabis (Delta-9-THC) n’a pas d’effet "immunosuppresseur". Il agit sur certaines cellules du foie, appelé macrophages, un peu de la même façon qu’il agit sur les cellules du cerveau. Au lieu de stimuler les cellules, il les ferme. Cet effet est temporaire (justement comme l’effet "high") et disparaît rapidement ; les gens qui souffrent de scléroses en plaques peuvent réellement trouver cet effet utile pour combattre la maladie.
Des récentes recherches ont également découvert que les métabolites du cannabis restent dans les poumons sept jours au plus après avoir arrêté de fumer. Pendant leur présence, le système immunitaire des poumons peut être affecté (mais les macrophages ne se "ferment pas" comme dans le foie). L’effet de fumer est probablement pire que les effets du THC, et dure tout aussi longtemps.
Cela dit, les médecins n’ont pas encore décidé si les consommateurs de cannabis courent le risque d’attraper des rhumes ou non. Avec la seule exception de la bronchite, aucun chiffre ne suggère que les usagers de cannabis attrapent plus de rhumes. Mais... Cela n’a pas arrêté Carlton Turner, un tsar de la drogue aux États-Unis, de déclarer plusieurs fois publiquement que le cannabis cause le Sida et l’homosexualité. Ses propos étaient tellement ridicules que le Washington Post et Newsweek Magazine se sont moqués de lui, et il a été forcé d’abandonner. Aujourd’hui, les patients atteints du Sida utilisent le cannabis pour traiter leurs symptômes, sans problèmes apparents. Des études suggèrent que le cannabis peut réellement stimuler une certaine forme d’immunité. Des chercheurs ont essayé de démontrer des effets sur le système immunitaire de personnes en bonne santé, mais le cannabis n’a pas d’effets substantiels, bons ou mauvais ; ils sont soit trop subtils, soit trop faibles pour être détectés.

4) POURQUOI EST-CE TOUJOURS ILLÉGAL ?

1. Pourquoi est-ce TOUJOURS illégal ?
La réponse officielle : parce que vous ne devriez pas l’utiliser. Vous ne pouvez pas l’utiliser parce que c’est illégal, et c’est illégal donc vous ne pouvez pas l’utiliser. Vous ne devriez pas l’utiliser. C’est illégal. C’est illégal donc vous ne devez pas l’utiliser.
La réponse du maniaco-dépressif : cela n’arrivera jamais. Les gens sont trop désorganisés/ stupides/sans pouvoir. C’est de la futilité. Essayez, mais ne vous attendez pas à ce que ça aboutisse à quelque chose. Je ne laisserai pas mes espoirs se perdre.
La réponse du paranoïaque-schizophrène : vous ne voyez pas ? ! ? ! ? Le gars au sommet a tout prévu ! Ils détiennent tout. Ils ne laisseront pas cela se produire. Je ne devrais même pas être en train de vous parler, mais laissez-moi vous donner un avertissement ! Ecoutez... Vous ne devriez pas les embêter, ils savent tout. Ils sont pratiquement surnaturels, vous voyez ? Et la seule façon que ça arrive est de devenir l’un d’eux. Vous devriez faire bien attention, ou ils viendront vous chercher et vous emmèneront ; ils font ça, vous savez. C’est de la CONSPIRATION ! ! !
La réponse du névrosé : le cannabis ? Eeek ! Ne savez-vous pas que cette chose est dangereuse ? Les gens ne font pas des lois sans bonnes raisons, vous savez ! Où avez-vous entendu parler du cannabis  ? Attendez ! Ne me dites pas, je ne veux pas savoir. Si jamais on savait que vous pensez qu’il devrait être légal, alors ils ne voudront jamais plus vous parler ! Ne savez-vous pas que le cannabis est ceci... Le cannabis est cela...
LA VRAIE RÉPONSE : le cannabis est encore illégal parce qu’il n’y a pas assez de monde qui s’est levé pour dire : "C’EST STUPIDE ! NOUS VOULONS QUE LE CHANVRE-CANNABIS SOIT LÉGAL !!! POUR SES PRODUITS ; POUR LA MÉDECINE ; POUR LA NOURRITURE ; POUR LE FUN ; PAR PITIÉ ! N’EST-CE PAS CE QUE LA VIE DEVRAIT ÊTRE  ?!".
Sans support global, le cannabis ne sera jamais légal. Chaque personne qui se lève pour la légalisation du cannabis-chanvre nous rend plus forts, et nos voix plus fortes. Croyez-moi, nous apprécions toute l’aide que nous pouvons recevoir. Pourtant, cela rend tout autant difficile pour les gens de dire que "c’est stupide" ou que "personne ne croit vraiment cela".
Si vous n’êtes pas encore convaincu, ou si vous avez des difficultés à croire les réponses données, je vous encourage à vous renseigner plus sur ce sujet. Essayez les sources citées à la fin.
Si vous êtes avec nous, faites-le nous savoir ! Faites le savoir à tout le monde, à moins que cela vous amène des ennuis, mais le plus important est de garder un oeil sur ce qui se passe, et d’essayer de donner un coup de main quand vous pouvez. Aussi, informez-vous car si vous en avez besoin, vous pouvez convaincre un ami ou prouver que vous n’êtes pas "stupide" ; le reste du monde l’est.

2. Qu’est-ce que je peux faire pour apporter un peu de sens aux lois contre le cannabis ?
Vous pouvez faire plusieurs choses. Les activistes travaillent à tous les niveaux pour réformer les lois sur le cannabis. Si vous ne pouvez pas être activiste, il y a plusieurs façons d’aider (les activistes peuvent se retrouver à court d’argent, de temps, et même parfois d’amis). Essayez de connaître des activistes pour la légalisation du chanvre ou du cannabis dans votre entourage, et de savoir ce qu’ils prévoient. Vous allez sûrement trouver quelque chose à faire pour les aider.
Aux Etats-Unis, il existe une liste appelée Liberty Activist qui donne les numéros de téléphone ou les adresses des groupes près de chez vous. Pour les pays francophones (en France, en Belgique, en Suisse), il existe aussi des organisations, comme la Ligue Internationale Antiprohibitionniste, le Mouvement de Légalisation Contrôlée et le Collectif d’Informations et de Recherche sur le Cannabis.
La chose la plus importante à faire de votre côté c’est de surveiller vos dirigeants municipaux et provinciaux et de leur faire savoir que cette question est à prendre au sérieux. Plusieurs groupes d’activistes offrent des "cartes de membres". Ils demandent généralement une cotisation pour rejoindre leur groupe ; vous recevez des lettres d’informations sur les activités du groupe. De cette façon, vous savez quand et pourquoi écrire à vos députés, et vous recevez des informations que vous ne recevez pas normalement. Et le plus important, si besoin est, vous serez capable de contacter le groupe pour recevoir ou donner des conseils.

3a. Où puis-je avoir plus d’informations ?
À plusieurs endroits. Un des meilleurs moyens est la communication électronique. L’autoroute électronique a été un énorme bond en avant pour notre mouvement, il y a beaucoup d’informations sur le cannabis qui sont désormais disponibles.
Commencez, par exemple, par le site de www.chanvre-info.ch. Ce site vous propose des informations en quatre langues (français, allemand, anglais, italien) sur tous les sujets touchant au chanvre, à commencer par des informations internationales politiques et culturelles sur les nombreuses utilisations du chanvre dans l’agriculture, l’industrie etc., des informations actuelles sur la médecine des cannabinoïdes, la prévention, en partie documentées avec des photos et des films. Par le shop online, vous pourrez voir et acheter de nombreux produits de chanvre.
D’autres sites francophones proposent également de nombreuses informations.

www.chanvre-info.ch
Informations sur tous les sujets touchant au chanvre (cannabis), notamment : agriculture, industrie, médecine, politique et aspects culturels.

www.ispa.ch
Institut suisse de prévention de l’alcoolisme et autres toxicomanies

www.cannaweb.ch
Des multitudes de liens sur des sites traitant du cannabis.

www.contactnetz.ch
Réseau Contact - groupement bernois d’aide en matière de dépendance. Réseau régional et ambulatoire de soutien aux personnes toxicodépendantes (substances illégales). Le Réseau Contact réunit six établissements du canton de Berne.

www.echosduchanvre.com
Les echos du Chanvre, tout sur le chanvre, informations, utilisations et produits derives du chanvre, proprietes, histoire, traditions, reglementations...

www.rueduchanvre.com
Le portail de l’industrie du chanvre. Vente en gros et au détail de produits chanvre : alimentation biologique, cosmétique, vêtements, bagagerie ...

www.wonderchanvre.com
L’annuaire et le moteur de la planete chanvre et cannabis...100% wonder’ chanvre.

www.cannabis-med.org
l’Association Internationale pour le Cannabis Médical (IACM) est une société scientifique qui défend l’amélioration du cadre légal pour l’utilisation thérapeutique du chanvre (Cannabis sativa L.) et de ses principes actifs les plus importants, les cannabinoïdes, dans les applications thérapeutiques, par la promotion de la recherche et la diffusion des informations.

3b. Hum, je viens juste de me rappeler que je suis un nul des ordinateurs. Y a-t-il des bons livres que je pourrais trouver à la place ?

De nombreux ouvrages présentent diverses informations :
"Cannabis - Hanf, Hemp, Chanvre, Canamo" M. Bröckers, 2003

(Livres et film en vente sur le site www.cannabis-helvetica.ch)

Apprendre à Gérer : La Politique Suisse en Matière de Drogues
Ecrit par Y. Boggio, S. Cattacin, M.-L. Cesoni et B. Lucas - 105 pages
Abondamment commentée, voir jugée, la politique suisse en matière de drogue n’en reste pas moins méconnue. Difficile d’ignorer les scènes ouvertes et les programmes de distribution de l’héroïne. Mais au-delà des passions, comment comprendre le modèle helvétique ? Unique synthèse sur l’évolution de la politique suisse en matière de drogues, cet ouvrage retrace le chemin parcouru depuis le temps, pas si lointain, des premières interdictions. Un repère indispensable.

SFA/ISPA - Institut suisse de prévention de l’alcoolisme et autres toxicomanies - 7 pages
Que faire si mon enfant consomme du cannabis ?
Souvent les parents cherchent à limiter, voire à faire stopper, la consommation de leur enfant en supprimant son argent de poche... Ce moyen permet effectivement parfois d’atteindre l’objectif visé, mais cela peut aussi inciter le jeune à se livrer à du trafic ou à voler pour acheter du cannabis. Une autre réaction courante est de contrôler les fréquentations de son enfant, voire même de dénoncer ceux qui le fournissent en cannabis. On peut également l’obliger à faire des contrôles d’urine... Et que faire s’ils sont positifs ? De telles mesures ont souvent un effet limité et empêchent dialogue et confiance pourtant indispensables pour savoir ce qui se passe vraiment et pour chercher des solutions constructives. On peut ainsi passer un "contrat" avec son enfant et fixer des objectifs clairs : par exemple, limiter les lieux de consommation (pas à l’école, ni à la maison), limiter la fréquence (pas pendant la semaine) ; éviter certains risques (pas de conduite après avoir consommé, pas de conséquences négatives sur l’ambiance familiale, ni sur les performances scolaires...). Il importe également de fixer un délai pour faire le bilan du contrat. Il n’existe pas de règles types en la matière : les conditions doivent être discutées au cas par cas selon la situation et le contexte. (GRATUIT)

Du Cannabis pour se Soigner : Guide Pratique
Ecrit par E. Rosenthal, D. Gieringer et T. Mikuriya - 221 pages
1996 : l’usage médical du cannabis est approuvé par référendum en Californie et en Arizona. 1998 : cinq états supplémentaires, l’Alaska, le Nevada, l’état de Washington, le Colorado et le District fédéral votent à leur tour en faveur de la décriminalisation du chanvre thérapeutique. Trente ans d’une propagande intense de diabolisation du cannabis ont trouvé leur limite face à cette simple constatation : cette plante a de multiples usages thérapeutiques, y compris dans le traitement de maladies graves. Elle permet de combattre les nausées dues aux chimiothérapies ou au traitement du sida. Elle est utile également contre la sclérose en plaques ou le glaucome. Ce livre, clair et précis, recense ces différents usages.

Le Chanvre : ses vertus et ses propriétés médicinales
De nos jours, de plus en plus de gens cherchent à consommer des produits naturels. Le chanvre est un cadeau du ciel car, à partir de cette plante, on peut créer du papier, du tissu, des produits de beauté et des médicaments. D’ailleurs, ce cannabinacée a une longue tradition. Rabelais, l’auteur de Gargantua et de Pantagruel, soignait ses patients avec des médicaments à base de chanvre. Gutenberg a imprimé la première Bible sur du papier de chanvre. Le premier drapeau américain a été brodé sur du tissu de chanvre. Pendant les jours de jeûne, Bouddha se nourrissait de graines de chanvre.
Auteur de la préface, François-Xavier Garneau est professeur associé à l’Université Laval et professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi depuis 1970. Il est titulaire d’un doctorat en chimie organique de l’Université de Toronto.
Lucie E. Létourneau a fait ses études à Montréal et en Italie. Fondatrice de Canolio, membre de HIA (Hemp Industries Association - association des industries du chanvre aux Etats-Unis), Lucie E. Létourneau est considérée comme une autorité en la matière au Québec. Ce livre a été imprimé sur du papier de chanvre.

Le film chanvre-info Durée : 30 min. d/f/e VHS ou DVD
Le saviez-vous ? Un tracteur marche aussi avec de l’huile de chanvre pressée à l’ancienne, c’est-à-dire de façon mécanique. Saviez-vous qu’on peut préparer une salade avec de l’huile de chanvre et du vinaigre au chanvre ? Oui ? Une raison de plus de voir ce film !
Au son des rythmes de Leftfield, Synaesthesia et Kultur:Cültür, vous vous promènerez à travers les champs de chanvre de l’expo chanvre.02 et à la ferme de Chanvre-info. Vous allez voir comment on récolte le chanvre et comment il est transformé en divers produits, directement à la ferme. Et cela se fait avec des machines comme elles étaient utilisées jadis par nos ancêtres, des machines simples et purement mécaniques.
Vous verrez des conférences sur le chanvre, ainsi que l’espace de l’exposition Chanvre-Info.02 qui présente une large vue d’ensemble des produits de chanvre : des aliments comme l’huile et le vinaigre, le chocolat, les boissons comme le thé, le thé glacé, les limonades, la bière, les cosmétiques, les vêtements en tissu de chanvre (très en vogue), l’aromathérapie et beaucoup d’autres. Ce film est une ôde au chanvre, cette plante aux multiples usages.

5) RESSOURCES PAR ORDRE DE QUESTIONS

1) QUELLES-SONT CES HISTOIRES À PROPOS DU CHANVRE ?

1. Qu’est-ce que le chanvre ?
"Hemp" par Lyster H. Dewey pp. 283-346. United States Government Department of Agriculture, 1913.
"L’empereur est nu : Une Histoire du Cannabis et de sa Prohibition" par Jack Herer. Les éditions du Lézard 1993 - ISBN 2950726410.
"The Marijuana Farmers" par Jack Frazier. Solar Age Press New Orleans, 1972.

2. Qu’est-ce que le cannabis ?
"Hemp, Life-line to the Future" par Chris Conrad.
"Le cannabis" par Denis Richard et Jean-Louis Senon. Que sais-je ? n° 3084. Presse universitaire de France, 1997 - ISBN 2 13 047545 0.

3. D’ou vient le mot marijuana ?
"L’empereur est nu : Une Histoire du Cannabis et de sa Prohibition" par Jack Herer. Les éditions du Lézard 1993 - ISBN 2950726410.

Le chanvre peut être cultivé légalement
"Hemp, Life-line to the Future" par Chris Conrad.

La culture commerciale numéro 1
"Drugs, Crime and the Justice System". United States Government Printing Office Washington, DC. Décembre, 1992.
"Information Please Almanac". Simon and Schuster New York, 1993.

4. Comment peut-on utiliser le chanvre comme nourriture ?
Protéines
A.J. St-Angelo, E.J. Conkerton, J.M. Dechary, A.M. Altschul dans "Biochimica et Biophysica Acta" Vol. 121 pp. 181. 1966.
A.J. St-Angelo, L.Y. Yatsu, A.M. Altschul dans "Archives of Biochemistry and Biophysics" Vol. 124 pp. 199-205. 1966.
"Chromatography of Edestine at 50 Degrees" par D.M. Stockwell, J.M. Dechary, A.M. Altschul dans "Biochimica et Biophysica Acta" Vol. 82 pp. 221. 1964.

Huile qui fournit les acides gras essentiels
"Fats that Heal, Fats that Kill" par Udo Erasmus.
"Hemp-seed Oil Compared with Other Common Vegetable Oils" par Gerald X. Diamond in "Cannabis Hemp Information Kit".
"Therapeutic Hemp Oil" par Andrew Weil M.D. dans "Natural Health" Mars/Avril, 1993.

5. Quels sont les avantages du chanvre comparativement aux autres cultures ?
"Hemp" par Lyster H. Dewey pp. 283-346. United States Government Department of Agriculture, 1913.
"L’empereur est nu : Une Histoire du Cannabis et de sa Prohibition" par Jack Herer. Les éditions du Lézard 1993 - ISBN 2950726410.

6. Est-ce que le chanvre est mondialement compétitif comme source de protéines ?
Chanvre contre soja
"Hemp" par Lyster H. Dewey pp. 283-346. United States Government Department of Agriculture, 1913.
"Chromatography of Edestine at 50 Degrees" par D. M. Stockwell, J.M. Dechary, A.M. Altschul dans "Biochimica et Biophysica Acta" Vol. 82 pp. 221. éd. 1964.

Résistance aux rayons UV-B
"UV-B Effects on Terrestrial Plants" par Manfred Tevinie, Alan H.Teremura dans "Photochemistry and Photobiology" Vol. 50 N° 4 pp.479-487. Pergamon Press Oxford, New York, 1989.

7. Comment peut-on utiliser le chanvre pour fabriquer du textile ?
"Hemp, Flax, Jute, Ramie, Kenaf and Other Industrial Fibers a Comparison of Properties and Applications" par Gerald X. Diamond dans "Cannabis Hemp Information Kit". Washington Citizens for Drug Policy Reform.
"Hemp" par Lyster H. Dewey pp. 283-346. United States Government Department of Agriculture, 1913.
"L’empereur est nu : Une Histoire du Cannabis et de sa Prohibition" par Jack Herer. Les éditions du Lézard 1993 - ISBN 2950726410.
"The Marijuana Farmers" par Jack Frazier. Solar Age Press New Orleans, 1972.

8. Pourquoi est-ce mieux que le coton ?
"Hemp, Flax, Jute, Ramie, Kenaf and Other Industrial Fibers a Comparison of Properties and Applications" par Gerald X. Diamond dans "Cannabis Hemp Information Kit". Washington Citizens for Drug Policy Reform.

9. Comment peut-on utiliser le chanvre pour faire du papier ?
"It’s Time to Reconsider Hemp" par Jim Young dans "Pulp & Paper" pp. 7. Juin, 1991.
"Hemp Variations as Pulp Source Researched in the Netherlands" par E.P.M. de Meijer dans "Pulp & Paper" pp. 41-42. Juillet, 1993.
"The Manufacture of Paper from Hemp Hurds" par Jason L. Merril dans "USDA Bulletin/ Yearbook of the United States Department of Agriculture" N° 404 pp. 7-25. United States Government Department of Agriculture.

10. Pourquoi ne peut-on pas continuer à utiliser les arbres ?
"The Production and Handling of Hemp Hurds" par Lyster H. Dewey dans "USDA Bulletin" N° 404 pp. 1-6. United States Government Department of Agriculture.
"Hemp" par Lyster H. Dewey pp. 283-346. United States Government Department of Agriculture, 1913.

11. Comment peut-on utiliser le chanvre comme carburant ? "Farming For Fuel" par Folke Dovring.
"Pretreatment Research Overview" par K. Grohmann, R. Torget, M. Himmel dans "The DOE SERI Ethanol From Biomass Program". United States Government Department of Energy.
"Overview : The DOE SERI Ethanol From Biomass Program" par C.E. Wyman. United States Government Department of Energy.

12. Pourquoi est-ce mieux que le pétrole ?
"Towards a Green Economy" par Lynn Osburn (pamphlet)

13. Comment peut-on utiliser le chanvre comme médicament ?
"Cannabis, la Médecine Interdite" par Lester Grinspoon M.D. et James B. Bakalar. 2000 - ASIN 2910718255.
"Le cannabis", par Denis Richard et Jean-Louis Senon. Que sais-je ? n° 3084. Presse universitaire de France, 1997 - ISBN 2 13 047545 0.
"Therapeutic Issues of Marijuana and THC (Tetrahydrocannabinol)" par J.Thomas Ungerieder, Therese Andrysiak dans "The International Journal of the Addictions" Vol. 20 pp. 691-699. éd. M. Dekker New York, 1985.

14. Qu’est-ce qu’il y a de dangereux avec les médicaments ?
"Cannabis, la Médecine Interdite" par Lester Grinspoon M.D. et James B. Bakalar. 2000 - ASIN 2910718255

15. Quelles sont les autres utilisations du chanvre ?
"L’empereur est nu : Une Histoire du Cannabis et de sa Prohibition" par Jack Herer. Les éditions du Lézard 1993 -ISBN 2950726410.

2) POURQUOI LA PROHIBITION ?

1. Comment et pourquoi le chanvre est-il devenu illégal ?
"Drugs and minority oppression" par John Helmer. Seabury Press New York, 1975.
"L’empereur est nu : Une Histoire du Cannabis et de sa Prohibition" par Jack Herer. Les éditions du Lézard 1993 -ISBN 2950726410.

2. OK, alors qu’est-ce que ces histoires ont à voir avec le chanvre ?
"The Manufacture of Paper from Hemp Hurds" par Jason L.Merril dans "USDA Bulletin/Yearbook of the United States Department of Agriculture" n° 404 pp. 7-25. United States Government Department of Agriculture.
"New Billion-Dollar Crop" dans "Popular Mechanics" Février, 1938.
"Flax and Hemp From the Seed to the Loom" par George A. Lower dans "Mechanical Engineering" Février, 1937.

3. Vous voulez me faire croire qu’ils n’ont pas pensé voter une meilleure loi qui interdit le cannabis et permet l’utilisation commerciale du chanvre ?
"Hemp, Life-line to the Future" par Chris Conrad.
"L’empereur est nu : Une Histoire du Cannabis et de sa Prohibition" par Jack Herer. Les éditions du Lézard 1993 - ISBN 2950726410.
"New Billion-Dollar Crop" dans "Popular Mechanics". Février, 1938.
"Flax and Hemp From the Seed to the Loom" par George A. Lower dans "Mechanical Engineering" Février, 1937.

4. N’y a-t-il pas une leçon à tirer de tout cela ?
"Manufacturing Consent" par Noam Chomsky.
"Marijuana Laws : A Need for Reform" par Roger Allan Glasgow dans "Arkansas Law review" Vol. 22 N° 340 pp. 359-375.

3) QU’EST-CE QUE C’EST ? QU’EST-CE QUE CE N’EST PAS ? EST-IL VRAI QUE ?

1. Est-ce que le cannabis reste dans les cellules adipeuses et fait planer pendant des mois ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.
"Marijuana Chemistry Genetics, Processing, and Potency" par Michael Starks. Ronin Inc., 1990.
"Marijuana Cannabinoids Neurobiology and Neurophysiology" éd. Laura Murphy, Andrzej Bartke éd.. CRC Press Boca Raton, FL, 1992.

2. Mais... Le cannabis aujourd’hui est-il beaucoup plus puissant que dans les années soixante ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.
"Cannabis 1988. Old Drug, New Dangers The PotencyDebate" par Todd H. Mikuriya M.D., MichaelR. Aldrich Ph.D. dans"Journal of PsychoactiveDrugs" Vol. 20 N° 1 pp. 47-55. Haight-Ashbury. Publications en association avec le Haight-Ashbury FreeMedicalClinicSan Francisco, Calif. Janvier, Mars,1988.

3a. Est-ce que le cannabis causedes lésions cérébrales ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. EditionsGeorg,2000-ISBN2-8257-0690-6.
"TheChronic CerebralEffectsofCannabisUseI Methodological Issues and Neurological Findings" par Renée C. Wert Ph.D., Michael L. Raulin Ph.D Vol. 21 N° 6 pp. 605-628. 1986.
"The Chronic Cerebral Effects of Cannabis Use II Psychological Findings and Conclusions" par Renée C. Wert Ph.D., MichaelL. Raulin Ph.D Vol. 21 N° 6 pp. 629-642. 1986.
"Neurotoxicityof Cannabis and THC A Review of Chronic Exposure Studies in Animals" par Andrew C. Scallet in"Pharmacology, Biochemistry & Behavior" Vol.40 pp. 671-676. 1991.
"Chronic Marijuana Smoke Exposure in the Rhesus Monkey IV Neurochemical Effects and Comparison toAcute and Chronic Exposure to Delta-9-Tetrahydrocannabinol(THC) in Rats" par Syed F. Ali, Glenn D. Newport, Andrew C. Scallet, Merle G. Paule, John R. Bailey, William Slikker Jr, "Pharmacology,Biochemistry & Behavior" Vol. 40 pp. 677-682. 1991.
"Behavioral,Neurochemical, and NeurohistologicalEffects of Chronic Marijuana Smoke Exposure in the Nonhuman Primate" par William Slikker Jr. et al. dans "Marijuana Cannabinoids Neurobiology and Neurophysiology" Laura Murphy, Andrzej Bartke éd.CRCPressBocaRaton,FL,1992.

Les études suivantes ont été jugées imparfaites
"Effects of Cannabis Sativa on Ultrastructure of the Synapse in Monkey Brain" par J. W. Harper, R. G. Heath, W. A. Myers dans "Journal of Neuroscience Research" Vol. 3 pp. 87-93. 1977.
"Chronic Marihuana Smoking Its Effects on Function and Structure of the Primate Brain" par R. G. Heath, A. T. Fitzjarrell, R. E. Garey, W. A. Myers dans "Marihuana : Biological Effects Analysis, Metabolism, Cellular Responses, Reproduction and Brain" Gabriel G. Nahas, W. D. M. Paton éd. Pergamon Press Oxford, 1979.
"Cannabis Sativa Effects on Brain Function and Ultrastructure in Rhesus Monkeys" par R. G. Heath, A. T. Fitzjarrell, C. J. Fontana, R. E. Garey dans "Biological Psychiatry" Vol. 15 pp. 657-690. 1980.

D.A.R.E. dit que le cannabis détruit les cellules du cerveau
Manuel d’entraînement des officiers de DARE, section T page 5.

3b. S’il ne détruit pas les cellules du cerveau, comment est-ce que ça fait planer ?
"Structure of a Cannabinoid Receptor" par L. A. Matsuda , S. J.Lolait , M. J. Browstein, A. C. Young, T. I. Bonner dans "Nature" Vol.346 N° 6824 pp. 561-564. Août, 1990.

Le cannabis n’use pas ses récepteurs
"Chronic Exposure to Delta-9-Tetrahydrocannabinol Fails to Irreversibly Alter Brain Cannabinoid Receptors" par Tracy M. Westlake, Allyn C. Howlett, Syed F. Ali, Merle G. Paule, Andrew C. Scallet, William Slikker Jr. dans "Brain Research" Vol. 544 pp. 145-149. 1991.

4. Les gens meurent-ils en fumant du cannabis ?
Bureau des Statistiques de Mortalité, 1988. "In the Matter of Marijuana Rescheduling Petition : Opinion and Recommended Ruling, Findings of Fact, Conclusions of Law and Decision of Administrative Law Judge Francis L. Young" par Hon. Francis L. Young. Septembre, 1988.

Les réactions allergiques sont rares
"Marijuana and Immunity" par Leo E. Hollister M.D. dans "Journal of Psychoactive Drugs" Vol. 24 N° 2 pp. 159-164. Haight-Ashbury. Publications en association avec le Haight-Ashbury Free Medical Clinic San Francisco, Calif. : Avril, Juin, 1992.

6a. Est-ce que le cannabis va rendre mon copain psychopathe ?
"Le cannabis", par Denis Richard et Jean-Louis Senon. Que sais-je ? n° 3084. Presse universitaire de France, 1997 - ISBN 2 13 047545 0.
"A Brief, Critical Look at Cannabis Psychosis" par Amit Basu dans "The International Journal on Drug Policy" Vol. 3 pp. 126-127. 1992.

6b. Les fumeurs de cannabis sont-ils en marge de la société ?
"Adolescent Drug Use and Psychological Health" par Jonathan Shedler, Jack Block dans "American Psychologist" Vol. 45 N° 5 pp. 612-630.
"Substance Use and Abuse Among Teenagers" par Michael D. Newcomb, Peter M. Bentler dans "American Psychologist" Vol. 44 N° 2 pp. 242-248. 1989.
"Cognitive Motivations for Drug Use Among Adolescents Longitudinal Tests of Gender Differences and Predictors of Change in Drug Use" par Michael D. Newcomb, Chih Ping Chou, P. M. Bentler, G. J. Huba dans "Journal of Counseling Psychology" Vol. 35 N° 4 pp. 426-438. American Psychological Association Washington, DC, 1988.
"Personality Characteristics of Adolescent Marijuana Users" par John E. Mayer, Jeffrey D. Ligman dans "Adolescence" Vol. 24 N° 96 pp. 965-976. 1989.
"Cannabis Use and Sensation Seeking Orientation" par K. Paul Satinder, Alexander Black dans "The Journal of Psychology" Vol. 166 pp. 101-105. Journal Press Provincetown, MA, 1984.

7. Est-ce que c’est vrai que le cannabis rend paresseux et sans motivation ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.

Etudes de l’armée Américaine
"Behavioral and Biological Concomitants of Chronic Marijuana Use" par Dr. Jack H. Mendelson 1974.

Le syndrome de démotivation chez les adolescents
"Chronic Marijuana Smoke Exposure in the Rhesus Monkey II Effects on Progressive Ratio and Conditioned Position Responding" par Merle G. Paule, Richard R. Allen, John R. Bailey, Andrew C. Scallet, Syed F. Ali, Roger M. Brown, William Slikker Jr. dans "The Journal of Pharmacology and Experimental Therapeutics" Vol. 260 pp. 210-222.
"Up in Smoke Arkansas Study Raises Doubts About Marijuana Risks" par Mara Leveritt dans "Arkansas Times" pp. 11-12. Septembre 16, 1993.

L’utilisation du cannabis et des autres drogues au travail
"Working Men and Ganja Marijuana Use in Rural Jamaica Melanie Creagan Dreher" par Melanie Creagan Dreher. Institute for the Study of Human Issues Philadelphia, 1982.
"The working addict David Caplovitz" par David Caplovitz. M. E. Sharpe, White Plains, NY, 1976.

8. Le cannabis est-il une porte ouverte vers les autres drogues ? Mène-t-il à la consommation de drogues plus fortes ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.
"Who Says Marijuana Use Leads to Heroin Addiction ?" par Jerry Mandel dans "Journal of Secondary Education" Vol. 43 N° 5 pp. 211-217. California Association of Secondary School Administrators Burlingame, CA.
"Marihuana reconsidered" par Lester Grinspoon M.D. Harvard University Press, Cambridge, MA, 1977.

9a. Je ne veux pas que les mineurs puissent fumer du cannabis. Comment puis-je les en empêcher ?
"Du Chocolat à la Morphine - Tout ce que vous avez besoin de savoir sur les drogues et qu’on a jamais osé vous dire..." par Andrew Weil et Winifred Rosen (un bon livre sur les drogues pour les parents et les enfants) - Les éditions du Lézard, 1994 - ISBN 2-9507264-7-X.

9b. Les enfants vont-ils pouvoir voler les plants de marijuana que les gens cultivent ?
Le chanvre industriel contient très peu de THC
"Hemp Variations as Pulp Source Researched in the Netherlands" par E. P. M. de Meijer dans "Pulp & Paper" pp. 41-42. Juillet, 1993.

10a. Hé, savez-vous que le cannabis fait baisser la quantité de testostérone chez les adolescents, causant divers problèmes de développement mental et physique ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.
"Behavioral, Neurochemical, and Neurohistological Effects of Chronic Marijuana Smoke Exposure in the Nonhuman Primate" par William Slikker Jr. et al. dans "Marijuana Cannabinoids Neurobiology and Neurophysiology". Laura Murphy, Andrzej Bartke éd. CRC Press Boca Raton, FL, 1992.

10b. Le cannabis réduit-il la quantité de spermatozoïdes chez les grands consommateurs ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.
"Marihuana A Signal of Misunderstanding". U.S. Government Printing Office Washington, 1972.

10c. J’ai entendu dire que l’utilisation du cannabis chez les adolescentes affecte la production des hormones, le cycle menstruel, et la fertilité. Est-ce vrai ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.
"Marihuana A Signal of Misunderstanding". U.S. Government Printing Office Washington, 1972.

11. Est-ce que fumer du cannabis est pire que fumer une cigarette ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.
"Pulmonary Hazards of Smoking Marijuana as Compared with Tobacco" par Tzu Chin Wu, Donald P. Tashkin, Behnam Djahed , Jed E. Rose in "New England Journal of Medicine" Vol. 318 N° 6 pp. 347-351. 1988.

Les cigarettes légères sont aussi cancérigènes
"The Association of Lung Cancer with Tar Content of Cigarettes" par Franz P. Reichsman, 1980. (Thèse)

Les lésions des poumons provoquées par la fumée
"Marijuana Exposure and Pulmonary Alterations in Primates" par Suzanne E. G. Fligiel, Ted F. Beals, Donald P. Tashkin, Merle G. Paule, Andrew C. Scallet, Syed F. Ali, John R. Bailey, William Slikker Jr. dans "Pharmacology, Biochemistry & Behavior" Vol. 40 N° 3 pp. 637-642. éd. 1991.
"Chronic Marijuana Smoke Alters Alveolar Macrophage Morphology and Protein Expression" par Guy A. Cabral, Amy L. Stinnet, John Bailey, Syed F. Ali, Merle G. Paul, Andrew C. Scallet, William Slikker Jr., dans "Physiology, Biochemistry and Behavior" Vol. 40 pp. 643-649. éd. 1991.

Lead 210 et N-Nitrosamine dans le tabac
Joseph DiFranza dans NEJM Vol. 306 N° 6. Février, 1982. Réponses dans Vol. 307 N° 5. Juillet, 1982.12.

12. Les enfants nés de mère consommatrice de cannabis souffrent-ils du "Syndrome Foetal du Cannabis" ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.
"La dangerosité des drogues - Rapport au secrétariat d’état à la santé", par Bernard Roques. Editions Odile Jacob, La Documentation Française, 1999 - ISBN 2-7381-0657-9.
"Le cannabis", par Denis Richard et Jean-Louis Senon. Que sais-je ? n° 3084. Presse universitaire de France, 1997 - ISBN 2 13 047545 0.
"Effects of Prenatal Exposure to Cannabinoids" par Ernest L. Abel dans "Current Reasearch on the Consequences of Maternal Drug Abuse" Theodore M. Pinkert éd. NIDA Research monograph #59.
"The Effects of Early Marijuana Exposure" par Ernest L. Abel, Gary A.Rockwood, Edward P. Riley dans "Handbook of teratology" pp. 267-288.

Étude Jamaïcaine
"Prenatal Marijuana Exposure and Neonatal Outcomes dans Jamaica An Ethnographic Study" par Melanie C. Dreher, Kevin Nugent, Rebekah Hudgins dans "Pediatrics" Vol. 93 N° 2 pp. 254-260. Février,1994.

Exposition du foetus au THC
"Placental Transfer and Fetal Disposition of Delta-9-Tetrahydrocannabinol (THC) During Late Pregnancy in the Rhesus Monkey" par William Slikker Jr, H. C. Cunny, J. R. Bailey, M. G. Paule pp. 97-102.
"The Influence of Anesthesia, Pregnancy, and Sex on the Plasma Disposition of Delta-9-Tetrahydrocannabinol and 11-nor-9-carboxy-delta-9-Tetrahydrocannabinol in the Rhesus Monkey" par Merle G. Paule, John R. Bailey, William Slikker Jr. pp. 315-320. ed. pub.

13. Le cannabis cause-t-il beaucoup d’accidents de la route ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.

NHTSA étude statistique, pub. 1992
NHTSA étude Amsterdam, pub. 1994
Etude statistique australienne, pub. 1993

14. N’avez-vous pas peur que tout le monde devienne dépendant ?
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.
"La dangerosité des drogues - Rapport au secrétariat d’état à la santé", par Bernard Roques. Editions Odile Jacob, La Documentation Française, 1999 - ISBN 2-7381-0657-9.
"Le cannabis", par Denis Richard et Jean-Louis Senon. Que sais-je ? n° 3084. Presse universitaire de France, 1997 - ISBN 2 13 047545 0.
"Behavioral, Neurochemical, and Neurohistological Effects of Chronic Marijuana Smoke Exposure in the Nonhuman Primate" par William Slikker Jr. et al. dans "Marijuana Cannabinoids Neurobiology and Neurophysiology" Laura Murphy, Andrzej Bartke ed. pub. CRC Press Boca Raton, FL, 1992.
"Marihuana A Signal of Misunderstanding" pub. U.S. Government Office Washington, 1972.
"The Marijuana Problem in the City of New York" (Commision Laguardia sur la Marijuana. Le texte de la décision existe en trois volumes, intitulés "The Marijuana Papers").
"Marihuana reconsidered" par Lester Grinspoon M.D. 1928- . Harvard University Press Cambridge, MA, 1977.

15a. Est-ce une bonne idée de contrôler la présence de marijuana dans l’urine en entreprise...
"Applicant Testing For Drug Use A Policy and Legal Inquiry" par Jonathan V. Holtzman dans "William and Mary Law Review" Vol. 33 pp. 47-93. 1991.

15b. Est-ce que toute cette histoire en vaut vraiment la peine, en tout cas, pour réduire ...
"Social Behavior, Public Policy, and Non-harmful Drug Use" par Charles Winick dans "The Milbank Quarterly" Vol. 69 Iss. 3 pp. 437-459. publié pour le Milbank Memorial Fund Cambridge University Press New York, NY, 1991.

16. Ne vaut-il mieux pas emprisonner tous les consommateurs ?
"Drugs, Crime and the Justice System" pub. United States Government Printing Office Washington, DC December, 1992. "The State of Criminal Justice, an annual report" par l’American Bar Association, 1993 pub. U.S. Government.
"Social Behavior, Public Policy, and Non-harmful Drug Use" par Charles Winick dans "The Milbank Quarterly" Vol. 69 Iss. 3 pp. 437-459. publié pour le Milbank Memorial Fund Cambridge University Press New York, NY, 1991.

17. J’ai entendu dire qu’il y a plus de 400 produits chimiques dans le cannabis...
"La dangerosité des drogues - Rapport au secrétariat d’état à la santé", par Bernard Roques. Editions Odile Jacob, La Documentation Française, 1999 - ISBN 2-7381-0657-9.
"Le cannabis", par Denis Richard et Jean-Louis Senon. Que sais-je ? n° 3084. Presse universitaire de France, 1997 - ISBN 2 13 047545 0.

800 produits chimiques dans le café
"Too Many Rodent Carcinogens Mitogenesis Increases Mutagenesis" par B. N. Ames, L. S. Gold dans "Science" Vol. 149 pp. 971. ed. pub., 1990.

Autres cannabinoïdes
"Cannabis, la Médecine Interdite" par Lester Grinspoon M.D. et James B. Bakalar. 2000 - ASIN : 2910718255.
"Marijuana Chemistry Genetics, Processing, and Potency" par Michael Starks pub. Ronin Inc., 1990.

18. Est-ce que cette drogue affaiblit mon système immunitaire...
"Marijuana, mythes et réalités - Une revue des données scientifiques", par Lynn Zimmer et John P. Morgan. Editions Georg, 2000 - ISBN 2-8257-0690-6.

Macrophages du foi
"Delta-9-tetrahydrocannabinol A Novel Treatment for Experimental Autoimmune Encephalitis" par W. D. Lyman, J. R. Sonett, C. F. Brosnan, R. Elkin, M. B. Bornstein dans "Journal of Neuroimmunology" Vol. 23 pp. 73-81. 1989.

Macrophages des poumons et autres cellules
"Chronic Marijuana Smoke Alters Alveolar Macrophage Morphology and Protein Expression" par Guy A. Cabral, Amy L. Stinnet, John Bailey, Syed F. Ali, Merle G. Paul, Andrew C. Scallet, William Slikker Jr, 1991.

Vue d’ensemble
"Marijuana and Immunity" par Leo E. Hollister M.D. dans "Journal of Psychoactive Drugs" Vol. 24 Iss. 2 pp. 159-164. pub. Haight-Ashbury Publications en association avec Haight-Ashbury Free Medical Clinic San Francisco, Calif. April,June, 1992.

Carlton Turner
"Official Corruption Carton Turner" par Jack Herer dans "L’empereur est nu : Une Histoire du Cannabis et de sa Prohibition". Les éditions du Lézard 1993 -ISBN 2950726410.

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Article modifié le mardi 4 avril 2006 02:41, Date de parution jeudi 29 juillet 2004 15:47

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